UNIVAR PEH (ex. VAISSIERE FAVRE)
La pollution de ce site de Lyon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000880301 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Lyon |
| Département | Rhône |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les pollutions liées à la seconde guerre mondiale font l'objet d'une fiche spécifique (Fiche Complexe Pétrolier Port Edouard Herriot Lyon).
Bien que située dans la zone pétrolière, mais compte tenu de la spécificité du site, la société UNIVAR (Ex. VAISSIERE) n'a pas souhaité s'associer à l'étude globale réalisée sur le complexe.
L'étude globale réalisée en juillet 1996 sur le complexe pétrolier du Port Edouard Herriot montre cependant que la pollution globale affecte également le site où est implanté la société.
Il a ainsi été demandé par Arrêté Préfectoral du 12/08/1998 une étude de sols (ESR) conformément à la circulaire du 03/04/96.
L'objectif de ce type d'étude est notamment de classer les sites en fonction de la pollution du sol et du sous sol dans l'un des 3 groupes :
- Les sites "banalisables" pour l'usage déclaré (actuel ou prévu) ;
- Les sites à surveiller ;
- Les sites nécessitant des investigations approfondies.
Après remise d'une étude trop sommaire le 08/01/2000, des sanctions administratives ont été imposées le 22/02/2000 à l'exploitant,afin qu'il complète son étude dans un délai de 3 mois.
La version définitive, parvenue à l'administration en juin 2001, conclut à un classement 2 du site (site à surveiller), pour les eaux souterraines et pour le milieu sols.
L'étude a mis en évidence une contamination des sols et de l'aquifère sur la totalité du site. En effet, les analyses dans les eaux souterraines ont révélé des teneurs en hydrocarbures totaux (HCT), aromatiques et aliphatiques halogénés.
Des sanctions administratives ont été prises le 29/03/2002 afin de compléter l'ESR, notamment sur les points suivants :
- réalisation d'analyses de sol complémentaires ;
- justification de l'implantation des piézomètres par rapport au sens d'écoulement de la nappe ;
- prise en compte du risque lié aux émanations de vapeurs inflammables ;
- propositions sur les suites à donner.
Les compléments apportés par l'exploitant le 10/02/2003 répondent globalement aux questions de la DREAL, excepté en ce qui concerne la prise en compte du risque lié aux émanations de vapeurs inflammables.
Au niveau des sols :
14 sondages ont été réalisés (S6 à S18 et PZ4).
Les résultats montrent :
- la présence de benzène dans 12 sondages jusqu'à 950 mg/kg (S14) à 3 m de profondeur ;
- la présence de toluène dans tous les sondages jusqu'à 5 600 mg/kg (S18) à 4 m de profondeur ;
- la présence d'éthylbenzène dans tous les sondages jusqu'à 7 600 mg/kg (S8) à 3 m de profondeur ;
- la présence de xylène dans tous les sondages jusqu'à 25 700 mg/kg ;
- la présence de chlorure de vinyle dans 11 sondages jusqu'à 2,9 mg/kg (S18) à 4 m de profondeur ;
- la présence de 1,1-dichloroéthylène jusqu'à 1,7 mg/kg (S18) à 4 m de profondeur ;
- la présence de trans-1,2-dichloroéthylène jusqu'à 0,78 mg/kg (S8) à 4 m de profondeur ;
- la présence de 1,1-dichloroéthane jusqu'à 5,3 mg/kg (S10) à 3 m de profondeur ;
- la présence de cis-1,2-dichloroéthylène à 300 mg/kg (S18) à 4 m de profondeur ;
- la présence de chloroforme à 1,1 mg/kg (S13) à 3 m de profondeur ;
- la présence de 1,1,1-trichloroéthane jusqu'à 47 mg/kg (S14) à 3 m de profondeur ;
- la présence de 1,2-dichloroéthane jusqu'à 86 mg/kg (S13) à 3 m de profondeur ;
- la présence de trichloroéthylène (TCE) jusqu'à 4,9 mg/kg (S18) à 4 m de profondeur ;
- la présence de tétrachloroéthylène (PCE) jusqu'190 mg/kg (S18) à 4 m de profondeur ;
- la présence de HAP, notamment jusqu'1300,8 mg/kg dont 1 300 mg/kg de naphtalène (S8) ;
- la présence de phtalates jusqu'à 3 704,7 mg/kg (S14).
Le bureau d'étude préconise :
- de vérifier les installations potentiellement à l'origine de la contamination des sols ;
- de résorber la contamination des sols par les composés organiques volatils, et de mettre en place un traitement simultané des eaux souterraines et des gaz du sol.
En parallèle, un arrêté préfectoral relatif à la surveillance des eaux souterraines (hydrocarbures totaux, HAP, COHV, BTEX) et demandant la réalisation d'une EDR sur la santé a été prescrit à l'exploitant le 03/06/2002.
La surveillance des eaux souterraines a commencé de septembre 2002 à décembre 2009.
Au 02/12/2009, les résultats montrent :
Sur site
- la présence de flottant (1 cm) au droit de C6 ;
- la présence de BTEX au droit de C5, C7, C3 ;
- la présence d'HAP au droit de C7, C3 et C5 ;
- la présence de COHV au droit de C3, C5 et C7.
Hors site
- la présence de BTEX au droit de Labo CNR ;
- la présence d'HAP au droit de Labo CNR ;
- la présence de COHV au droit de Labo CNR, Drain 14 CNR et Drain 16 CNR.
Par courrier du 13/02/2004, l'exploitant a transmis à l'inspection de l'environnement une EDR sur la santé.
L'EDR a pour objectif de quantifier les risques toxiques liés à une exposition chronique (par inhalation de vapeurs liées au dégazage du sous-sol) pour des personnes considérées comme cibles potentielles d'une pollution, compte tenu de l'usage futur du site. L'EDR met en évidence une importante contribution du benzène, du naphtalène et du 1,2-dichloroéthane aux ERI et IR calculés ainsi qu'un risque inacceptable pour les travailleurs sur le site.
Le bureau d'études préconise :
- l'excavation contrôlée des terres jusqu'au toit de la nappe ;
- le contrôle des teneurs en bordure de fouilles ;
- l'écrémage de la phase libre en fond de fouille ;
- le traitement des terres sur site dans le cadre d'un biotertre ventilé permettant la volatilisation et la biodégradation des composés organiques ;
- la remise en place des terres traitées dans le vide de fouille après contrôle analytique des teneurs résiduelles.
Le rapport de l'inspection de l'environnement du 01/07/2004 propose au Préfet de prescrire à la société UNIVAR, une EDR pour les ressources en eaux.
Une réunion s'est tenue le 10/06/2004, en présence d'UNIVAR, de la CNR, du PEH, de SITA, de BLONDEL et de la DRIRE, en vue de faire le point sur ce dossier et notamment encadrer les travaux de dépollution envisagés par UNIVAR dans le cadre de la réutilisation du site par la CNR, propriétaire des terrains, pour réaliser un nouveau terminal à containers.
L'EDR pour les ressources en eaux a été transmise à l'administration le 09/11/2005. Elle a mis en évidence des risques inacceptables pour les voies liées à l'inhalation de gaz au niveau du drain CNR.
Des prélèvements ont été réalisés sur 6 ouvrages (RHONE (amont), STEF, LABO CNR, DRAIN 14, DRAIN 16, PZ4 SEA (aval)).
Les résultats montrent :
- la présence de cyclohexane à 2,3 µg/L au droit de LABO CNR ;
- la présence de phtalates dans 5 ouvrages jusqu'à 101,9 µg/L (STEF) ;
- la présence de chlorobenzènes jusqu'à 2,8 µg/L (LABO CNR) ;
- la présence de 5,5 µg/L de benzène (LABO CNR) ;
- la présence de COHV jusqu'à 13,4 µg/L (PZ4 SEA) dont 9,3 µg/L de trichloroéthène.
Le bureau d'études préconise :
- de réaliser des prélèvements de gaz au niveau du drain pour mesurer les teneurs dans l'air ambiant, et d'effectuer de nouveaux calculs de risque ;
- de réaliser une surveillance des eaux souterraines au droit de LABO CNR, du drain et SEA.
Le rapport de dégazage du sous-sol a été transmis à l'administration le 09/11/2005.
Les travaux exécutés par SITA Remédiation ont comme objectif le dégazage préliminaire d'une partie du site afin d'assurer la sécurité des personnes lors des travaux d'aménagement de la darse.
Le traitement préliminaire a pour but d'extraire et de traiter un maximum de gaz au droit des futurs travaux d'aménagement afin d'améliorer les conditions de réalisation des travaux de terrassement.
Un système de venting a été mis en place du 20/06/2005 au 20/09/2005.
Environ 600 kg de polluant ont été traités.
Une convention portant sur les travaux de traitement des pollutions issues des activités exploitées par UNIVAR affectant les terrains relevant du domaine public fluvial et dont la gestion est confiée à l'état à la CNR, a été signée entre UNIVAR, SITA Remédiation le 19/01/2006, et dotée d'un avenant signé le 02/02/2006.
Le rapport de l'inspection de l'environnement du 27/10/2006, propose au Préfet, un projet d'arrêté relatifs aux objectifs de dépollution du site, à la surveillance des eaux souterraines et à l'instauration de servitudes.
L'arrêté préfectoral du 12/01/2007 a été émis, imposant des prescriptions complémentaires à la société UNIVAR :
- atteindre le meilleur niveau de dépollution possible tant pour les sols que pour la nappe d'eaux souterraines ;
- transmettre un rapport de fin de travaux ;
- la mise en place d'une surveillance de la nappe avec 4 ouvrages positionnés à chaque angle du site et prélèvements sur les ouvrages DRAIN CNR et Labo CNR ;
- la réalisation d'un dossier de servitudes.
Le traitement in-situ des sols et de la nappe a été mis en place courant mai 2006 jusqu'en novembre 2008.
Il est constitué :
- d'un système de venting pour l'aération du premier horizon de remblais et pour le traitement la zone non saturée ;
- d'un système de sparging en profondeur pour le traitement de la zone saturée ;
- d'un système d'extraction sous-vide pour 'extraction des hydrocarbures libres flottants.
De plus, SITA Remédiation a réalisé un traitement complémentaire :
- brassage des terres constituant une banquette côté darse, permettant la récupération des hydrocarbures libres et leur élimination en filière agréée ;
- extension du système de dépollution in-situ du côté de l'ancien site Shell Bitume (nord du site).
Le 20/10/2009, le rapport d'analyse des risques résiduels a été transmis à la DREAL.
Conformément à la convention, des campagnes de mesure ont été engagées après l'arrêt des unités de traitement, du 23/12/2008 au 09/12/2009.
Ces campagnes comprennent :
- le contrôle de la présence des épaisseurs de phase flottante au droit des 7 piézomètres C1 à C7 ;
- le prélèvement et l'analyse des gaz du sol au droit des mêmes points de contrôles, C1 à C7, et dans chacun des deux horizons géologiques présents au droit du site.
Résultats pour la phase flottante :
Globalement depuis le début du chantier de dépollution, les ouvrages C1, C2, C3 et C5 n'ont pas ou très peu été touchés par la présence de la phase flottante.
Les autres ouvrages C4, C6 et C7 ont montré une persistance plus ou moins importante en flottant au cours du chantier. A l'issue des campagne de réception et de surveillance (décembre 2009), les ouvrages C4 et C7 ne montrent plus la présence de phase libre depuis respectivement 15 à 18 mois.
Sur l'ouvrage C6, disposé le long de la darse, une faible épaisseur résiduelle de phase flottante est mesurée par intermittence (0,5 cm), en relation probable avec les variations de niveau piézométrique, qui favorisent la mobilisation d'un reliquat d'hydrocarbures libres ou piégés dans les limons.
Résultats pour les gaz du sol :
- BTEX : jusqu'en avril 2009, des traces ou de faibles teneurs sont détectées dans la plupart des ouvrages de contrôle, avec essentiellement du toluène et du xylènes. Il est observé par la suite, une diminution des teneurs dans le temps sur la plupart des ouvrages.
En décembre 2009, seuls C4 et C5 présentent encore un résiduel en BTEX (jusqu'à 17 mg/m3).
- COHV : des traces de quelques solvants chlorés sont mesurées sur la plupart des ouvrages jusqu'en janvier 2009. Il est ensuite observé une diminution des teneurs jusqu'en décembre 2009, où tous les points de contrôle sont exempt de COHV.
Le bureau d'étude conclut :
- que les objectifs de dépollution de la nappe (élimination de la phase flottante) sont atteints sur l'ensemble du site ;
- l'état résiduel est conforme pour le milieu "sol", selon les objectifs de dépollution.
Une étude quantitative des risques sanitaires a été réalisée. Les résultats de calculs montrent que l'état résiduel du site est compatible avec l'usage et les aménagements prévus du site d'un point de vue sanitaire.
Le bureau d'étude conclut que l'état résiduel du site, d'après l'ensemble des campagnes de réception et de surveillance, est compatible avec son usage prévu, et ce même pour la zone C6, présentant par intermittence un film de flottant.
Le rapport de fin de travaux a été transmis à l'administration par courrier, le 04/10/2010.
- 12,62 tonnes de produits hydrocarbures libres ;
- 2,08 tonnes de terres et gravats souillés par des goudrons ;
- 25,66 tonnes de terres impactées par des goudrons, découvertes lors des terrassements réalisés côté darse ;
- 2,32 tonnes de charbon actif souillé par le traitement des effluents aqueux ;
- 33,7 tonnes de compost ont été extraits et éliminés en filière agréée.
Une note technique en vue de l'établissement de servitudes a été réalisée par SITA Remédiation le 15/09/2010.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Lyon, l'inventaire recense 4 970 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 8 secteurs d'information sur les sols et 33 sites en instruction. Voir la page de Lyon.
- Ancienne usine à gaz de Lyon Guillotière — secteur d'information sur les sols
- CRE Lyon — secteur d'information sur les sols
- EG RETAIL - Station service "Les deux amants" - ancienne station BP — secteur d'information sur les sols
- Sylviana Lightning International (SLI France) — secteur d'information sur les sols
- ZAC Lyon Confluence — secteur d'information sur les sols
- SITL (ex FAGOR BRANDT) — secteur d'information sur les sols
- PORT EDOUARD HERRIOT — site dont la pollution est instruite par l'État
- KEOLIS LYON 9 — site dont la pollution est instruite par l'État
- GIVAUDAN FRANCE FRAGRANCES (GFF) — site dont la pollution est instruite par l'État
- VALEO PARIS RHONE — site dont la pollution est instruite par l'État
- DEPÔT PETROLIER DE LYON (DPL) — site dont la pollution est instruite par l'État
- BP FRANCE — site dont la pollution est instruite par l'État
- ENTREPOT PETROLIER de LYON (EPL) — site dont la pollution est instruite par l'État
- STOCKAGES PETROLIERS DU RHÔNE(SPR) — site dont la pollution est instruite par l'État
- GIVAUDAN LAVIROTTE — site dont la pollution est instruite par l'État
- BAYER CROPSCIENCE - Centre de la Dargoire — site dont la pollution est instruite par l'État
- Ancienne usine à gaz et Poste de détente de gaz de Lyon la Mouche — site dont la pollution est instruite par l'État
- ITW BAILLY-COMTE — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société Textile Industrielle du Rhône (STIR) — site dont la pollution est instruite par l'État
- COLAS RHONE ALPES — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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