Sols pollués

Ancienne station service du Centre Commercial de Corgnac (COOP ATLANTIQUE)

La pollution de ce site de Limoges fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000965501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLimoges
DépartementHaute-Vienne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1. Genèse de l’affaire, mesures de mise en sécurité immédiates :

Les odeurs d'essence dans l'immeuble d'habitation collective ont permis au gardien de ce dernier de donner l'alerte.

Une ventilation des sous-sols ainsi que de certaines parties de l'immeuble a été immédiatement mise en place à l'aide de matériel antidéflagrant. Parallèlement, des mesures fréquentes d'explosimètrie, réalisées par les sapeurs pompiers, ont exclu tout risque de cette nature.

L'analyse des eaux souterraines a révélé un profil chromatographique typique d'hydrocarbures de type essence. Dès connaissance de cette information (le 12/04) la cuve "super et sans plomb 95" a été vidée puis a subi un test d'étanchéité qui a conclu à l'absence de fuite.

2. Suppression de la source primaire de pollution et mise en place d’un traitement des eaux souterraines :

Une étude de sols réalisée par le bureau d'étude AMDE, a révélé une pollution des terres au niveau de la station-service. Les cuves ont donc été extraites et éliminées. Les terres polluées ont été excavées et envoyées en centre de traitement dûment autorisé.

Les eaux souterraines accumulées au pied de l'immeuble sont pompées et traitées via un dispositif séparateur d'hydrocarbures.

Un piézomètre de contrôle, installé entre les 2 puits de pompage, permet de suivre l'évolution de la pollution.

Le rabattement de la nappe empêche l'infiltration d'eaux dans les sous-sols de l'immeuble.

Depuis le déclenchement de l'affaire, la préfecture a organisé de nombreuses réunions auxquelles assistent des représentants de l'ensemble des parties prenantes (syndic. des copropriétaires, habitants de l'immeuble, exploitant, Ville de Limoges, services de l'Etat).

La dernière réunion s'est tenue le 17 septembre 2002. Considérant l'évolution favorable de la situation, aucune nouvelle réunion n'a été programmée par la suite.

En octobre 2002, suite au dépôt d'un dossier de cessation d'activité par l'exploitant, la DRIRE a demandé à ce dernier de compléter son dossier par :

- la proposition de seuils de dépollution des eaux ;

- les modalités du programme de surveillance des eaux souterraines.

Un nouveau bilan a été réalisé en août 2003. Ce bilan révèle que les concentrations en hydrocarbures mesurées dans les ouvrages de surveillance des eaux souterraines diminuent régulièrement. Depuis le début de l'opération de pompage, environ 450 litres d'hydrocarbures libres ont été extraits de la nappe.

3. Surveillance des eaux souterraines :

Sur proposition de l’Inspection des Installations Classées et après avis favorable du Conseil Départemental d’Hygiène dans sa séance du 17 février 2004, un arrêté préfectoral (DRCLE 1-N° 2004-447 du 12 mars 2014) a imposé une surveillance sur 2 puits et 1 piézomètre semestriellement pour les années 2004 et 2005 sur les hydrocarbures totaux et les BTEX.

4 campagnes de surveillance ont eu lieu en avril 2004, mars et septembre 2005 et février 2006.

La dernière campagne a permis de constater la disparition du film d’hydrocarbures.

Cependant le rapport de contrôle, s’il concluait que la poursuite du suivi n’apparaissait plus nécessaire suite au déplacement et à la reconstruction de la station service à l’origine de la pollution conformément à la réglementation en vigueur, mentionnait cependant la présence d’un impact résiduel sur le piézomètre, même si les résultats pouvaient être discutés en raison d’une mauvaise réalimentation en eau ne permettant pas de purger correctement le piézomètre.

Suite à une visite sur site le 14 avril 2010, il a été demandé à la société COOP ATLANTIQUE de reprendre la surveillance et au vu de ses résultats, soit de la continuer avec des ouvrages adaptés au contexte hydrogéologique local et correctement protégés, soit de procéder à la neutralisation des ouvrages dans les règles de l’art afin d’éviter tout risque de pollution accidentelle par la voirie.

Les campagnes de surveillance qui ont suivi, si elles ne montrent pas de dégradation de la situation globale, font cependant état de la persistance d’un impact résiduel.

4. Adaptation de la surveillance des eaux souterraines – Bilan quadriennal :

Suite à la dernière visite en date (13 octobre 2014), l’Inspection des Installations Classées a demandé la poursuite de la surveillance. Par courrier du 10 novembre 2014, COOP ATLANTIQUE confirme mettre en place un plan d’action pour réaliser cette surveillance.

En fonction des résultats, il est envisagé d’encadrer la poursuite de cette surveillance par arrêté préfectoral avec prescription d’un bilan quadriennal. Le cas échéant, une analyse des risques résiduels suivant les méthodologies nationales mises en place en février 2007 pourra aussi être prescrite.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Limoges, l'inventaire recense 1 255 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 6 secteurs d'information sur les sols et 13 sites en instruction. Voir la page de Limoges.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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