REMY BARRERE ENGRENAGE
Ce terrain de Saint-Étienne est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00004210101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Saint-Étienne (42000) |
| Département | Loire |
| Adresse | 62 rue Eugène Muller |
| Mise à jour par l'administration | 25/09/2015 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 42.0068 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
| Arrêté préfectoral | 03/07/2019 |
Le contexte
Depuis le début du XXe siècle jusqu'à 1996, le site a accueilli diverses activités industrielles (travail du bois avec décapage aux solvants, mécanique...). Une pollution reste présente dans les sols et les eaux souterraines (solvants chlorés et HCT)
Ce qui a été fait et constaté
Par courrier du 9 mai 2003, après avoir eu connaissance que la société avait cessé toute activité sur le site, la préfecture de la Loire rappelait à l'exploitant les obligations qui lui incombaient lors de la cessation de ses activités classées conformément à l'article 34.1 du décret n° 77-1133 modifié pris pour application de la loi n° 76-663 modifiée relative aux installations classées pour la protection de l'environnement. Le 3 juin 2003, la société RBE (en redressement judiciaire) a transmis un diagnostic initial de la qualité des sols qui montrait une pollution des sols en arsenic, hydrocarbures totaux, HAP et solvants chlorés. En aout 2003, l'EPORA a informé l'administration de son acquisition effective du site auprès de l'ancien propriétaire la société REMY BARRERE ENGRENAGE. Début août 2003, des investigations de terrains ont été réalisées afin de caractériser la pollution. 3 zones de pollution ont été mises en évidence sur le site (cf. plan joint à la fiche Basol) : - Une zone Z1 (ex atelier Métalbois) d'une surface de l'ordre de 300 m². Les analyses ont mis en avant une teneur en hydrocarbures comprise entre 10000 et 15000 mg/kg, soit un volume de 600 m3 correspondant à environ 1 000 tonnes de terres polluées par du gasoil. - Une zone Z2 (partie centrale du site) contaminée par des huiles sur une surface d'environ 600 m² pour une quantité estimée à 250 tonnes. - Une zone Z3 (nord du site) contaminée par des COHV notamment du trichloroéthylène et du tétrachloroéthylène. Cette zone représente environ 220 m². Ne possédant aucune donnée sur les eaux souterraines et l'éventuel impact de cette pollution sur celles-ci, l'inspection des installations classées a proposé à Monsieur le Préfet de demander à l'exploitant: - d'imposer la surveillance de la nappe, - d'évacuer les terres polluées, - d'effectuer la cessation d'activité conformément a l'article 34-1 du décret n° 77-1133 modifié L'arrêté préfectoral du 17 novembre 2003 a imposé ses prescriptions à l'exploitant. L'inspection des installations classées a également proposé à Monsieur le Préfet de la Loire d'informer par lettre l'EPORA (propriétaire du terrain) que le changement d'usage du site ne pourra être possible que sur les bases de résultats d'une Étude Détaillée des Risques (EDR) qui montre l'absence de risques inacceptables pour l'Homme. La surveillance des eaux souterraines a été mis en place en 2003 à partir de 8 ouvrages installés sur l'ensemble du site. Une campagne a été réalisée en novembre 2003 puis en février 2004. Les résultats ont montré une contamination des eaux souterraines par les solvants chlorés (DCM, TCE, PCE et 1,2-DCE). La zone Z1 est l'objet d'une contamination importante au DCM (Pz1 angle sud-est du site - 280 mg/l) et dans une moindre mesure au TCE et PCE. Au sud de la zone Z2 (Pz4 et puits 100), une contamination au TCE (1.8 mg/l) et PCE et leurs produits de dégradation a été relevée avec une migration hors site. Sur le reste du site (Pz2, Pz3 et Pz5), une contamination moins importante au TCE et PCE et leurs produits de dégradation a été relevée. Des hydrocarbures dissous ont également été détectés dans l'ensemble des ouvrages du site et en particulier dans Pz1 avec parfois la présence d'une phase flottante. Conformément à l'arrêté du 17 novembre 2003, des opérations de dépollution ont été engagées par excavation et évacuation des terres polluées et par la mise en place d’un système de drainage des vapeurs de solvants chlorés au droit des futurs bâtiments prévus dans le projet de construction. Au total, 1466 tonnes de terres polluées ont été évacuées des zones Z1 et Z2 (décapage de l'ensemble des zones jusqu'à 2 m d'épaisseur) les teneurs résiduelles en hydrocarbures totaux en fond de fouille sont inférieures à 1000 mg/kg et 1089 tonnes de terres polluées ont été évacuées de la zone Z3 (décapage de l'ensemble des zones jusqu'à 2 m d'épaisseur) les teneurs résiduelles en TCE en fond de fouille peuvent encore atteindre 4100 mg/kg. Les justificatifs de l'élimination des terres ont été transmis à l'inspection. L’EDR de mai 2004 a été transmise à l’inspection et soumise à tierce expertise par l'INERIS. Elle a montré l'existence de risques potentiels pour les futurs usages du site (enseignants, élèves ...) en raison de la présence significative de solvants chlorés (COHV, particulièrement tétrachloroéthylène et trichloréthylène) dans les sols (zone Z3) et dans les eaux souterraines. Afin de réduire les risques liés à l'inhalation de ces composés volatils, un système de drainage des gaz du sol doit être mis en place afin de capter les remontées de vapeurs et mettre le bâtiment projeté en sécurité (mise en dépression du sous-sol sous le bâtiment, des drains horizontaux collectent les gaz). Les études définissant les concentrations de référence pour le suivi environnemental du site et en particulier les concentrations acceptables pour assurer les niveaux de sécurité ainsi que le système de mise en sécurité ont été validés par l'INERIS. Les drains ont été posés en avril 2004 et reliés et mis en fonctionnement en septembre 2004 à une unité d'extraction des gaz du sol équipé d'un filtre sur CA. L'évolution de la pollution et de la mise en sécurité du site a fait l’objet d’un suivi par la surveillance de la qualité de l'air, du sol et des eaux souterraines. Les mesures de surveillance de la qualité de l’air effectuées après les travaux de dépollution ont révélé des teneurs en composés organiques volatils non mesurables ou très faibles. Suite aux propositions de l'inspection des installations classées, le Préfet de la Loire a imposé par arrêtés du 4 novembre 2004 : - au dernier exploitant représenté par un mandataire judiciaire des prescriptions relatif au dispositif de surveillance des eaux souterraines ainsi qu'à la réalisation d'une étude relative aux risques hors site ; - au détenteur du site, des prescriptions pour ce qui concerne le dispositif de mise en sécurité du site liée au changement d'usage ainsi que le suivi de son efficacité. Après 2 années de suivi du dispositif de venting (mesures des gaz du sol en 2005 et 2006) confirmant les faibles teneurs dans les drains, celui-ci a été arrêté. Le suivi des eaux souterraines (10 campagnes entre septembre 2003 et septembre 2007) a mis en évidence la présence d'hydrocarbures de type huile et gasoil en phase libre, flottante et dissoute et des COHV (TCE, PCE et CV) en phase dissoute dont les concentrations sont en légère diminution. Par ailleurs,l'inspection a proposé que des servitudes prenant en considération l'efficacité du traitement et les contraintes du site soient imposées sur le site. A ce jour, la construction des bâtiments sur le site est achevée.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Étienne, l'inventaire recense 2 134 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 16 secteurs d'information sur les sols et 24 sites en instruction. Voir la page de Saint-Étienne.
- Etablissements MARTIN — secteur d'information sur les sols
- ANCIENNE USINE A GAZ - ENGIE — secteur d'information sur les sols
- Atelier Traitement de Surfaces — secteur d'information sur les sols
- PREVOST — secteur d'information sur les sols
- RIVIERE JEAN & CIE — secteur d'information sur les sols
- DUBOEUF — secteur d'information sur les sols
- TEINTURERIE DU BERNAY — secteur d'information sur les sols
- ATELIER CROZET FOURNEYRON — secteur d'information sur les sols
- UNICUM — secteur d'information sur les sols
- VITALE — secteur d'information sur les sols
- MANUFACTURE DE RESSORTS MRT — secteur d'information sur les sols
- CRASSIER ASCOMETAL, LE MARAIS — secteur d'information sur les sols
- EPASE ex Secmi-Cheucle — secteur d'information sur les sols
- CHARVET EX DEPOT PETROLIER DE LA REGION STEPHANOISE ( DPRS) — site dont la pollution est instruite par l'État
- SNCF — site dont la pollution est instruite par l'État
- STATION SERVICE DU FOREZ — site dont la pollution est instruite par l'État
- UGITECH — site dont la pollution est instruite par l'État
- SOCIETE STEPHANNOISE DE CONSTRUC MECANIQ — site dont la pollution est instruite par l'État
- FOREZ PEINTURES — site dont la pollution est instruite par l'État
- RECYCLAGES DECHETS SERVICES (RDS) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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