Sols pollués

KEOLIS LYON 9

La pollution de ce site de Lyon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000806301
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLyon
DépartementRhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Lors des campagnes d’investigations réalisées en 2008 et 2010, des pollutions aux hydrocarbures totaux (HCT) et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ont été mises en évidence sur les sols et sur les eaux souterraines.

Les principaux résultats obtenus lors des études antérieures sont les suivants :

« Diagnostics initiaux – Interprétation de l’Etat des Milieux » G Environnement ; réf. : 780-2762-2008 v0 du 30/06/2008.

« Diagnostics complémentaires - Interprétation de l’Etat des Milieux » G Environnement ; réf. : 898-3476-2008 v0 du 27/10/2008.

« Diagnostic de la qualité environnementale du sol au droit des cuves d’huiles usées » BUREAU VERITAS ;

réf. : VD/FR/2095312/1 du 15/01/2010.

« Diagnostic de qualité environnementale du sol au droit des cuves de gazole actuellement utilisées » BUREAU VERITAS ; réf. : VD/AF/FR/1980827/1 du 29/04/2010.

Grande cuve :

Les principaux résultats des investigations réalisées par G Environnement sur les sols à proximité de la grande cuve sont les suivants :

- des anomalies répertoriées en hydrocarbures totaux sur la quasi-totalité des échantillons sols analysés ;

- une concentration maximale observée en S4 : [HCT] = 51 000 mg/kg entre 5 et 7 m de profondeur.

Petite cuve :

Les principaux résultats des investigations réalisées par G Environnement sur les sols à proximité de la petite cuve sont les suivants :

- des anomalies répertoriées en hydrocarbures totaux sur la quasi-totalité des échantillons sols analysés ;

- une concentration maximale observée en S3 : [HCT] = 18 000 mg/kg entre 3 et 5 m de profondeur.

La société KEOLIS Lyon a ensuite sollicité APAVE pour la réalisation d’un diagnostic approfondi de l’état des milieux sols et eaux souterraines au droit et dans l’environnement des anciennes cuves de stockage des huiles usagées, avant de s’engager dans un plan de gestion (rapport de diagnostic approfondi du 13 décembre 2010). Cette mission a eu pour but de compléter l’historique du site, de caractériser l’état des milieux sols et eaux souterraines et d’évaluer l’étendue des pollutions mises en évidence lors d’études antérieures autour des anciennes cuves (grande et petite) de stockage des huiles usagées.

L’interprétation des résultats est la suivante :

=> Zone petite cuve :

- Présence d’une pollution (hot spot) des sols aux hydrocarbures ([HCT] > 10 000 mg/kg) entre 3 et 5 m/sol, au droit et à proximité immédiate de la petite cuve, sur une superficie estimée à 81 m². La concentration maximale observée en 2008 est la suivante : S3 [HCT] max = 18 000 mg/kg. Le volume des terres impactées au droit et à proximité de la petite cuve ([HCT] > 10 000 mg/kg) est estimé à 243 m3.

- Présence d’une pollution des sols aux hydrocarbures ([HCT] < 500 mg/kg ou proche P7 = 520 mg/kg) sur la totalité des points analysés.

- Absence d’anomalie sur les eaux souterraines au droit de la petite cuve dans PzG considérant les paramètres indices hydrocarbures et HAP.

=> Zone grande cuve :

- Présence d’une pollution (hot spot) des sols aux hydrocarbures ([HCT] > 10 000 mg/kg) entre 3 et 8 m/sol, au droit et à proximité immédiate de la grande cuve. La concentration maximale a été observée en 2008 en S4 [HCT] max = 51 000 mg/kg, entre 5 et 7 m/sol. Le volume des terres impactées ([HCT] > 10 000 mg/kg) au droit et à proximité immédiate de la grande cuve est estimé à 845 m3.

- Présence d’une pollution diffuse des sols aux hydrocarbures (500 < [HCT] < 10 000 mg/kg) entre 6 et 8 m/sol, au niveau de la zone de battement de nappe. L’estimation de la superficie de la zone et du volume des terres impactées présente de nombreuses incertitudes compte tenu de la présence de la nappe, du phénomène de battement de nappe et de l’absence de données au-delà de 8 m/sol. En première approche, le volume des terres impactées est estimé à 1 800 m3.

- Présence d’anomalies sur les eaux souterraines au droit de la grande cuve dans PzC considérant les paramètres indices hydrocarbures (9,7 mg/l) et certains HAP (somme = 1363 ng/l). Les HAP détectés sont les suivants : acénaphtène, anthracène, fluorène, naphtalène, pyrène, phénanthrène et fluoranthène.

- Les concentrations mesurées en indices hydrocarbures présentent des valeurs supérieures aux valeurs limites de l’annexe II de l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007 relatif à la qualité des eaux brutes destinées à la consommation humaine.

- Lors de la campagne de septembre 2010, un flottant a été détecté dans PzC situé en aval de la grande cuve (43,5 mg/l en HCT)et en PzA en aval de la petite cuve (19 mg/l en HCT). L’étendue du flottant n’est pas connue.

L'APAVE a ensuite réalisé un plan de gestion (rapport n°30907468/PG version 0 en date du 21 mars 2011) et une surveillance des eaux souterraines. Le scénario qui a été retenu au terme du bilan coût/avantages est celui-ci (rapport d’étude d’avant-projet de TAUW du 16 mai 2012) :

=> Démantèlement des cuves, excavation et traitement hors site des terres impactées autour des cuves, traitement des eaux souterraines au droit du piézomètre PzC par pompage écrémage, et traitement in-situ des terres polluées par lavage et oxydation chimique.

La technique de dépollution par lavage in-situ consiste à mobiliser les hydrocarbures présents dans les sols, en zone non saturée et saturée, en injectant dans les sols un agent dispersif en solution aqueuse, par l’intermédiaire d’un réseau d’aiguilles (grande et petite cuves). Les hydrocarbures se désorbent de la phase solide et migrent en profondeur jusqu’à la surface piézométrique et sont récupérés en aval hydraulique par des aiguilles de pompage. L’émulsion est pompée et dirigée vers un séparateur à hydrocarbures. La phase flottante est stockée dans un container et la phase dissoute peut être réutilisée dans le process en injection.

Les objectifs de dépollution proposés par Tauw France dans le cadre de ces travaux de dépollution sont les suivants :

• Excavation des terres polluées jusqu’aux limites techniques (sous l’emprise de la petite cuve)

• Suppression de la phase flottante (zone de la grande cuve)

• Atteinte d’une asymptote de traitement

• Concentration en hydrocarbures totaux C10-C40 inférieure à 1000 μg/L au droit des piézomètres PZC, PZF et PZG, présents en aval des sources de pollution.

Les objectifs de réhabilitation dans les sols ne sont pas chiffrés.

La durée du traitement est estimée à 1 an.

La surveillance des eaux souterraines est réalisée depuis 2009 ; les campagnes réalisées sont les suivantes : 21/10/2009, 21/12/2009, 04/10/2010, 20/01/2011, 24/05/2011,09/08/2011, 04/01/2012, 04/04/2012, 19/07/2012, 29/10/2012, 10/01/2013, 24/04/2013.

Le site dispose d’un réseau de surveillance piézométrique composé de neuf piézomètres.

Le sens d’écoulement général des eaux souterraines au droit du site est globalement orienté est/ouest, avec une influence nord-ouest/sud-est

Les résultats de la dernière campagne du 24 avril 2013 montrent la présence dans la nappe phréatique de HCT et de HAP au droit de PZA et de PZC. Un seul dépassement du seuil réglementaire est constaté pour les HCT au droit de PZA (5,2 mg/L pour un seuil de 1 mg/L). Les résultats montrent également l’absence de présence de HCT et de HAP dans le piézomètre amont PZD et dans les piézomètres PZB et PZG, situés à l’aval.

Évolution temporelle des concentrations :

- HCT : amélioration de la situation. Depuis le début du suivi de la qualité des eaux souterraines, on observe une nette amélioration de la situation (43,6 mg/L en octobre 2009) ;

- HAP : dégradation de la situation pour certains paramètres (acénapthène, acénaphtylène, fluoranthène, fluorène, napthalène, pyrène, phénanthrène) détectés dans PZA et dans PZC . Dans les autres piézomètres PZB, PZD et PZG, on observe une amélioration de la situation ou une situation stable (<LQ).

***

TRAVAUX DE DEPOLLUTION EN 2013-2014

L'exploitant a mandaté la société SITA Remédiation en 2013 pour réaliser les opérations suivantes :

-Démantèlement des deux cuves

- Mise en place de 22 aiguilles de traitement de pompage et d’injection

- Terrassement et installation des réseaux de pompage et d’injection

- Installation d’une unité de dépollution

- Réfection de la zone des travaux

L’unité de dépollution a consisté en un pompage/réinjection des effluents hydrocarburés en aval hydraulique, et un traitement puis réinjection des eaux traitées en amont créant ainsi un lavage des sols.

Le traitement a été réalisé sur une période allant du 12/12/2013 au 28/08/2014.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Lyon, l'inventaire recense 4 970 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 8 secteurs d'information sur les sols et 33 sites en instruction. Voir la page de Lyon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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