Sols pollués

ANC. LAGUNES DOLLFUS MIEG -FILTERIE (DMC)

Ce terrain de Mulhouse est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00042810101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneMulhouse (68200)
DépartementHaut-Rhin
Adresse13 RUE DE PFASTATT
Mise à jour par l'administration03/05/2022
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiantNon renseignés

Le contexte

La société DOLLFUS MIEG & Cie a été autorisée, par les arrêtés préfectoraux des 23 décembre 1976 et du 20 octobre 1995, à exploiter un atelier de teinture de fils et des installations de combustion. Elle a exploité jusqu'en 1992 deux lagunes de transit d'effluents industriels. Depuis 1992, les rejets s'effectuent directement dans le réseau. Le 18 février 2009, sa liquidation judiciaire a été prononcée par le tribunal de commerce de Paris. Observations: Les anciennes lagunes servaient de bassins de décantation, creusés à même le sol. Elles servaient à décanter les effluents liquides produits par le site. L'objectif du transit était d'abaisser la température des effluents et de réguler leur rejet au réseau d'assainissement communal. Ils étaient reliés à un réseau de canaux à ciel ouvert qui amenaient les effluents jusqu'aux bassins et permettaient de rejeter ceux-ci après décantation dans un égout puis dans le canal de décharge de l'Ill. Entre 1910 et 1928, deux installations de filtration, construites immédiatement au nord de ces derniers, ont été associées aux bassins de décantation. Ces installations, construites en surface, servaient à filtrer les effluents après décantation sur des lits de sable et de charbon avant rejet. Leur utilisation a été abandonnée avant 1929 et ces installations ont été démantelées et évacuées à l'occasion des travaux de construction d'un bâtiment. L'utilisation des deux bassins de décantation a toutefois continué jusqu'en 1992. Entre 1992 et 1995, les effluents du site sont rejetés directement dans le réseau d'assainissement de la Ville de Mulhouse. Les deux bassins de décantation ont fait l'objet de travaux de réhabilitation en 1995 et en 2001, encadrés par les arrêtés du 19 décembre 1995 et du 31 mai 2001 : -les travaux menés en 1995 ont inclus le curage des bassins jusqu'au terrain naturel et l'excavation des boues qui s'y étaient accumulées au fil du temps ; au total 296 tonnes de matériaux ont été excavées -les travaux menés en 2001 ont consisté à combler la zone des anciens bassins avec des granulats propres provenant de gravières de la région et à la recouvrir d'un revêtement en asphalte permettant l'imperméabilisation du secteur. Le réseau de canaux associé a également été comblé avec des granulats propres. Un parking PL et une voie d'accès ont été aménagés au niveau des anciennes lagunes en 2011-2012. Deux merlons de terre sont situés de part et d'autre de la voie d'accès au parking de stationnement, ils sont issus notamment des travaux réalisés par la SERM pour l'aménagement de la voirie et du parking. Le secteur des lagunes fait l'objet de restrictions d'usage. Les études faites par la SERM et finalisées en juin 2014 regroupent les investigations de 1995, 1999 et 2011. Les investigations de 2011 ont démontré la présence d'hydrocarbures entre 216 et 1260 mg/kg et d'antimoine dans les sols. Les calculs effectués dans le cadre de l'étude ont montré que les risques sanitaires liés à la pollution résiduelle laissée en place étaient acceptables au droit du futur parking. Pour les eaux souterraines, la campagne de prélèvement de 2014 issue de cette étude montrent : - des concentrations en sodium (max 472 mg/l) ; - des concentrations en sulfates (max 410 mg/l) ; - des concentrations en nitrites (max 0,82 mg/l) ; - des concentrations en chlorures (max 115 mg/l) ; - des concentrations en arsenic (max 0,286 mg/l) ; - des concentrations en nickel (max 0,026 mg/l) ; - des concentrations en benzo(a)pyrène (max 0,03 mg/l) ;

Ce qui a été fait et constaté

Le procès-verbal de récolement partiel du site DMC qui a été établi le 30/06/2021, suite à la visite d’inspection du 13/04/2021 porte sur la parcelle 96 section LD de la commune de Mulhouse faisant partie du site. La société DMC a exploité, sur le site de la rue de Pfastatt à Mulhouse, des ateliers de teinture de fils et des installations de combustion. Elle y a été autorisée par les arrêtés préfectoraux du 23/12/1976 et du 20/10/1995. La société DMC a notifié la cessation d’activité d’une partie du site le 14/11/2007. Elle a fait l’objet d’un jugement de liquidation judiciaire par le TGI de Mulhouse le 12/02/2009. Maîtres Froehlich et Leloup ont été nommés mandataires judiciaires. Le site a été scindé en 2 parties, l’une vendue à la SERM en 2007 (10 ha sur 17), l’autre au groupe BKC. Il a créé et installé la société DMC SAS sur sa portion, celle-ci bénéficie des arrêtés d’autorisation de l’ancienne société DMC. Le jugement de la liquidation judiciaire de DMC a été prononcé le 18/02/2009. La SERM, dans son courrier du 17/10/2013, a exprimé son souhait d’achever la cessation d’activité et a transmis une nouvelle notification de cessation. En 2015, la partie SERM a été scindée et en partie, rachetée par la ville de Mulhouse. L’autre partie a été conservé par la SERM devenue Citivia. La parcelle 96 section LD de la commune de Mulhouse fait partie du lot Citivia. La ville de Mulhouse indique dans son courrier du 12/03/2020 vouloir prendre en charge la cessation d’activité pour sa partie. Citivia émet le même souhait, pour la mise en sécurité, par le courrier du 20/07/2020. L’inspection du 13/04/2021 a constaté la mise en sécurité du site de la parcelle 96 section LD de la commune de Mulhouse faisant partie du site DMC. L’exploitant, également propriétaire du site, a proposé un usage futur de type résidentiel à Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) dans son courrier du 07/09/2020. Elle y a répondu positivement par le courrier du 29/09/2020. L’usage futur retenu est résidentiel. L’étude BURGEAP « Bâtiment 48 – Quartier DMC, Mulhouse (68) Diagnostic environnemental du milieu souterrain » du 04/08/2020 a conclu à la compatibilité de la parcelle 96 section LD avec l’usage résidentiel. Considérant le présent rapport de récolement partiel et les constats de l’inspection du 13/04/2021 sur la parcelle 96 section LD de la commune de Mulhouse faisant partie du site DMC, cette parcelle est compatible avec un usage résidentiel. Le procès-verbal de récolement partiel a été établi sur la base des éléments connus de l’administration lors de sa rédaction, il ne vaut pas quitus. La responsabilité de l’exploitant demeure entière en cas d’atteinte aux intérêts mentionnés à l’article L.511-1 du code de l’environnement. En particulier, des prescriptions visant à surveiller l’environnement autour du site pourront toujours être engagées à l’encontre de l’exploitant, même après établissement de ce procès-verbal. Selon l’article R. 512-39-4 du code de l'environnement, « À tout moment, même après la remise en état du site, le préfet peut imposer à l'exploitant, par arrêté pris dans les formes prévues à l'article R. 181-45, les prescriptions nécessaires à la protection des intérêts mentionnés à l'article L. 511-1. En cas de modification ultérieure de l'usage du site, l'exploitant ne peut se voir imposer de mesures complémentaires induites par ce nouvel usage sauf s'il est lui-même à l'initiative de ce changement d'usage. ».

Ce qui a été fait et constaté

Les anciennes lagunes servaient de bassins de décantation, creusés à même le sol, servaient à décanter les effluents liquides produits par le site. L'objectif du transit était d'abaisser la température des effluents et de réguler leur rejet au réseau d'assainissement communal. Ils étaient reliés à un réseau de canaux à ciel ouvert qui amenaient les effluents jusqu'aux bassins et permettaient de rejeter ceux-ci après décantation dans un égout puis dans le canal de décharge de l'Ill. Entre 1910 et 1928, deux installations de filtration, construites immédiatement au nord de ces derniers, ont été associées aux bassins de décantation. Ces installations, construites en surface, servaient à filtrer les effluents après décantation sur des lits de sable et de charbon avant rejet. Leur utilisation a été abandonnée avant 1929 et ces installations ont été démantelées et évacuées à l'occasion des travaux de construction d'un bâtiment. L'utilisation des deux bassins de décantation a toutefois continué jusqu'en 1992. Entre 1992 et 1995, les effluents du site sont rejetés directement dans le réseau d'assainissement de la Ville de Mulhouse. Les deux bassins de décantation ont fait l'objet de travaux de réhabilitation en 1995 et en 2001, encadrés par les arrêtés du 19 décembre 1995 et du 31 mai 2001 : -les travaux menés en 1995 ont inclus le curage des bassins jusqu'au terrain naturel et l'excavation des boues qui s'y étaient accumulées au fil du temps ; au total 296 T de matériaux ont été excavées -les travaux menés en 2001 ont consisté à combler la zone des anciens bassins avec des granulats propres provenant de gravières de la région et à la recouvrir d'un revêtement en asphalte permettant l'imperméabilisation du secteur. Le réseau de canaux associé a également été comblé avec des granulats propres. Un parking PL et une voie d'accès ont été aménagés au niveau des anciennes lagunes en 2011-2012. Deux merlons de terre sont situés de part et d'autre de la voie d'accès au parking de stationnement, ils sont issus notamment des travaux réalisés par la SERM pour l'aménagement de la voirie et du parking. Le secteur des lagunes fait l'objet de restrictions d'usage. Les études faites par la SERM et finalisées en juin 2014 regroupent les investigations de 1995, 1999 et 2011. Les investigations de 2011 ont démontré la présence d'hydrocarbures entre 216 et 1260 mg/kg et d'antimoine dans les sols. Les calculs effectués dans le cadre de l'étude ont montré que les risques sanitaires liés à la pollution résiduelle laissée en place étaient acceptables au droit du futur parking. Pour les eaux souterraines, la campagne de prélèvement de 2014 issue de cette étude montrent : - des concentrations en sodium (max 472 mg/l) ; - des concentrations en sulfates (max 410 mg/l) ; - des concentrations en nitrites (max 0,82 mg/l) ; - des concentrations en chlorures (max 115 mg/l) ; - des concentrations en arsenic (max 0,286 mg/l) ; - des concentrations en nickel (max 0,026 mg/l) ; - des concentrations en benzo(a)pyrène (max 0,03 mg/l) ;

Ce qui a été fait et constaté

La société DOLLFUS MIEG & Cie a été autorisée, par les arrêtés préfectoraux des 23 décembre 1976 et du 20 octobre 1995, à exploiter un atelier de teinture de fils et des installations de combustion. Elle a exploité jusqu'en 1992 deux lagunes de transit d'effluents industriels. Depuis 1992, les rejets s'effectuent directement dans le réseau. Le 18 février 2009, sa liquidation judiciaire a été prononcée par le tribunal de commerce de Paris. Le site a fait l'objet de travaux de réhabilitation en 1995 et 2001 laissant une pollution résiduelle sur place.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Mulhouse, l'inventaire recense 482 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 6 secteurs d'information sur les sols et 17 sites en instruction. Voir la page de Mulhouse.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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