TOTAL
La pollution de ce site de Saint-Étienne fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001215201 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Étienne |
| Département | Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les infrastructures exploitées étaient les suivantes :
- 2 îlots de volucompteurs
- une cuve Huiles Usagées neutralisée
- deux réservoirs enterrés simple enveloppe neutralisés
- un réservoir enterré double enveloppe pour 40 m3 de Gasoil et 20 m3 de SP95
- deux aires de dépotage bétonnée
- trois séparateurs hydrocarbures dont le dernier installé pour les pistes de distribution
Ces équipements ainsi que ceux démantelés en cours de vie de la station ont été considérées comme sources potentielles de pollution.
Dans son rapport du 29 septembre 2015 l’inspection concluait que l’exploitant devait proposer :
- un programme d’analyses des eaux souterraines à partir d’un réseau de 3 piézomètres (1 en amont supposé, 2 en aval à profondeur supérieure à 7 m) sur les paramètres recherchés dans les sols, avec prélèvements en périodes de hautes eaux et de basses eaux,
- un plan de gestion des secteurs concernés par les pollutions, en privilégiant l’élimination des pollutions identifiées, selon un bilan coûts-avantages argumenté. Il devait en outre proposer un dossier de servitudes permettant de garder la mémoire des pollutions qui seront laissées en place.
Un arrêté préfectoral de prescriptions spéciales a été signé le 27 novembre 2015 pour prescrire la réalisation d’analyses des eaux souterraines circulant potentiellement au droit du site, la réalisation de mesures de gestion et la réalisation d’une analyse des risques résiduels.
TOTAL MARKETING FRANCE a communiqué un rapport de suivi environnemental de travaux de fermeture et de gestion des terres polluées, un rapport SUEZ de reconnaissance complémentaire de la qualité des sols, des gaz du sol et de l’air ambiant, comprenant en outre une évaluation sommaire des risques résiduels (daté du 13 novembre 2015) ainsi que trois rapports SUEZ d’analyses des eaux souterraines (datés de février, juin et août 2016).
Suite à l’analyse de l’ensemble de ces documents, l’inspection conclut, notamment dans son rapport du 28 novembre 2016 que la présence d’une tranchée drainante a été mise en évidence lors des travaux sur la fouille réalisée pour le curage de l’ancien dépotage. L’usage de cette tranchée, non plus que son extension vers l’Est, n’ont pas été identifiés.
Trois piézomètres ont été implantés, à raison d’un amont et deux aval, compte tenu d’un sens d’écoulement supposé des eaux souterraines basé sur les observations réalisées lors de leur implantation et qui s’est avéré erroné. Lors des campagnes de juin et août 2016, il a été constaté que le sens d’écoulement est vers le nord-est, avec PZ1 en position latérale, PZ2 en amont et PZ3 en aval. De fait, PZ2 n’est pas suffisamment amont car positionné en aval de la cuve C3.
L’inspection confirme que :
- le milieu « eaux souterraines » doit être investigué : en effet, les sondages effectués jusqu’à 7 m de profondeur en période hivernale n’ont pas traduit la présence d’une nappe phréatique ni de circulations d’eaux au droit du site. Des prélèvements en période de hautes eaux, et à plus grande profondeur si le socle n’est pas atteint, permettront d’identifier d’éventuelles contaminations des eaux souterraines,
- le milieu « sols » présentait des anomalies sérieuses en HCT et BTEX. Les terres polluées ont été excavées et traitées en centre adapté ; les bordereaux de suivi de déchets produits par l’exploitant n’appellent pas de commentaire particulier. Il résulte de ces travaux une pollution résiduelle en P21 (bord de fouille Est de la tranchée) à 785 mg/kg d’hydrocarbures, P28 et P32, non traitées pour cause de limite technique,
- les analyses d’air ambiant dans le hangar ne confirment pas les teneurs en Hydrocarbures aromatiques et aliphatiques et BTEX supérieures au bruit de fond révélées en 2014. De même les teneurs dans l’air ambiant sont inférieures aux valeurs guides.
En conséquence, l’exploitant doit proposer, en application de l’arrêté préfectoral du 27 novembre 2015 :
- un programme d’analyses des eaux souterraines à partir d’un réseau de 3 piézomètres (1 en amont supposé, 2 en aval à profondeur supérieure à 7 m) sur les paramètres présents dans les sols, avec prélèvements en périodes de hautes eaux et de basses eaux.
- Il est noté que le bord de fouille P21 n’a pu être excavé du fait de la présence du hangar (limite technique) ; il reste donc nécessaire de s’assurer de l’absence de continuité de la tranchée drainante vers l’extérieur du site, cette dernière pouvant constituer une voie préférentielle d’écoulement du panache de pollution.
- En outre, le maintien en place de pollutions avérées rend nécessaire, postérieurement à tous les travaux :
* d’une part la réalisation d’une analyse des risques résiduels, sur la base d’un usage futur identique à l’usage de la dernière période d’exploitation,
* d’autre part l’établissement de servitudes d’utilité publique afin de garder en mémoire les pollutions et arrêter les dispositions particulières permettant l’usage défini. Compte tenu du nombre de propriétaires concernés et de la superficie du tènement, la procédure simplifiée prévue par le code de l’environnement (articles L515-9 et L515-12) pourra être mise en œuvre.
Le réseau piézométrique existant ne permet pas d’avoir une vision complète de la contamination des eaux souterraines circulant au droit du site ; l’exploitant précise que des ouvrages complémentaires devaient être implantés en fin d’année 2016. Il est en effet nécessaire de disposer un piézomètre en réel amont, et de disposer des ouvrages en aval de la tranchée (aval du sondage de sols P21) et hors site. Les campagnes d’octobre 2016 et janvier 2017 permettront de confirmer ou infirmer la baisse des concentrations constatée sur ces trois premières campagnes :
- PZ1 ne présente que peu d’intérêt, sa position latérale ne permettant pas d’apprécier le niveau de contamination des eaux en aval de PZ2
- PZ2 n’est pas suffisamment amont, et l’on constate sur cet ouvrage un niveau de pollution à 961 µg/l en Hydrocarbures, dégressif sur les 3 campagnes. Ces résultats s’expliquent sans doute par le fait que PZ2 se trouve en aval de la cuve C3
- PZ3 fait apparaître une contamination significative en HCT lors de la première campagne, dégressive également sur les 3 campagnes.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Étienne, l'inventaire recense 2 134 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 16 secteurs d'information sur les sols et 24 sites en instruction. Voir la page de Saint-Étienne.
- Etablissements MARTIN — secteur d'information sur les sols
- ANCIENNE USINE A GAZ - ENGIE — secteur d'information sur les sols
- REMY BARRERE ENGRENAGE — secteur d'information sur les sols
- Atelier Traitement de Surfaces — secteur d'information sur les sols
- PREVOST — secteur d'information sur les sols
- RIVIERE JEAN & CIE — secteur d'information sur les sols
- DUBOEUF — secteur d'information sur les sols
- TEINTURERIE DU BERNAY — secteur d'information sur les sols
- ATELIER CROZET FOURNEYRON — secteur d'information sur les sols
- UNICUM — secteur d'information sur les sols
- VITALE — secteur d'information sur les sols
- MANUFACTURE DE RESSORTS MRT — secteur d'information sur les sols
- CRASSIER ASCOMETAL, LE MARAIS — secteur d'information sur les sols
- EPASE ex Secmi-Cheucle — secteur d'information sur les sols
- CHARVET EX DEPOT PETROLIER DE LA REGION STEPHANOISE ( DPRS) — site dont la pollution est instruite par l'État
- SNCF — site dont la pollution est instruite par l'État
- STATION SERVICE DU FOREZ — site dont la pollution est instruite par l'État
- UGITECH — site dont la pollution est instruite par l'État
- SOCIETE STEPHANNOISE DE CONSTRUC MECANIQ — site dont la pollution est instruite par l'État
- FOREZ PEINTURES — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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