Sols pollués

Givaudan Roure

La pollution de ce site de Argenteuil fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000970501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneArgenteuil
DépartementVal-d'Oise
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Les différentes analyses d’eau et de sols effectuées sur le site ont mis en évidence les points suivants :

- la nappe d’accompagnement de la Seine sous-jacente au site est polluée par les B.T.E.X. en aval hydraulique du site et par le Tétrachloroéthylène en amont hydraulique du site.

- la pollution de la nappe par les B.T.E.X. semble directement le résultat de l’activité passée du site, ce qui ne semble pas être le cas pour le Tétrachloroéthylène.

- des travaux de dépollution ont été réalisés en juillet et décembre 1998. Ils ont consisté en l'excavation des terres souillées par les BTEX autour des anciennes cuves : environ 575 tonnes des terres ont été évacuées en Centre d'Enfouissement Technique de Classe I.

Les études et travaux engagées de 1995 a 1998 ont été estimé par GIVAUDAN a environ 600 000 Euros. Par ailleurs, depuis 1998, il poursuit, à un rythme semestriel, la surveillance des eaux de son site grace à un réseau de 8 piézomètres.

Les résultats de la campagne de surveillance d'octobre 2007 ayant mis en évidence des teneurs plus importantes par rapport à celles observées en 2006 en aval du site pour ce qui concerne le toluène et le xylène et les teneurs mesurées en 2008 ayant également montré une augmentation importante des concentrations de xylène en aval du site, l'inspection des installations classées a proposé à Monsieur le Préfet d'imposer par arrêté préfectoral du 4 février 2009 à l'exploitant la réalisation d'une étude permettant d'évaluer les risques sanitaires éventuellement engendrés par cette augmentation des concentrations et de rechercher son origine.

L'étude a été remise par GIVAUDAN le 2 septembre 2009. Elle a notamment consisté en la réalisation de prélèvements et d'analyse d'air dans les bâtiments et en un calcul des risques sanitaires. Cette démarche permet de conclure à l'absence de risque sanitaire lié à la pollution de la nappe telle que mesurée en 2008. L'exploitant n'a cependant pas pu fournir d'explication quant à l'origine de l'augmentation des concentrations en xylène dans la nappe, ce produit n'étant plus utilisé sur le site depuis de nombreuses années (bien avant 1995). Il poursuit la surveillance de la nappe et s'est engagé à réaliser des mesures de la qualité de l'air en cas de dépassement d'un seuil d'alerte.

Les résultats des campagnes de suivi de la qualité des eaux souterraines de 2012 (mai et novembre) confirment l’état dégradé de la nappe d’eau souterraine, sans qu’une évolution défavorable ne soit véritablement relevée : les teneurs en composés organiques volatiles restant du même ordre de grandeur d’une campagne à l’autre.

La présence de composés aromatiques volatiles (benzène) au droit du Po8, apparue pour la première fois en avril 2011 et confirmée en mai 2012, n'est pas renouvelée en novembre 2012. Cette situation accrédite la thèse d’une migration limitée dans le temps de ce composé de Pz3, localisé à l’amont immédiat de Po8, sur lequel de tels composés ont été relevé dans les mêmes proportions de mars 2007 à juin 2009. Ce paramètre, qui a également été relevé au droit du Pz2 lors de la campagne de mai 2012, alors que cela n’était plus le cas depuis septembre 2008, n'a pas été retrouvé en novembre 2012. Pour Pz2, cette singularité de la campagne de mai 2012, non confirmée lors de la campagne de novembre 2012, semble le fait d'une anomalie ponctuelle qui peut aussi être dû à une erreur d'analyse. Ce point fera l'objet d'une attention particulière lors des prochaines campagnes de surveillance des eaux souterraines.

Les résultats des campagnes de surveillance depuis 2013 n'ont pas été transmis à l'inspection des installations classées : une relance a donc été effectué en juillet 2016 pour la transmission de ses résultats et afin de poursuivre le suivi.

Le dernier rapport en date d’avril 2016 indiquait :

- En partie est du secteur usine, en avril 2016, les teneurs en BTEX totaux sont inférieures à 1 μg/l excepté

au droit de PO5 (12 μg/l). Au droit de PO5, la concentration en benzène mesurée dépasse la

valeur de référence propre à ce piézomètre. Aussi, au droit de PO5, il s'agit de la 7ème campagne consécutive pour laquelle un dépassement des valeurs de référence du benzène est mesurée. Depuis avril

2015, la concentration en benzène diminue passant de 30 μg/l à moins de 6 μg/l.

Conformément aux préconisations de l'IEM de 2009, à la suite de 2 dépassements consécutifs en benzène

au droit de PO5, des campagnes de mesures d'air ambiant ont été réalisées en avril 2014 et en

avril 2015. Les concentrations mesurées dans l'air ambiant étaient conformes aux valeurs de référence

fixées pour ce milieu.

Les teneurs d'avril 2016 en BTEX et plus particulièrement en benzène révèlent un dépassement des

valeurs de référence pour la 7ème fois consécutive.

- En partie est, les HCT, la DCO et l'indice phénol également analysés ne révèlent pas de concentrations

significatives, ni de dépassement des valeurs de référence.

- En partie ouest du secteur usine, en avril 2016, un impact par les solvants chlorés est observé avec les

concentrations les plus fortes mesurées sur les piézomètres situés de part et d'autre de la rue Devisme

(PzA, PzB, PzC, Pz10 et Pz12). Lors des précédentes campagnes, les concentrations les plus fortes ont également été mesurées sur ces ouvrages. Au droit de ces piézomètres, depuis 2012, les concentrations

en COHV fluctuent notamment au droit de PzB, Pz10 et Pz12. La concentration la plus élevée

en COHV totaux a été mesurée à près de 1,5 mg/l au droit de Pz10 en novembre 2014. Le piézomètre

PZ10 présente systématiquement les concentrations les plus élevées. La présente campagne révèle

une concentration en COHV sur ce point de 0,7 mg/l, soit 2 fois plus faible et du même ordre de grandeur

que celle mesurée au début de la surveillance en 2012.

Considérant la direction des écoulements, les teneurs en COHV totaux et la répartition des COHV dans

les piézomètres, plusieurs sources de pollution, provenant de l'amont et donc externes au site de GF,

seraient à l'origine de ces concentrations :

- une pollution par le PCE où une biodégradation du PCE en TCE puis en cis-1,2-DCE est initiée avec

la présence également de 1,1,1-TCA dont le panache est observé au droit de PzC puis de PzA et

enfin de PzB,

- une autre source de pollution par le PCE influençant significativement Pz12 et Pz10 et modérément

à significativement PzB selon les campagnes de surveillance. La source de pollution serait probablement

située en amont de Pz12 et en latéral hydraulique et amont de PzB,

- enfin, une pollution par le PCE où une biodégradation du PCE en TCE puis en cis-1,2-DCE est

légèrement initiée, observée au droit de Pz1 et dont les niveaux de concentrations diminuent par

dilution et/ou dégradation en aval au droit de Pz11 puis Pz9, confirmant l'absence d'impact sur les

eaux souterraines par les COHV des activités de la salle des mélanges.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Argenteuil, l'inventaire recense 535 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 28 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Argenteuil.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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