Sols pollués

SAFRAN POWER UNITS (ex-MICROTURBO)

La pollution de ce site de Toulouse fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001079501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneToulouse
DépartementHaute-Garonne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

La société MICROTUBO a réalisé en 2006 une évaluation simplifiée des risques qui a conduit à classer le site en "classe 1" (diagnostic approfondi à réaliser) pour les eaux souterraines et en "classe 2" (site à surveiller) pour les sols. Les différentes investigations menées en 2006 ont permis d'identifier un impact en chrome et nickel dans les sols et une pollution par des solvants chlorés dans les eaux souterraines.

Une surveillance des eaux souterraines a alors été initiée en 2006.

Par ailleurs, en 2008, des diagnostics complémentaires ont été réalisés dans les sols ainsi qu'une évaluation quantitative des risques sanitaires à l'extérieur du site.

En 2009, un déversement accidentel de carburant a conduit à une pollution localisée des sols et de la nappe. Un dispositif de pompage et de traitement des eaux souterraines a été mis en place par l'exploitant jusqu'en janvier 2010 et a permis de récupérer environ 70% du carburant déversé.

A la demande de l'inspection des installations classées, un plan de gestion des pollutions pour l'ensemble de l'établissement a été élaboré par la société MICROTURBO et remis en mars 2010.

L'ensemble des études réalisées montrent :

- une zone dite secteur I, située à l'ouest du site, concernée par une pollution des hydrocarbures et des BTEX suite au déversement accidentel de kérosène survenu en mars 2009;

- une zone dite secteur II, située au sud-ouest du site, concernée par une pollution des eaux souterraines (nappe alluviale) par des composés organohalogénés volatils (COHV);

- une zone dite secteur III, située au sud-est, concernée également par une pollution des eaux souterraines (nappe alluviale) par des composés organohalogénés volatils (COHV).

Compte tenu de ces constats, un arrêté préfectoral complémentaire a été signé le 24 septembre 2010, afin d'imposer à l'exploitant la dépollution des terrains.

Ainsi les travaux de dépollution du secteur I ont été réalisés en novembre et décembre 2011. Les travaux de démolition (1 bâtiment, local pompe, piscine, abris béton, dalles béton) ont été suivis par l’excavation de terres. Les terres identifiées comme propres ont été stockées sur site avant leur réutilisation comme matériau de remblai et les terres impactées (930 tonnes) ont été évacuées en biocentre. Le secteur a été comblé et recouvert de graviers.

Conformément à l’arrêté préfectoral, les travaux de purge et de comblement des puits ont été réalisés et achevés en décembre 2011. Le bassin de décantation a été nettoyé, comblé et terrassé en avril 2011.

De plus, des investigations ayant montré des impacts en COHV dans le sud-est du site (secteurs identifiés IV et V), 1500 tonnes de terres impactées ont été excavées en novembre 2010. Ces travaux ont été complétés par la démolition de deux bâtiments et une nouvelle excavation de terres de juin à août 2012, 544 tonnes de terres impactées ont été évacuées en biocentre.

Dans les secteurs II et III, pour les eaux contenant des teneurs en COHV, des dispositifs de traitement ont été installés à compter de février 2012. 62 ouvrages d’injection ont été forés et équipés, le traitement réalisé est un traitement biologique, par injection de substrats carbonés au droit des 2 secteurs. En complément, deux barrières chimiques ont été mises en place en aval des secteurs II et III, elles consistent en l’injection, par des aiguilles (50 ouvrages), de Fer0.

Les campagnes de surveillance des eaux souterraines, réalisées trimestriellement, permettent de mesurer les effets du traitement. Les prélèvements effectués en mai 2015 témoignent de son efficacité :

- au niveau du secteur II, fluctuation des concentrations probablement associée à une source sol résiduelle,

- au niveau du secteur III, maintien d'un très bon niveau d'abattement des concentrations,

- sur l’ensemble des zones traitées, la biodégradation est mise en évidence avec la production de composés de biodégradation,

- en aval hydraulique du site, des teneurs non significatives en COHV sont observées.

Ce traitement par injection de produits carbonés a été arrêté en 2015.

D’autre part, des forages ont été réalisés afin de rechercher dans la molasse, la présence de lentilles sableuses susceptibles d’être contaminées par les COHV présents dans la nappe alluviale. Ces forages ont été équipés de piézomètres télescopés en présence de lentille sableuse. Les résultats des analyses traduisent le transfert des COHV de la nappe alluviale vers les lentilles sableuses. Les analyses de 2015 montrent que le traitement de la nappe alluviale fait également diminuer les concentrations de polluants dans les lentilles sableuses plus profondes.

En novembre 2015, la société SAFRAN POWER UNITS a transmis à l'inspection des installations classées un mémoire de réhabilitation du secteur III dans lequel elle propose un suivi quadriennal post réhabilitation afin d'évaluer l'évolution des concentrations résiduelles dans les eaux souterraines.

Enfin, à titre de précaution, un arrêté municipal du 22 mars 2012 interdit l'utilisation de la nappe souterraine pour un usage sanitaire (consommation, arrosage de potagers, baignade) sur un périmètre situé en aval de l'établissement.

Par arrêté préfectoral du 10 août 2016, SAFRAN POWER UNITS (ex MICROTURBO) doit poursuivre la surveillance semestrielle des eaux souterraines (nappe alluviale et nappe molassique) sur une période quadriennale.

En parallèle, des investigations complémentaires ont été engagées fin décembre 2016 au niveau du secteur II. Elles ont permis de déceler la présence résiduelle de COHV sur la zone mais les teneurs ne reflètent pas la présence d'une zone source concentrée. L'exploitant a proposé la poursuite du traitement par injection en adaptant le contour de la zone à traiter.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Toulouse, l'inventaire recense 3 098 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 19 secteurs d'information sur les sols et 17 sites en instruction. Voir la page de Toulouse.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.