Sols pollués

ALSTOM GRID (anciennement AREVA T&D)

La pollution de ce site de Villeurbanne fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000852301
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneVilleurbanne
DépartementRhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Le 30 juin 2006, lors de travaux de forage en vue de la réalisation de nouveaux puits de pompage et de réinjection des eaux souterraines utilisées pour le refroidissement des installations, une pollution de la nappe a été découverte . Le chantier de forage a été immédiatement interrompu. En application de l'arrêté préfectoral d'urgence du 26 octobre 2006, un traitement de la nappe par pompage écrémage aux alentours de la zone incriminée a été mis en œuvre. Ayant atteint ses limites techniques, ce traitement a été arrêté en septembre 2007 en accord avec l'inspection des installations classées. Il a permis la récupération de 82 litres d'hydrocarbures et le traitement de 1 kg d'hydrocarbures dissous.

L'arrêté d'urgence a en outre imposé une surveillance des eaux souterraines. Les investigations menées ont permis de délimiter une zone contaminée à l'intérieur du site. Elles ont consisté en l'installation de piézomètres et la réalisation de sondages des sols à des fins d'analyses. En vue d'évaluer l'impact hors site de la contamination, l'arrêté préfectoral du 24 février 2009 a prescrit à l'exploitant la réalisation d'une synthèse environnementale du site, décrivant l'état des lieux et d'une une interprétation de l'état des milieux.

Ces documents ont été adressés à l'inspection des installations classées le 28 septembre 2009. L'interprétation de l'état des milieux est basée sur les données recueillies : lors de l'enquête de voisinage réalisée en mai 2009 et visant à identifier les usages de l'eau hors site éventuellement existant ; à partir de l'ensemble des données analytiques disponibles au droit des ouvrages piézométriques situés en aval hydraulique du site. L'enquête de proximité a recensé neuf puits privés en aval hydraulique du site dans un rayon de 0,5 km.

La configuration du milieu d'exposition est une maison construite de plain pied. La source de pollution considérée à l'extérieur du site est l'eau souterraine. A défaut de disposer de données à l'extérieur du site, l'étude a retenu les valeurs mesurées en aval hydraulique. L'exhaustivité des sondages et les mesures de niveau piézométrique associées permettant de se forger une idée précise du sens d'écoulement.

Compte tenu du bruit de fond en trichloroéthylène et tétrachloroéthylène (quelques dizaines de µg/l) supérieur à la valeur réglementaire eau potable (10 µg/l) dans la zone d'étude, l'eau est donc impropre à la consommation. Ce bruit de fond n'étant pas lié à l'activité de l'exploitant, les voies d'exposition associées à une consommation d'eau telles que l'ingestion de l'eau lors de l'arrosage de fruits et légumes, l'ingestion d'eau puisée et le contact cutané avec les eaux n'ont pas été prises en compte.

Evaluation des risques :

Les concentrations retenues correspondent aux concentrations maximales mesurées pour chaque paramètre entre janvier 2008 et avril 2009 au droit des piézomètres aval PZ13, PZ5, PZ11, PZ19, PZ2, PZ6 et PZ10. Les données antérieures à 2008 n'ont pas été jugées représentatives de la qualité actuelle des eaux de la nappe. En effet, les travaux de dépollution évoqués supra ont eu une incidence sur la qualité de la nappe.

Niveaux de risques sanitaires :

Le scénario retenu est l'inhalation de vapeurs issues du dégazage de la nappe vers l'air ambiant intérieur d'une maison. Pour une meilleure interprétation des résultats, les risques associés au bruit de fond en composés organiques halogénés volatils sont calculés séparément du risque généré par l'établissement, hormis pour le chlorure de vinyle dont la présence peut être associée à l'impact en tétrachloroéthylène constaté dans les eaux du site. Les résultats de la caractérisation des risques sanitaires montrent que l'état des milieux est compatible avec les usages existants et constatés (risque acceptable d'un point de vue sanitaire).

Lors de l'enquête de voisinage, des usages de l'eau des puits privés en aval hydraulique immédiat du site ont été identifiés (arrosage du potager et du jardin, consommation humaine, remplissage de piscine). Or le bruit de fond local en trichloroéthylène et en tétrachloroéthylène rend l'eau non potable à la consommation.

En l'état actuel, les eaux souterraines au droit du site exploité par la société AREVA T&D ne présentent pas de risque sanitaire pour l'usage résidentiel hors site par inhalation des polluants issus de la volatilisation des composés de la nappe.

Compte tenu de la présence d'hydrocarbures résiduels piégés dans les sables de la zone de battement de la nappe, un relargage dans les eaux du site de ces sources de pollution secondaire aux hydrocarbures adsorbés dans les sols ne peut être exclu.

La fréquence mensuelle de surveillance et l'exhaustivité du nombre de sondages prescrits par l'article 2 de l'arrêté préfectoral du 24 février 2009 se justifiaient en vue d'obtenir une connaissance affinée du milieu, nécessaire à l'élaboration de l'interprétation de l'état des milieux. Cet objectif étant atteint, la surveillance est passée à une fréquence trimestrielle.

Le réseau de surveillance actuellement défini par l'arrêté du 24 février 2010 comporte au moins un piézomètre en amont et au moins trois piézomètres en aval. Les deux puits implantés au droit de la zone polluée sont quant à eux maintenus (voir plus de détails sur les surveillance des eaux souterraines en partie F).

La dépollution est poursuivie par la mise en place d'un écrémeur passif oléophile qui permet de récupérer du flottant.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Villeurbanne, l'inventaire recense 1 449 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 16 secteurs d'information sur les sols et 19 sites en instruction. Voir la page de Villeurbanne.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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