Sols pollués

Ecole maternelle Léon Berland - n° 0870262M

Ce terrain de Limoges est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00040520102
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLimoges (87000)
DépartementHaute-Vienne
Adresse5 PLACE DU 63ÈME RÉGIMENT D’INFANTERIE
Mise à jour par l'administration16/01/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant87.0035 (BASOL)

Le contexte

1. Description de l'établissement scolaire, résultats de la visite de l'établissement : L’école maternelle Léon Berland (n°0870262M) est adressée au n°5, Place du 63ème Régiment d’Infanterie, dans un quartier à dominante résidentielle en partie nord de la ville de Limoges (Secteur de Carnot-Marceau). Cette école fait partie du groupe scolaire Léon Berland comprenant également une école élémentaire du même nom (n°0875003R) qui a fait l’objet d’un diagnostic spécifique. À la date de la visite de phase 1 (7 janvier 2011) l’école maternelle accueillait environ 200 élèves âgés de 3 à 6 ans et 16 personnes encadrantes (enseignants, auxiliaires). Cet établissement, propriété de la Ville de Limoges, s’étend sur une surface d’environ 3 450 m² et est composé : - d'un bâtiment avec un étage, comprenant notamment des salles de classes et un dortoir, - d'un second bâtiment sans étage comprenant des salles de classe, - d'un troisième bâtiment sans étage en préfabriqué accueillant les locaux du personnel, - d'un quatrième bâtiment composé d’un rez-de-chaussée et d’un rez-de-jardin accueillant la cantine commune à l’école maternelle et élémentaire. Des aménagements extérieurs sont constitués : - d’une cour de récréation avec une couverture en enrobé, pelouse synthétique et revêtements amortisseurs comprenant également des zones de sols à nu, - d’une zone enherbée non fréquentée par les élèves côté nord de l’école, derrière le premier bâtiment, - d’un passage entre l’école maternelle et l’école élémentaire voisine composé d’enrobés et d’espaces verts. Au cours de la visite de phase 1, il a été constaté l’absence de jardin pédagogique et de logement de fonction. Les sols du bâtiment et de la cour de récréation étaient en bon état. Aucun indice visuel ou olfactif de pollution n’a alors été relevé sur site. 2. Résultats des études historiques et documentaires : L’école maternelle a été construite en contigüité supposée d’un ancien atelier de chaudronnerie et de carrosserie répertorié dans la base de données BASIAS (LIM8706106), ce qui a motivé son intégration à la liste des établissements concernés par la démarche de diagnostic. L’étude historique montre que l’école a ouvert ses portes en 1960 sur une emprise plus restreinte que l’emprise actuelle. Le site était initialement occupé par des bâtiments à usage d’habitation et des terrains nus. Les deux premiers bâtiments étaient construits à l’ouverture de l’école, les deux autres bâtiments ont été construits entre 1965 et 1995. L’étude historique et documentaire a montré que l’ancien atelier de chaudronnerie et carrosserie était en fait situé à 260 m à l’est de l’école. Le site, toujours en activité, aurait ouvert en 1969. Néanmoins un autre site industriel a été recensé en contiguïté de l’école. Il s’agit du site référencé LIM8701025, ayant accueilli de multiples activités (atelier de chaudronnerie, tonnellerie, fabrication et décoration de porcelaine et réparation de matériel électrique, stockage de blés) de 1875 à 1958. Le site BASIAS LIM8700611 (garage automobile et station-service) en activité de 1965 à une date inconnue a également été recensé dans le proche environnement de l’école. 3. Résultats des études géologiques et hydrogéologiques : L’étude du contexte géologique et hydrogéologique indique que la nappe d’eau souterraine se trouve à une profondeur de 10 m au droit de l’école. L’écoulement de cette nappe s’effectue selon la topographie, soit en direction du sud-est et n’est pas suspecté d’être perturbé au voisinage de l’école maternelle (pas de pompage recensé à proximité du groupe scolaire). L’école maternelle est donc positionnée en latéral hydraulique du site BASIAS LIM8706106 (atelier de chaudronnerie et de carrosserie) et en aval hydraulique des sites BASIAS LIM8701025 (atelier de chaudronnerie, tonnellerie, fabrication et décoration de porcelaine et réparation de matériel électrique, stockage de blés) et LIM8700611 (garage automobile et station-service). 4. Contexte du diagnostic de l’établissement : Par circulaire du 4 mai 2010, le ministère en charge du développement durable a fixé les modalités de diagnostic des sols dans les lieux accueillant les enfants et les adolescents construits sur d'anciens sites d'activité industrielle ou de services ou à proximité. Cette démarche s'est inscrite dans le cadre de l'action 19 du 2e plan national santé environnement 2009-2013 et de l'article 43 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. Observations: 1. Études des influences potentielles des anciens sites industriels sur l’établissement scolaire : S’agissant d’une école maternelle, sans logement de fonction et sans jardin pédagogique, trois scénarios d'exposition sont à considérer. Deux scénarios d’exposition potentiels ont été retenus : - l'inhalation de l'air dans le bâtiment, air qui serait susceptible d'être dégradé par des pollutions éventuelles provenant des sites BASIAS : La proximité et la position hydraulique des sites BASIAS par rapport à l’école maternelle ne permettent pas de conclure à l’absence d’influence de ces activités sur la qualité de l'air à l'intérieur des bâtiments de l’école via un transfert de composés volatils dans les sols. - l'ingestion de sols par les enfants : Le scénario d’exposition par ingestion de sols superficiels a été retenu en raison de l’âge des enfants (inférieur à 6 ans) fréquentant l’établissement, pour lequel le porté main bouche est pertinent et en raison de la présence d’une ancienne activité potentiellement émettrice de poussières dans l’environnement de l’école (fabrication et décoration de porcelaine contiguë à l’école). Le scénario d’exposition potentiel suivant n’a pas été retenu, l'ingestion d’eau du robinet par les enfants : Les réseaux d’eau potable ne traversent pas l’emprise des sites BASIAS, la possibilité d’une dégradation de la qualité de l’eau du robinet par transfert de polluants au travers des canalisations n’est donc pas retenue. Ainsi, l’étude historique et documentaire n’ayant pas permis de conclure à l’absence d’influence des sites BASIAS voisins sur la qualité des milieux, l’école maternelle Léon Berland (n°0870262M) devait faire l’objet d’une campagne de diagnostic sur les milieux pertinents (phase 2) à l’issue de la phase 1. Les investigations de phase 2 ont concerné l’air du sol, l’air des vides sanitaires et sous-sol et les sols superficiels. Les informations disponibles au stade de la phase 1 n'ont pas mis en évidence la nécessité de mettre en place des dispositions de gestion provisoires dans l’attente des résultats des investigations de phase 2. 2. Résultats des investigations : Les investigations ont montré les éléments suivants : Pour l’air du sol : - Seul un composé volatil a été quantifié en deux points de prélèvement. Les niveaux de concentrations mesurées sont néanmoins inférieurs à la borne basse de l’intervalle de gestion définis dans le guide de gestion des résultats des diagnostics. Sa présence ne pose pas de problème. Pour les sols superficiels : - des composés, dont le plomb, ont été quantifiés localement dans les sols superficiels à des teneurs supérieures à celles de l'environnement local, mais cependant inférieures à la valeur de gestion dans le sol de 400 mg/kg définie pour les usages résidentiels par l'US EPA, agence fédérale de protection de l’environnement américaine. Les informations disponibles à ce stade du diagnostic n'ont pas mis en évidence la nécessité de mettre en place d'emblée des dispositions de gestion. 3. Classement de l'établissement et mesures de gestion prises : En vue de réduire l’exposition au plomb de la population française, les autorités sanitaires au niveau national, notamment le Haut Conseil de la Santé Publique, ont mené des travaux pour réévaluer l’ensemble des valeurs de gestion en vigueur sur le plomb au moment de la réalisation du diagnostic (valeur américaine de 400 mg/kg de sol sec établie par l'US EPA, agence fédérale de protection de l’environnement). A l’issue de ces travaux, a été définie une valeur française de gestion dans les sols de 100 mg/kg de sol sec, inférieure à la teneur maximale de 160,5 mg/kg qui a été mesurée dans l’établissement (terre végétale sur un des deux sondages au droit de l’espace vert de l’école maternelle). Les responsables (chef d’établissement, services techniques compétents de la Ville de Limoges) en ont été informés le 3 mai 2016 lors d’une réunion au service « prévention des risques » de la DREAL. Pour les autres composés, la gestion des résultats, en considérant un scénario par ingestion de sols, indique que la qualité des sols est compatible avec l’usage actuel. Sur la base de l’ensemble de ces éléments, l’école maternelle Léon Berland (0870262M) à Limoges (87) a été classée en catégorie B pour conserver la mémoire des résultats de ce diagnostic. Le classement en B signifie que les aménagements et les usages actuels permettent de protéger les personnes des expositions aux pollutions, que les pollutions soient potentielles ou avérées. Des modalités de gestion de l'information doivent cependant être mises en place pour expliquer ce qui doit être fait si les aménagements ou les usages des lieux venaient à être modifiés. La Ville de Limoges a engagé l'action nécessaire en faisant refaire l'enrobé de la zone polluée de la maternelle Berland et en a informé la DREAL par courrier du 9 septembre 2016.

Ce qui a été fait et constaté

1. Contexte du diagnostic de l’établissement : Par circulaire du 4 mai 2010, le ministère en charge du développement durable a fixé les modalités de diagnostic des sols dans les lieux accueillant les enfants et les adolescents construits sur d'anciens sites d'activité industrielle ou de services ou à proximité. Cette démarche s'est inscrite dans le cadre de l'action 19 du 2e plan national santé environnement 2009-2013 et de l'article 43 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. 2. Études des influences potentielles des anciens sites industriels sur l’établissement scolaire : S’agissant d’une école maternelle, sans logement de fonction et sans jardin pédagogique, trois scénarios d'exposition sont à considérer. Deux scénarios d’exposition potentiels ont été retenus : - l'inhalation de l'air dans le bâtiment, air qui serait susceptible d'être dégradé par des pollutions éventuelles provenant des sites BASIAS : La proximité et la position hydraulique des sites BASIAS par rapport à l’école maternelle ne permettent pas de conclure à l’absence d’influence de ces activités sur la qualité de l'air à l'intérieur des bâtiments de l’école via un transfert de composés volatils dans les sols. - l'ingestion de sols par les enfants : Le scénario d’exposition par ingestion de sols superficiels a été retenu en raison de l’âge des enfants (inférieur à 6 ans) fréquentant l’établissement, pour lequel le porté main bouche est pertinent et en raison de la présence d’une ancienne activité potentiellement émettrice de poussières dans l’environnement de l’école (fabrication et décoration de porcelaine contiguë à l’école). Le scénario d’exposition potentiel suivant n’a pas été retenu, l'ingestion d’eau du robinet par les enfants : Les réseaux d’eau potable ne traversent pas l’emprise des sites BASIAS, la possibilité d’une dégradation de la qualité de l’eau du robinet par transfert de polluants au travers des canalisations n’est donc pas retenue. Ainsi, l’étude historique et documentaire n’ayant pas permis de conclure à l’absence d’influence des sites BASIAS voisins sur la qualité des milieux, l’école maternelle Léon Berland (n°0870262M) devait faire l’objet d’une campagne de diagnostic sur les milieux pertinents (phase 2) à l’issue de la phase 1. Les investigations de phase 2 ont concerné l’air du sol, l’air des vides sanitaires et sous-sol et les sols superficiels. Les informations disponibles au stade de la phase 1 n'ont pas mis en évidence la nécessité de mettre en place des dispositions de gestion provisoires dans l’attente des résultats des investigations de phase 2. 3. Résultats des investigations : Les investigations ont montré les éléments suivants : Pour l’air du sol : - Seul un composé volatil a été quantifié en deux points de prélèvement. Les niveaux de concentrations mesurées sont néanmoins inférieurs à la borne basse de l’intervalle de gestion définis dans le guide de gestion des résultats des diagnostics. Sa présence ne pose pas de problème. Pour les sols superficiels : - des composés, dont le plomb, ont été quantifiés localement dans les sols superficiels à des teneurs supérieures à celles de l'environnement local, mais cependant inférieures à la valeur de gestion dans le sol de 400 mg/kg définie pour les usages résidentiels par l'US EPA, agence fédérale de protection de l’environnement américaine. Les informations disponibles à ce stade du diagnostic n'ont pas mis en évidence la nécessité de mettre en place d'emblée des dispositions de gestion. 4. Classement de l'établissement et mesures de gestion prises : En vue de réduire l’exposition au plomb de la population française, les autorités sanitaires au niveau national, notamment le Haut Conseil de la Santé Publique, ont mené des travaux pour réévaluer l’ensemble des valeurs de gestion en vigueur sur le plomb au moment de la réalisation du diagnostic (valeur américaine de 400 mg/kg de sol sec établie par l'US EPA, agence fédérale de protection de l’environnement). A l’issue de ces travaux, a été définie une valeur française de gestion dans les sols de 100 mg/kg de sol sec, inférieure à la teneur maximale de 160,5 mg/kg qui a été mesurée dans l’établissement (terre végétale sur un des deux sondages au droit de l’espace vert de l’école maternelle). Les responsables (chef d’établissement, services techniques compétents de la Ville de Limoges) en ont été informés le 3 mai 2016 lors d’une réunion au service « prévention des risques » de la DREAL. Pour les autres composés, la gestion des résultats, en considérant un scénario par ingestion de sols, indique que la qualité des sols est compatible avec l’usage actuel. Sur la base de l’ensemble de ces éléments, l’école maternelle Léon Berland (0870262M) à Limoges (87) a été classée en catégorie B pour conserver la mémoire des résultats de ce diagnostic. Le classement en B signifie que les aménagements et les usages actuels permettent de protéger les personnes des expositions aux pollutions, que les pollutions soient potentielles ou avérées. Des modalités de gestion de l'information doivent cependant être mises en place pour expliquer ce qui doit être fait si les aménagements ou les usages des lieux venaient à être modifiés. La Ville de Limoges a engagé l'action nécessaire en faisant refaire l'enrobé de la zone polluée de la maternelle Berland et en a informé la DREAL par courrier du 9 septembre 2016.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Limoges, l'inventaire recense 1 255 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 6 secteurs d'information sur les sols et 13 sites en instruction. Voir la page de Limoges.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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