Sols pollués

ESPACE CHROME

Ce terrain de Villeurbanne est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00005900101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneVilleurbanne (69100)
DépartementRhône
Adresse17 RUE GEOFFRAY
Mise à jour par l'administration28/05/2020
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant69.0222 (BASOL)

Le contexte

Les parcelles ont accueilli les activités du site ESPACE CHROME, spécialisé dans le traitement de surface des métaux. Un incendie a eu lieu en 2006, qui a entrainé la fin de l'exploitation. La présence de polluants dans les sols et la nappe au droit du site a été identifiée lors des diagnostics réalisés pour la cessation d'activité et par le propriétaire après la clôture de la liquidation de l'entreprise (arsenic, chrome, cuivre, nickel dans les sols et chrome dans la nappe). L'entreprise a été radiée du registre du commerce le 23/07/2010. L'ADEME est intervenu pour réaliser un diagnostic complémentaire aux études, suite à un arrêté préfectoral d'exécution de travaux d'office daté du 24 mars 2011. Le diagnostic du sol a montré que du chrome 6 (toxique) était présent sous une forme lixiviable dans la zone de battement de la nappe, bien qu'aucun impact hors site sur les eaux souterraines ne soit significatif. Au 01/01/2017, le site fait l'objet d'une seconde intervention ADEME pour surveillance du chrome dans les eaux souterraines hors site selon l'arrêté de travaux d'office prescrit à la date du 04/08/2015.

Ce qui a été fait et constaté

*** Premières investigations (2006-2008) Des études réalisées entre 2006 et 2008 (par BURGEAP et PC Environnement) ont montré la présence de points chauds dans l'atelier de chromage, à l'est dans l'arrière cour et au sud dans le local de stockage (sondages sur 2 m de profondeur), avec des teneurs supérieures au bruit de fond géochimique en nickel (601 mg/kg), en arsenic (118mg/kg), en chrome (211 mg/kg) et en cuivre (366 mg/kg). Des traces de tétrachloréthylènes ont également été relevés dans deux sondages (0,32 et 0,39 mg/kg) ainsi que dans les eaux de puits privés en aval hydraulique (16 et 11,6 µg/l). Les points chauds identifiés ont conduit l'exploitant à réaliser des excavations et a éliminer 21,14 tonnes de matériaux pollués. Les analyses de bords et fonds de fouilles après l'excavation des trois points chauds ont malgré tout mises en avant sur ces 3 zones la persistance d'éléments métalliques à des teneurs supérieures au bruit de fond géochimique. *** Deuxièmes investigations (2008-2009) Des compléments à l'étude de sols ont été effectués le 5 septembre 2008 par la société Burgeap. 3 nouveaux sondages, à 2 m de profondeur, ont été réalisés (aux limites de l'atelier de chromage, au niveau de deux transformateurs et au niveau des bains et cuves de chromage ), mettant de nouveau en évidence des pollutions importantes en chrome (2520 mg/kg) et en nickel (397 mg/kg). 2 piézomètres (Pz1 et Pz2) ont également été implantés sur site, dont Pz2 dans l'atelier de chromage (les piézomètres ne sont distants que de quelques mètres). De faibles concentrations en tétrachloroéthylène ont été relevées (seuls les paramètres HCT et COHV étaient recherchés), sans nécessairement de lien avec les activités de la société ESPACE CHROME (la nappe étant dégradée sur tout le secteur pour ce paramètre). Ces analyses sur les eaux ont été complétées les 24 juin et 30 septembre 2009 par des analyses (COHV + métaux), montrant une contamination de la nappe en chrome avec une augmentation des teneurs entre l'amont et l'aval hydraulique (de 57 à 550 μg/l) au droit du site (la valeur réglementaire pour les eaux destinées à la consommation humaine étant de 50 μg/l). *** Intervention ADEME (2011-2018) Compte-tenu de la liquidation judiciaire de l'ancien exploitant et de la pollution au chrome du site et des eaux souterraines, le préfet du Rhône a confié à l'ADEME, par un arrêté préfectoral du 24 mars 2011, la mission : - de mettre en sécurité le site (sécurisation des excavations réalisées, étanchéification de certaines zones) ; - de compléter les investigations sur les sols et les eaux souterraines (mise en place de 4 piézomètres + suivi semestriel). Ces investigations ont montré que le chrome était présent dans les eaux souterraine au droit du site, sous sa forme hexavalente (la plus toxique) et les concentrations retrouvées en novembre 2011 sont de 25,2 μg/l sur Pz1 et 613 μg/l sur Pz2. L'impact de la pollution des eaux souterraines semblait cependant limité à l'emprise du site Espace Chrome, en l'absence d'anomalies en aval immédiat du site (en dehors d'une campagne en juillet 2012). Dans les sols, un sondage a montré la présence d'une couche contaminée en chrome 6 lixiviable, entre 5 et 6m de profondeur dans la zone de battement de la nappe. La quantité de chrome 6 soluble composant cette source sol était évaluée par l’Inspection, sur la base des données fournies, à 1,3 kg, ce qui en faisait une source importante vis-à-vis de la nappe, compte tenu du débit de celle-ci au droit du site. L'ADEME a donc de nouveau été missionnée en 2015 (arrêté préfectoral du 4 aout 2015) pour poursuivre la surveillance de la qualité des eaux souterraines jusqu'en 2017. Le 24 mai 2018, l'ADEME a transmis à l'Inspection des installations classées un rapport de fin d'intervention qui : - confirme l'absence d'impact significatif sur les eaux souterraines à l'extérieur du site ; - ne préconise aucune intervention complémentaire. En l'absence d'exploitant responsable et d'impact significatif à l'extérieur du site, ce site n'appelle plus d'action de la part de l'Inspection des installations classées. Il est recommandé pour tout nouvel usage du site de réaliser une étude de compatibilité avec la pollution des sols. Le site a été retenu dans le cadre du projet de création des secteurs d'information sur les sols (SIS) du Rhône, qui devrait être validé courant 2018. Dans ce cadre, les usages futurs sur le site devront suivre les dispositions de l'article L.556-2 du code de l’environnement (notamment : attestation d'un bureau d'étude site et sols pollués en cas de construction).

Ce qui a été fait et constaté

Résultat de la surveillance à la date du 2018-05-24 : LA SITUATION RESTE STABLE Informations complémentaires : Dernières campagnes de surveillance réalisées par l'ADEME en 2017. Pas d'impact significatif hors site. Date de fin envisagée de la surveillance : 2017-11-30

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Villeurbanne, l'inventaire recense 1 449 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 16 secteurs d'information sur les sols et 19 sites en instruction. Voir la page de Villeurbanne.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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