DEL SIGNORE
Ce terrain de Villeurbanne est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00110010101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Villeurbanne (69100) |
| Département | Rhône |
| Adresse | 38, 40 Imp Guillet |
| Mise à jour par l'administration | 29/06/2023 |
| Statut de l'instruction | Clôturée |
| Autre identifiant | 69.0233 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
| Arrêté préfectoral | 20/02/2024 |
Le contexte
La société DEL SIGNORE a exercé de 1990 à 2007 une activité de traitement de surface dans son établissement, 6 impasse Guillet à Villeurbanne. L’activité de traitement de surface était constituée par des bains de préparation (dégraissage et décapage), puis de traitement (zincage) et enfin de finition (passivation chromique blanche et jaune). Entre chaque étape des structures de rinçage des pièces étaient installées. L’activité de l’entreprise Del Signore réalisait en sous-traitance, les opérations de traitement de surface décrites ci-dessus sur des pièces avant leur assemblage et/ou leur utilisation dans les secteurs de l’électroménager, l’automobile et la décoration. Son exploitation a été autorisée par arrêté préfectoral du 27 mars 2001. La superficie de l'emprise du site s'élève à 1180 m². Le site est implanté dans une zone fortement urbanisée, en rive gauche du Rhône, qui s'écoule à 200 m au Nord-Ouest. Le canal de Jonage s'écoule à environ 500 m au Nord-Est en direction du Rhône. La nappe souterraine est présente à environ 6 m de profondeur au droit du site. Aux alentours du site on retrouve des captages AEP, des puits avec une utilisation de l'eau pour un usage industriel et des puits privés. Le site reste toutefois situé hors de tout périmètre de protection des champs de captage. Le terrain a été acquis en 1966, par le père du dernier exploitant (Mr. DEL SIGNORE) et le bâtiment a été construit en 1967 sur des remblais. Jusqu'en 1989, le bâtiment a abrité le matériel lié à une activité de maçonnerie exercée par le propriétaire. En 1990, la société DEL SIGNORE s'est implantée avec les unités de production qui restèrent en activité jusqu'à la cessation en septembre 2007.
Ce qui a été fait et constaté
Un dossier de fin d’activité comprenant une étude de sols de 2005 réalisée par la société RPHEnvironnement a été remis à la préfecture le 18 janvier 2008. L'arrêté préfectoral du 9 juillet 2008 prescrit : - la réalisation de l'étude de sols; - une surveillance des eaux souterraines. En application de l'article R.512-39-1 du code de l'environnement, et de l'arrêté du 9 juillet 2008, un dossier de cessation d'activité actualisé, accompagné d'une étude de sols, a été remis au préfet le 29 septembre 2008. L'étude de sols complémentaire a été réalisée le 23 juillet 2008 par la société SOCOTEC, accompagnée de la société RPH Environnement, en complément des premières investigations réalisées en septembre 2005 dans le cadre d'un changement d'usage du site. Lors de la campagne de 2005, 5 sondages (S1 à S5) ont été réalisés jusqu'à une profondeur de 3 m. Les résultats ont mis en évidence : - au droit de S2 : des concentrations supérieures au bruit de fond géochimique en arsenic (34 mg/kg), en cadmium (0,53 mg/kg), en cuivre (120 mg/kg), en mercure (0,84 mg/kg), en plomb (180 mg/kg) et en zinc (200 mg/kg) - au droit de S4: des concentrations supérieures au bruit de fond géochimique en cuivre (51mg/kg), en mercure (0,24 mg/kg), en plomb (54 mg/kg) et en zinc (110 mg/kg) - au droit de S5: des concentrations supérieures au bruit de fond géochimique en mercure (0,14 mg/kg) - au droit de S2, S4 et S5 : des concentrations supérieures au bruit de fond géochimique en TCE (jusqu'à 1,3 mg/kg) Un prélèvement d'eau souterraine a également été effectué dans le puits implanté au droit du site.Il met en évidence la présence de solvants chlorés, de nitrates et de chlorures mais à des concentrations nettement inférieures aux valeurs de référence. La campagne d'investigations de 2008 a quant à elle conduit à la réalisation de 10 sondages (T1 à T10) jusqu'à une profondeur maximale de 3 m, et à des prélèvements d'eaux souterraines sur le puits (P3) implanté sur le site et sur 3 autres puits privatifs situés au voisinage direct du site (P1, P2 et P4). P3 et P2 sont situés en amont hydraulique du site et P1 et P4 en aval. Les résultats de cette campagne mettent en évidence, au niveau des analyses de sol : - des teneurs en cuivre supérieures au bruit de fond géochimique sur tous les sondages - des teneurs en mercure supérieures au bruit de fond géochimique sur tous les sondages - des teneurs en plomb supérieures au bruit de fond géochimique sur les sondages T2,T3, T5, T7, T8 et T10 - des teneurs en zinc supérieures au bruit de fond géochimique sur les sondages T2, T3, T5 et T8 - des teneurs en hydrocarbures totaux supérieures au bruit de fond géochimique sur T1, T3 T4, T5, T7 et T8 - de fortes teneurs en hydrocarbures (3000 mg/kg) sur T6 - la détection de PCE sur tous les sondages à l'exception de T3 avec des teneurs comprises entre 0,08 et 2,7 mg/kg et la présence de TCE sur les sondages T4, T5, T6, T7, T8, T9 et T10 avec des valeurs comprises entre 0,13 et 3,1 mg/kg Les prélèvements d'eaux souterraines ont mis en avant une contamination par du PCE en P2 et P4. L’usage futur proposé par la société DEL SIGNORE correspond à la réalisation d’habitations individuelles. L'inspection a demandé à l'exploitant de s'assurer de la compatibilité du site avec son usage futur (aménagement de logements) et d'éliminer par excavation les points chauds S2, S4, T4 et T6. Par courrier en date du 16 décembre 2009, l'exploitant a adressé au préfet du Rhône une analyse résiduelle des risques et un rapport sur l'excavation des points chauds : - réalisée du 18 au 21 août 2009, puis du 24 au 27 août 2009, par la société CSD Azur et supervisée par RPH Environnement. En tout, 79,5 tonnes de matériaux ont été excavés au niveau des points chauds, ils ont été stockés temporairement et évacués ensuite pour un traitement hors site; - 5 autres points chauds ont été excavés et éliminés en avril/mai 2010 et 2 piézomètres (Pz1 et Pz2) ont été installés en aval hydraulique du site. Au total, 176,9 t de matériaux ont été éliminés lors ce cette phase. Suite à des demandes de compléments de l'inspection des installations classées dans un rapport en date du 30 décembre 2009, l'exploitant a réactualisé l'ARR le 17 juin 2010. L'ARR actualisée, met en évidence qu'en terme de risque sanitaire pour les futurs usagers (adultes et enfants) du site, et sous réserves des hypothèses retenues, le site ne présente pas d'incompatibilité sanitaire entre son usage futur et l'état des sols et des eaux souterraines. En réponse aux demandes de l'administration, le 22 juillet 2011 un dossier de servitudes a été transmis par l'exploitant et validé par la DREAL le 17 août 2011. Les servitudes intègrent la mise en œuvre d'un minimum de 40 cm de matériaux de couverture sains et d'un grillage avertisseur au sommet des terrains laissés en place, l'interdiction de toute utilisation des eaux souterraines, la mise en place des conduites d'eau potable dans des matériaux sains, l'interdiction de cultiver des arbres fruitiers et des potagers sur le site, l'absence de vide sanitaire ou de cave au droit du bâtiment.
Ce qui a été fait et constaté
Résultat de la surveillance à la date du 2011-04-19 : LA SITUATION S'AMELIORE Informations complémentaires : Depuis la campagne d'avril 2010 les composés suivis (métaux, BTEX, HAP, HCT, Phosphates, Nitrites) sont peu ou pas détectés.
Ce qui a été fait et constaté
Le site a accueilli une installation classée pour la protection de l'environnement soumise à autorisation qui a fermé en 2007 et a fait l'objet de travaux de réhabilitation. Un dossier de servitudes a été transmis par l'exploitant et validé par la DREAL le 17 août 2011 pour garantir la compatibilité de l'usage du site avec la pollution résiduelle. Les servitudes intègrent la mise en œuvre d'un minimum de 40 cm de matériaux de couverture sains et d'un grillage avertisseur au sommet des terrains laissés en place, l'interdiction de toute utilisation des eaux souterraines, la mise en place des conduites d'eau potable dans des matériaux sains, l'interdiction de cultiver des arbres fruitiers et des potagers sur le site, l'absence de vide sanitaire ou de cave au droit du bâtiment.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Villeurbanne, l'inventaire recense 1 449 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 16 secteurs d'information sur les sols et 19 sites en instruction. Voir la page de Villeurbanne.
- Agence d'exploitation EDF GDF Services — secteur d'information sur les sols
- POINSONNET — secteur d'information sur les sols
- ESPACE CHROME — secteur d'information sur les sols
- SPEL — secteur d'information sur les sols
- BP France (station 40-42 rue Léon Blum) — secteur d'information sur les sols
- EBENOID — secteur d'information sur les sols
- CARREDA — secteur d'information sur les sols
- CIMOP — secteur d'information sur les sols
- SSCV Galline Salengro — secteur d'information sur les sols
- Louis Vallet — secteur d'information sur les sols
- VAHE et Cie — secteur d'information sur les sols
- PIV — secteur d'information sur les sols
- Eurométal — site dont la pollution est instruite par l'État
- ANCIEN ETABLISSEMENT PELLET — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALSTOM GRID (anciennement AREVA T&D) — site dont la pollution est instruite par l'État
- TECHNICOR CARREL - LOCAGERE — site dont la pollution est instruite par l'État
- CHARDON ET COUCHOUD — site dont la pollution est instruite par l'État
- LENNE — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALSTOM Transport — site dont la pollution est instruite par l'État
- Station service BP (ex Total) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
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Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.