SATM
La pollution de ce site de Chambéry fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001012301 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Chambéry |
| Département | Savoie |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Après avoir constaté une pollution des sols et du réseau d’eaux pluviales occasionnée par le débordement d'une cuve enterrée de stockage des huiles de vidanges issues de l'atelier de réparation de poids lourds de SATM, un arrêté préfectoral pris en urgence le 21 avril 2005 a imposé à l'exploitant :
- de prévoir la dépose des cuves à l'origine de la pollution et leur élimination ;
- de mettre en place des rétentions sous tous les fûts de liquides (notamment des huiles) susceptibles d'occasionner des pollutions du réseau d'eaux pluviales ;
- de faire procéder par un organisme tiers, dont le choix sera soumis à l'approbation de l'inspecteur des installations classées, à une délimitation de la zone polluée et à une caractérisation des terres polluées en vue de leur évacuation sous huit jours dans des installations prévues à cet effet ;
- de faire procéder à des analyses de sols en fond de fouilles après évacuation des terres souillées ;
- de maintenir en état, dans un délai suffisant, y compris après évacuation des terres, un dispositif empêchant toute atteinte du réseau d'eaux pluviales par des huiles (y compris les huiles infiltrées dans les sols) ;
- d’analyser la qualité des eaux souterraines et notamment leur teneur en hydrocarbures et HAP en aval hydraulique du site au droit du captage d'alimentation en eau potable du puits des Iles (situé à quelques centaines de mètres en aval hydraulique) ;
- de transmettre à l'inspecteur des installations classées les justificatifs correspondants, dès réception ;
- de mettre en place sans délai un dispositif alternatif provisoire ou définitif de collecte et stockage des huiles de vidange, après avis de l'inspecteur des installations classées ;
Une visite du site a eu lieu le 31 mai 2005 ; elle a permis notamment de constater :
- le décaissement (8 x 10 m² sur 2 m de profondeur) de la zone polluée et l'évacuation des 3 cuves ;
- une forte odeur d'hydrocarbures au voisinage de l'excavation ;
- l'évacuation des terres polluées (40 t) pour destruction chez TREDI à Salaise ;
- le maintien des tapis absorbants fond de fouille pour récupérer les huiles suintant des parois ; ces tapis absorbants sont récupérés régulièrement en cas de besoin par SCAVI en vue d'être détruits ;
- la réalisation des prélèvements de sols :
. 2 carottages dans l'atelier, à quelques mètres du lieu de la pollution,
. 4 carottages dans la fouille, au niveau des parois (les cuves étaient placées sur un radier en béton laissé en place).
- La mise en service pour le stockage des huiles de vidange d'une cuve spéciale aérienne de 1300 litres avec rétention.
- La mise sur rétention de tous les fûts de 200 litres.
Les résultats du diagnostic de sol ont été transmis à la DRIRE le 8 juin 2005. Ils ont mis en évidence une forte teneur en hydrocarbures à proximité immédiate de la cuve fuyarde (4 prélèvements de paroi avec des valeurs comprises entre la VCI usage sensible et la VCI usage non sensible) mais aucune pollution sous les bâtiments attenants (2 carottages).
Les résultats d'analyses hebdomadaires du puits des Iles ne mettent pas en évidence de pollution par les HAP ou les hydrocarbures.
Un arrêté préfectoral du 29 juin 2006 a imposé à l'exploitant un suivi trimestriel des teneurs en HCT et HAP des eaux souterraines afin de vérifier l'absence d'incidence de la pollution accidentelle révélée au niveau de son site sur la ressource en eau.
Depuis, au 12 janvier 2009, aucun résultat d'analyse des eaux souterraines ne dépasse les valeurs limites fixées pour les eaux brutes utilisées pour la production d'eau potable (décret du 20 décembre 2001).
Au regard de ces résultats, et sur la base de l'avis d'hydrogéoloque agréé pour le département de la Savoie, l'exploitant a sollicité l'arrêt de la surveillance de la nappe (dossier SAGE environnement de "demande d'arrêt de suivi hydrogéologique" de décembre 2008).
En effet, selon l'hydrogéologue agréé, "toutes les conditions sont réunies pour considérer que le suivi de la nappe captive par la société SATM n'a plus d'utilité ni de nécessité. Ce sont les remblais qui ont été contaminés. Ils n'ont pas de relations géométriques et hydrogéologiques avec la nappe captive." (rapport du 5 décembre 2008).
Compte tenu de ces éléments, il apparaît que la surveillance des eaux souterraines peut être levée.
Depuis ces derniers éléments, il n'y a pas eu d'évolution notable pour ce site.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Chambéry, l'inventaire recense 376 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Chambéry.
- RUBANOX — secteur d'information sur les sols
- Ancienne usine à gaz — secteur d'information sur les sols
- Ancienne Usine à Gaz - La Calamine — secteur d'information sur les sols
- Concession Citroën — secteur d'information sur les sols
- PURFER - division FONLUPT — site dont la pollution est instruite par l'État
- SNCF Technicentre Chambéry (Station de distribution de carburant) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Saint Gobain Adfors (ex-VETROTEX) — site dont la pollution est instruite par l'État
- DELAGE ELECTROLISING — site dont la pollution est instruite par l'État
- FOSECO — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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