Sols pollués

GARAGE HORIZON

La pollution de ce site de Paris fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001171501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneParis
DépartementParis
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre de la cessation d’activité de la distribution de carburants du garage HORIZON et du projet d’aménagement du site porté par la société SOGEPROM, un diagnostic initial des sols a été réalisé en septembre 2012. Les analyses des prélèvements de sols ont mis en évidence un impact en particulier en hydrocarbures (1200 mg/kg HCT) et BTEX (Benzène, Toluène, Ethylène, Xylène) dans le pourtour de la cuve enterrée de 7500 l.

Ce diagnostic étant incomplet, la Préfecture de Police, par courrier du 28 décembre 2012, a demandé à la société HORIZON :

- des compléments d’investigations afin de déterminer si la pollution excède les limites du site ,

- un plan de gestion indiquant les possibilités de suppression des sources de pollution et leurs impacts ,

- la réhabilitation envisagée à l’appui d’objectifs compatibles avec l’usage futur du site .

Les investigations complémentaires menées début 2013 ont montré, à proximité de la cuve de 7500 l, un impact dans les sols en HCT (511 mg/kg), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP, 31 mg/kg), As, BTEX et composés organohalogénés volatils (COHV, 3 mg/kg) ainsi que dans les gaz des sols (HCT, BTEX et COHV).

L'impact en hydrocarbures et BTEX a été localisé dans le pourtour de la cuve enterrée de 7500 l entre 3 et 9 m de profondeur sur une superficie de 200 m2.

Le plan de gestion daté du 7/03/2013 préconise un traitement par venting de la pollution. Ce traitement a été entrepris en septembre 2013, la cuve de 7500 l ayant été préalablement retirée.

Il a été rappelé à l’ancien exploitant la nécessité de contrôler l’absence d’un impact à l’extérieur du site.

En fin de traitement, le 11 février 2014, malgré un abattement important de 85 à 100%, des concentrations importantes en hydrocarbures étaient encore observées aux droit de 3 piézairs. Une Analyse de Risques Résiduels (ARR), réalisée en tenant compte du projet de construction de bâtiments d'habitation et des teneurs maximales en BTEX et HCT rencontrées sur un ouvrage en fin de traitement, a conclu à un risque sanitaire acceptable pour les futurs usagers du site (adultes et enfants). Toutefois, les teneurs maximales en BTEX et HCT de l'ouvrage pris en compte dans l'ARR n'étaient pas les plus élevées mesurées sur site.

Par ailleurs, afin de vérifier que la pollution aux hydrocarbures rencontrée sur la parcelle n'avait pas impacté le site voisin, des analyses d'air ambiant ont été effectuées sur le site du 111, rue de la Tombe Issoire (au niveau du sous-sol du bâtiment, dans un logement et en extérieur). L'Interprétation de l’État des Milieux réalisée à partir des résultats des analyses d'air ambiant de chaque milieu, a conclu à un risque acceptable pour les usagers du site (adultes et enfants).

Suite aux concentrations résiduelles en hydrocarbures rencontrées à la fin du traitement et à la non prise en compte des concentrations maximales constatées sur l'ouvrage le plus impacté pour réaliser l'ARR, l'inspection des installations classées a proposé, dans son rapport du 23 décembre 2014, de demander à l'ancien exploitant une proposition de traitement complémentaire et de réaliser à l'issue du traitement une nouvelle ARR.

Lors de sa visite du 1er juillet 2015, l'inspection a constaté que la construction de l'immeuble sur rue avait commencé et que la poursuite du traitement de la source de pollution, située sous ce bâtiment, ne semblait plus envisageable. L'inspection a donc proposé de réclamer à la société Horizon la réalisation d'investigations complémentaires dans les gaz du sol et dans l'air intérieur du sous-sol au droit de l'impact rencontré dans les sols et de vérifier que les concentrations de polluants éventuellement mesurées étaient compatibles avec un usage comparable à celui de la dernière période d'exploitation. L'inspection a proposé également de rappeler à l'aménageur qu'il était de sa responsabilité de vérifier la compatibilité de la pollution résiduelle avec l'usage projeté.

Des investigations ont été réalisées dans les gaz du sol en septembre 2015 à l'aide de 3 piézairs implantés au droit des points ayant présenté les concentrations en hydrocarbures les plus élevées en fin de traitement. Les résultats des analyses ont montré un impact en hydrocarbures aliphatiques et aromatiques (maximum : 343 mg/m3) et des traces de COHV.

Des prélèvement d'air ambiant ont été réalisés en septembre 2015 sur le site dans le sous-sol, dans un appartement et à l'extérieur. Les résultats des analyses ont montré des teneurs en hydrocarbures aliphatiques et aromatiques dans l'air du sous-sol et de l'appartement et en BTEX dans l'air des 3 milieux. L'ARR, réalisée sur la base des concentrations en hydrocarbures mesurées dans l'air ambiant, a conclu à un risque sanitaire acceptable pour un usage industriel (adultes) et un usage résidentiel (adultes et enfants). Le bureau d'études a préconisé de conserver la mémoire de la pollution industrielle et de respecter des restrictions d'usage.

L'aménageur a signalé le 17 décembre 2015 que le rapport d'ARR accompagné de ses annexes ainsi que d'une note technique relative aux restrictions d'usage seront publiés à la conservation des hypothèques afin de permettre la conservation de la mémoire de la pollution du site.

L'inspection, dans son rapport du 22 avril 2016, a pris acte des conclusions de l'ARR et des dispositions prévues par l'aménageur pour conserver la mémoire de la pollution résiduelle présente au droit du site et des précautions associées.

Un SIS (Secteur d'Information sur les Sols) a été proposé.

Ce site n'appelle plus d'intervention de l'inspection des installations classées.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Paris, l'inventaire recense 7 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 17 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Paris.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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