SERIPHARM
La pollution de ce site de Le Mans fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001223601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Le Mans |
| Département | Sarthe |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les premières investigations environnementales sont liées à la vente du site par RHONE POULENC en 1998 et sont complétées par l’acheteur en 2002, puis ont été compléter à partir de 2015.
INVESTIGATIONS SUR LES SOLS
Au niveau de la partie Nord du site, 9 sondages en 1998 et 1 sondage en 2002 ont mis en évidence l’absence d’impact des activités humaines sur le milieu.
Pour la partie Sud, des témoignages mentionnent que des déversements successifs de déchets (solvants chlorés) ont eu lieu à proximité d'un bâtiment construit en 1969 par un institut de recherche appliqué (parcelle 883). Des investigations sur les sols ont été réalisées en 2015. Elles mettent en évidence une zone polluée localisée au niveau de l’ancien abri de stockage de matériel située à proximité du bâtiment (secteurs des sondages S11c ; S11 ; S18 visible sur le plan cartographique joint à cette fiche). Cet impact concerne le cyclohexane, les hydrocarbures (HCT C5-C40), les solvants aromatiques dont le m,p xylène, l’éthylbenzène, le benzène et le toluène (BTEX), le trichloroéthylène (COHV).
La surface estimée s’étend à 180 m² (1300t de terres). L’exploitant a détruit ce bâtiment et souhaite en construire un nouveau. Les solvants chlorés et les BTEX n’ont été détectés à des teneurs significatives ni au niveau des dalles des bâtiments ni sur les sols présents plus en profondeur. De plus, l’absence de canalisation d’alimentation en eau potable dans la zone polluée a été vérifiée.
Ces investigations ont permis de localiser un « point chaud » : la zone polluée en S11c ; S11 et S18, définir le plan de gestion en conséquence et établir un bilan coûts/avantages des solutions envisagées. L’impact de cette pollution semble limité puisque les substances précitées ne sont retrouvées à des valeurs significatives ni au droit des sondages périphériques (S10, S12, S13 et S17) ni des autres sondages effectués sur le site. L’exploitant mène actuellement la dépollution de cette zone. Un rapport de fin de travaux attestant de l’absence de pollution résiduelle sera remis à l’inspection.
INVESTIGATIONS SUR LES EAUX SOUTERRAINES
L’exploitant a connaissance que le site est à l’origine d’une pollution de sols et des eaux souterraines au nord du site puisque des investigations ont été menées depuis 1998 (sondages de sols et analyses annuelles des eaux souterraines). Les résultats n’ont été communiqués qu’en 2015 par l’exploitant.
Le suivi de la qualité des eaux souterraines, réalisé au droit des 4 piézomètres de la partie nord du site (PZ10-PZ11-PZ12 datant de 1998 et PZ13 de 2002) a mis en évidence la présence depuis 2002 et surtout 2003 d’un impact sur les eaux souterraines en aval hydraulique du site (PZ10-PZ13) pour les solvants chlorés suivants : 1,1-dichloroéthylène, dichlorométhane et 1,1,1-trichloroéthane.
Dans le cadre d’un projet d’extension de 2015, des investigations ont été menées sur l’état des sols et des eaux souterraines au sud du site (mise en place de 3 nouveaux piézomètres Pz14 à Pz16), puis sur l’ensemble du site pendant la période de basses eaux.
1-
Concernant le dichlorométhane, un pic de concentration a été observé au PZ13 entre décembre 2002 (210 μg/l) et mars 2005 (253 000 μg/l). L’exploitant n’a pas eu d’explication pour justifier cette augmentation (pas d’accidents, inspection des réseaux et puisards, …). En janvier 2005, des travaux d’étanchéification ont été réalisés au niveau d'une cuve enterrée qui récoltait les eaux de lavage d'une unité de production et l’ouvrage PZ13 a été nettoyé. A partir de mai 2005, les teneurs chutent : 253 000 μg/l en mars 2005 et 85 100 μg/l en mai 2005. À noter que le dichlorométane était le solvant le plus utilisé à l’époque sur le site, mais la production a laquelle il était lié à été arrêtée depuis 2009. Ce composé n’est plus détecté dans les eaux souterraines transitant au droit du site depuis mars 2009, excepté au Pz10 lors de la campagne d’octobre 2015 : la valeur mesurée (21 µg/L) reste assez faible au regard des valeurs passées.
2-
Les composés 1,1,1-trichloroéthane, 1,1-dichloréthylène et 1.1 dichloroéthane, sont détectés depuis 2002 au droit des ouvrages PZ10, PZ13 et plus récemment Pz15 correspondant à la partie nord du site. Les valeurs mesurées correspondent à des teneurs supérieures aux valeurs indicatives de l’OMS et de l'US-EPA (plus de 35 fois en 2003-2004), fixées respectivement à 30 μg/l pour le trichloroéthane et 200 μg/l pour le dichloréthylène. En 2015, les eaux sont toujours impactées de façon significative par les solvants chlorés, bien que les teneurs soient en forte baisse : 3200 µg/L en Pz13 pour le 1,1,1-trichloroéthane, 1600 µg/L en Pz10 pour le 1,1-dichloréthylène, 1300 µg/L en Pz10 pour le 1.1 dichloroéthane.
Durant l’été 2015, 7 sondages de sols complémentaires, au plus près de la cuve enterrée et dans les zones accessibles (cuves, galerie, ...), ont été réalisés dans la zone nord pour identifier la source de pollution, mais ces sondages n’ont pas permis d'identifier la source de cette pollution. L’origine de la contamination des eaux souterraines par ces composés reste inconnue à ce jour, cependant l'exploitant indique qu'il s'agit très probablement d'une pollution historique ; en effet, si une corrélation est présumée entre certains polluants par des mécanismes de dégradation naturelle, il n'est pas établi de lien entre ces polluants et les différents produits utilisés sur le site. Toutefois on note des similitudes entre les courbes d’évolution de ces deux substances, avec la présence de trois périodes d’augmentation des teneurs (2003, 2008 pour trichloroéthane à partir de mars 2009 pour dichloréthylène, et 2014). Ceci laisse supposer que ces composés ont la même origine.
Le bureau d’étude, missionné par l'exploitant, mentionne que la source de pollution se situe au niveau d’une zone actuellement non accessible, vraisemblablement sous des cuves ou des zones de rétention. Une réflexion est actuellement menée par l'exploitant afin de poursuivre ces recherches sur son site toujours en activité.
3-
Les eaux transitant en Pz15 et en moindre mesure en Pz16 sont impactées de façon significative par les solvants chlorés : du trichloroéthylène (680 µg/L en Pz15 et 220 µg/L en Pz16 / valeur CSP 10 µg/l) et son métabolite de dégradation le cis-1,2dichloroéthylène (610 µg/L en Pz15 / valeur US/EPA 70 µg/L). Ces substances ne sont pas mises en évidence en amont hydraulique (Pz10 et Pz13). La zone de pollution du sol susceptible de migrer dans les eaux souterraines se situe très probablement entre le Pz10 et le Pz15.
Une simulation du flux des eaux souterraines de la première nappe rencontrée entrainant la pollution en solvants chlorés hors du site a été réalisée (modélisation hydrodynamique et hydrodispersive de transfert de la pollution). Seul un puits de particulier a été identifié à 1700 m en aval du site. La modélisation conclut à l’absence de contamination du puits et à un potentiel très faible impact après 80 ans. En revanche, au vu des teneurs en sortie de site, il semble important de vérifier l’absence d’impact au voisinage immédiat de SERIPHARM. Une analyse par calculs de risques sanitaires en aval hydraulique proche du site (excluant la zone Sud en cours de traitement) montre l’absence d’impact des substances volatiles issues du dégazage des eaux souterraines vers les travailleurs situés dans des bureaux de rez-de-chaussé.
Une action est actuellement menée par l'exploitant afin de poursuivre ces recherches sur son site toujours en activité afin d'identifier les deux sources de pollution.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Le Mans, l'inventaire recense 685 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 15 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Le Mans.
- AGRIAL — secteur d'information sur les sols
- LANGLOIS CHIMIE — secteur d'information sur les sols
- Station-service Shell — secteur d'information sur les sols
- SAUNIER DUVAL Pièces de rechange (SDPR) — secteur d'information sur les sols
- COLAS Centre Ouest - Le Mans Foucaudière — secteur d'information sur les sols
- Lycée Marguerite Yourcenar — secteur d'information sur les sols
- Ancien site usine à gaz ENGIE — secteur d'information sur les sols
- SABLE — secteur d'information sur les sols
- Comeca Power (ex- SGTE Power) — secteur d'information sur les sols
- ALTIA LE MANS ex Démarais structure — secteur d'information sur les sols
- USINES CENTER — secteur d'information sur les sols
- Station service TOTAL Marketing France — secteur d'information sur les sols
- SARL Roisné Rochefort — secteur d'information sur les sols
- SOA - Société Orléanaise d'Assainissement (ex-SCC) — secteur d'information sur les sols
- Société des Dépôts Pétroliers de la Sarthe (SDPS ex-TOTAL RAFFINAGE MARKETING) — site dont la pollution est instruite par l'État
- RDL CREATION — site dont la pollution est instruite par l'État
- Site RENAULT — site dont la pollution est instruite par l'État
- VALOR POLE 72 (EX-DUPONT PERFORMANCE COATINGS FRANCE SAS) — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALTIA LE MANS ex Démarais structure — site dont la pollution est instruite par l'État
- SCHENKER FRANCE — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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