Sols pollués

AGUETTANT

La pollution de ce site de Lyon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001151901
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLyon
DépartementRhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre d’un projet d’aménagement localisé 1 rue Alexandre Fleming à Lyon 7ème dans le quartier de Gerland (69), le laboratoire AGUETTANT via SOGELYM STEINER a mandaté BURGEAP en 2009 pour la réalisation d’une étude historique et documentaire et le contrôle de la qualité environnementale des sols au droit du site puis, en 2011, pour la réalisation d’un diagnostic de pollution du site.

Les conclusions de l’étude (rapport du 07/04/2011) étaient les suivantes :

- la présence de remblais au droit du site ;

- des anomalies en métaux (antimoine, arsenic, mercure et/ou plomb), fraction soluble, fluorures et sulfates sur lixiviats supérieures aux seuils d’acceptabilité des terres dans les décharges d’inertes ;

- une anomalie ponctuelle en hydrocarbures totaux (S10) et en COT (S11) ;

Dans ce contexte, le laboratoire AGUETTANT a mandaté BURGEAP afin de réaliser un diagnostic complémentaire de pollution des sols et l’élaboration d’un schéma de gestion des terres (rapport du 23 octobre 2012).

Les analyses réalisées ont permis de mettre en évidence les éléments suivants :

* Sur sols bruts :

- des traces en HCT, principalement sur l’horizon des remblais, avec des teneurs toujours inférieures à 500 mg/kg ;

- des traces ponctuelles en BTEX sur l’horizon des remblais, avec des teneurs inférieures au seuil d’acceptabilité en ISDI ;

- des teneurs en HAP rencontrées principalement au droit des remblais. Ces teneurs sont inférieures au bruit de fond considérés pour des sols urbains. A noter la présence de teneurs en naphtalène au droit du sondage M14, sur l’horizon des remblais, avec des concentrations supérieures au bruit de fond considéré ;

- des traces ponctuelles en PCB sur l’horizon des remblais en partie sud, sud-ouest, avec des teneurs inférieures au seuil d’acceptabilité en ISDI.

* Sur éluat :

- des déclassements en plusieurs métaux sur éluat :

. des impacts en arsenic localisés en partie sud-ouest (sondages M1, M2, M3, M4, M7, M8, M9 et M10) avec des teneurs supérieures au seuil d’acceptabilité en ISDI sur l’horizon des remblais et du terrain naturel. Les impacts sont identifiés jusqu’à au moins 5 m de profondeur. Les concentrations observées au droit des sondages M2 et M3, entre 3 et 5 m de profondeur, sur l’horizon des remblais, sont supérieures au seuil d’acceptabilité en ISDND3 ; l’impact en As des remblais est très courant en région lyonnaise et n’est pas lié spécifiquement à l’activité du site.

. des impacts en plomb sur éluat, principalement sur l’horizon des remblais, localisés en parties sud et sud ouest du site ;

. deux impacts ponctuels en plomb au droit de deux sondages sur les horizons des remblais et du terrain naturel ;

- un déclassement en fraction soluble associée au sulfate au droit du sondage M13 sur l’horizon des remblais ;

- un déclassement en fluorure au droit du sondage M1, sur l’horizon des remblais.

Ces résultats mettent en évidence un bruit de fond remarquable en métaux sur éluat, avec localement des teneurs en arsenic sur éluat plus élevées (M2 et M3). Cependant ces teneurs, étant situées sous la cote projet pourront être laissées en place car la présence du bâtiment au-dessus bloquera tout mécanisme de transfert (contact et lixiviation).

L’impact en HCT décelé entre 2 et 2,5 m au droit du sondage S10 (510 mg/kg) lors des premières investigations n’est pas confirmé par les résultats obtenus sur les sondages à proximité M1, M9 et M10 (maximum de 209 mg/kg sur M1-3 et 143 mg/kg sur M9-3).

L’impact en COT décelé entre 1 et 2 m au droit du sondage S11 (34 400 mg/kg) lors des premières investigations n’est pas confirmé par les résultats obtenus sur les sondages à proximité M10 et M12 (maximum de 7 830 mg/kg sur M12-2).

Schéma de gestion des terres

=> Réutilisation sur site

D’une manière générale, les sols présents au droit du projet d’aménagement ne sont pas représentatifs d’une pollution significative. Les concentrations dépassant les valeurs seuils de l’arrêté du 28/10/2010 ne sont problématiques que dans le cas d’une évacuation hors site.

En dehors de ce cas de figure les matériaux concernés sont compatibles avec l’activité future de la zone d’étude. Les futurs déblais, y compris les matériaux non inertes identifiés, sont susceptibles de faire l’objet d’une réutilisation dans le cadre du projet sous réserve du respect de certaines conditions.

En effet, les volumes de terre présentant des anomalies en composés volatils (naphtalène) ou en métaux mobilisables (teneurs en arsenic ou cuivre sur sols bruts et éluat) devront être utilisés en tant que remblais sous un revêtement spécifique (dalle béton ou asphalte) afin de limiter le lessivage des sols, ainsi que la remontée de composés volatils.

Les autres volumes de terre pourront être réutilisés en tant que remblais sous des zones non imperméabilisées (de type zones enherbées).

Cependant, dans tous les cas, la totalité des terres remblayées devra être recouverte par au minimum 50 cm de terre saine.

Outre les avantages lié à l’aspect financier, ce mode de gestion est aujourd’hui le mieux adapté à la politique du ministère du Développement Durable (textes de la législation 2007), à savoir de privilégier la conservation des terres sur un site plutôt que l’élimination hors site.

Les modalités de mise en œuvre devront être définies précisément avant la phase de travaux.

=> Evacuation hors site

Dans le cas où l’évacuation hors site des futurs déblais s’avérerait incontournable, plusieurs modes de gestion des matériaux non inertes pourraient être envisagés :

- avant la phase travaux : négociation avec un ou plusieurs ISDI pour l’acceptation des matériaux en l’état, en se basant par exemple sur les résultats d’analyses ;

- en phase travaux : tri des terres selon le schéma de gestion établi par BURGEAP, stockage sur site puis caractérisation complémentaire des déblais excavés pour confirmer le caractère non inerte des matériaux ;

- en phase travaux : évacuation de l’ensemble des matériaux non inertes vers des filières d’élimination adéquate sur la base des résultats du diagnostic.

Dans le cadre de la gestion des terres excavées hors site, il est recommandé d’évaluer les possibilités de mise en œuvre des modalités exposées dans le Guide de réutilisation hors site des terres excavées en technique routière et dans des projets d’aménagement établi par le BRGM (Rapport V4, BRGM/RP- 60013-FR, février 2012).

Sur la base des investigations et des analyses réalisées, le volume de matériaux susceptible d’être éliminé en filière spécifique, conformément aux critères d’acceptabilité des terres dans les décharges d’inertes fixés par l’Arrêté du 28 octobre 2010, a été estimé à 3475 m3, soit environ 6300 tonnes (avec une densité des matériaux fixée à 1,8).

Par courrier du 9 novembre 2012, Les Laboratoires AGUETTANT se sont engagés à :

- stocker en priorité les terres polluées par les métaux sous les bâtiments et s'il y a des zones des stockages externes aux bâtiments de le faire en accord avec la DREAL ;

- mettre en place les servitudes associées ;

- évacuer le surplus de terres polluées vers des sites autorisés ;

- mettre en place un réseau de suivi avec a minima 2 piézomètres (1 amont et 1 aval) afin de réaliser les analyses en début 2013 (hautes eaux et avant les travaux) puis dans 6 mois (basse eaux) ;

- faire un contrôle de fond et latéralement aux fouilles et si nécessaire, selon l'usage, une ERR (Évaluation Résiduelle des Risques).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Lyon, l'inventaire recense 4 970 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 8 secteurs d'information sur les sols et 33 sites en instruction. Voir la page de Lyon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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