Sols pollués

BOUCHAYER VIALLET

La pollution de ce site de Grenoble fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000977101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneGrenoble
DépartementIsère
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

En mars 2003, la ville de Grenoble remet une Évaluation Simplifiée des Risques (ESR) dans l’optique de sa réhabilitation. Cette évaluation a été réalisée par le bureau d’études GESTER. Elle consiste en la réalisation de l’historique du site, la définition du cadre géologique et hydrogéologique ainsi que la vulnérabilité du site. Cette étude a été complétée par des investigations dans le sol et dans les eaux de la nappe phréatique.

Il en ressortira un contexte hydrogéologique très vulnérable compte tenu de la profondeur de la nappe (à environ 4m).

24 sondages ont été réalisés sur site à la tarière ou à la pelle mécanique ou encore à la tarière manuelle. Les paramètres analysés dans le sol ont été :

- Les HCT ;

- Les PCB ;

- Les HAP et les hydrocarbures aromatiques monocycliques (BTEX) ;

- Les métaux lourds et les phénols.

Les investigations se sont déroulées en Novembre 2002. Les prélèvements ont été faits jusqu’à 6 m (profondeur du toit de la nappe).

Les analyses ont révélé des teneurs en métaux dans les sols de l’ordre de :

- 3700 mg/kg en Plomb ;

- 100 mg/kg d’Arsenic ;

- 370 mg/kg de Cuivre ;

- 8,6 mg/kg de Mercure.

De même des PCB ont été retrouvés, la teneur la plus importante étant de 1,8 mg/kg de MS.

Des mesures piézomètriques ont aussi été effectuées sur 8 piézomètres présents sur le site ou à proximité.

Les analyses effectuées révèlent des contaminations en :

- Arsenic (24 µg/l) ;

- Plomb (500 µg/l) ;

- Nickel (28 µg/l) ;

Les voies de transfert principales des pollutions détectées sont le sol et la nappe phréatique.

Des analyses sur les eaux superficielles (Drac) ont été effectuées sur le paramètre hydrocarbures. Les concentrations relevées sont inférieures au seuil de détection.

L’usage futur du site est un usage commercial et résidentiel. Le site est donc à considérer comme un site à usage sensible dés lors qu’il devient à usage résidentiel.

De cette étude, il en ressort que 6 zones sont sources de pollution :

- Source n° A1 (Sud Est du site) : sol pollué aux métaux sur terrain nu ;

- Source n° A2 ( Est du site) : sol pollué en métaux sous dalle bétonnée ou revêtement détériorée ;

- Source n° B (Sud Est du site, Halle D) : sol pollué en HCT ;

- Source n° C (Est du site, Halle B) : sol pollué par des PCB ;

- Source n° D (Sud Est du site, Halle D) : transformateur au pyralène ;

- Source n° E (Ouest du site) : station de distribution de carburants.

En conclusion de cette étude, le bureau d’étude GESTER a affirmé qu’il était nécessaire de faire réaliser un diagnostic approfondi et une étude détaillée des risques (EDR).

L'arrêté préfectoral imposant la surveillance des eaux souterraines ainsi que la réalisation d'un diagnostic approfondi et d’une EDR été signé le 21 octobre 2003.

Par courrier daté du 23 août 2004, la ville de Grenoble a remis le diagnostic approfondi à l'inspection des installations classées. Celui-ci a été mené par la société ARCADIS et a consisté en la réalisation de 17 sondages.

Les analyses ont confirmé l’existence d’une pollution en :

- Arsenic (52 mg/kg) ;

- Cuivre (796 mg/kg) ;

- Mercure (5 mg/kg) ;

- Plomb (3 930 mg/kg).

Un diagnostic global de pollution a été rédigé par ARCADIS en date du 07/02/2006. Le but de cette étude était de compléter le diagnostic approfondi dans le cadre de l’agrandissement du projet de requalification de la friche Bouchayer-Viallet. 13 sondages ont alors été réalisés.

Les analyses effectuées sur les échantillons ont relevées des teneurs en :

- Cuivre atteignant 670 mg/kg ;

- Mercure de l’ordre de 5 mg/kg ;

- Plomb allant jusqu’à 563 mg/kg ;

- Cadmium à 1,3 mg/kg ;

- HAP également élevées avec 1,8 mg/kg de trichloroéthylène et 1,1 mg/kg de dichlorométhane.

Les zones polluées ont pu être délimitées grâce à cette étude et ont fait l’objet de travaux de traitement adaptés à chaque polluant.

Le 05/07/2007, la Société d’Économie Mixte Grenoble (SEM Grenoble) a remis à l’Inspection des Installations Classées un rapport de gestion des terres. Cette étude a été réalisé sur une zone non contaminé du site. Son but était de déterminer la destination des terres qui seront excavées. 10 prélèvements de sols ont été effectuées sur cette zone et ont mis en évidence des teneurs en Antimoine atteignant 0,14 mg/kg sur les terres superficielles (jusqu’à 30 cm de profondeur).

Du fait de cette pollution, l’horizon superficiel de sol ne pourra être envoyé en centre de traitement des déchets inertes et devra être traité sur place.

Zone B :

La SEM Grenoble a confié à ARCADIS la réalisation d’une étude des risques sanitaires (ERS) sur la zone B du site. Cette étude est menée afin de vérifier la compatibilité de la qualité des sols et des eaux souterraines suite aux travaux de terrassement effectué sur la zone étudiée.

Deux prélèvements en fond de fouilles ont été effectués. Les analyses ont montré une contamination en :

- Arsenic (40 mg/kg) ;

- Cuivre (130 mg/kg) ;

- Mercure (0,2 mg/kg) ;

- Nickel (73 mg/kg) ;

- Plomb (190 mg/kg) :

- Zinc (140 mg/kg).

Après un calcul des risques par une approche majorante, ARCADIS conclu son ERS en affirmant que l’usage prévu sur le site est compatible avec la pollution rencontrée sur la zone sous réserve du recouvrement de l’ensemble des espaces hors emprise des bâtiments par des matériaux d’apport sains.

Le bureau d’étude recommande notamment que les terres évacuées du site soient acheminées en filières de traitements agréées et que la mémoire de la localisation des terres contaminées du site soit gardée.

Une analyse des risques résiduels (ARR) a ensuite été rédigée par Arcadis sur la même zone en date du 12/10/2009. Cette étude a eu pour but de vérifier la compatibilité de la qualité des eaux et des sols avec les futurs usages prévus (résidentiels et commercial). L’ARR a conclu qu’un scénario résidentiel avec niveau de sous-sol était compatible avec les contaminations observées a condition que les terres hors emprise des bâtiments soient remplacées par des matériaux d’apport sains.

Les terres excavées dans le cadre du terrassement ne pourront donc pas être utilisées en couverture des espaces verts.

Des restrictions d’usage ont également été recommandés dans cette étude. Elles portent notamment sur l’utilisation des eaux souterraines du site, l’interdiction de plantation de fruits et de légumes et sur l’usage du site.

Partie Nord :

Un diagnostic complémentaire d’analyses des sols a été mené sur la partie nord du site et a fait l’objet d’un rapport rédigé par ARCADIS en date du 25/07/2008. 6 sondages ont été réalisés sur la zone et les analyses des échantillons ont montrés des teneurs importantes en Arsenic (1,6 mg/kg).

Cette zone allant faire l’objet de travaux d’excavation pour l’implantation d’un parking sur le site, un tri des terres sera obligatoire afin de les acheminer en zone de traitement approprié.

Un suivi de la qualité des eaux souterraines du site est assuré par ARCADIS depuis le mois de janvier 2004. Les campagnes sont réalisées trimestriellement sur 6 piézomètres et les échantillons d’eaux sont analysés afin de déterminer les concentrations en HCT et en métaux lourds. 30 campagnes ont été réalisées et la dernière en date s’est tenu au mois de janvier 2013.

Depuis janvier 2008, des contaminations ponctuelles (6 campagnes sur 30) en Nickel ont été décelées sur un des ouvrages du site (la concentration maximale observée est de 65 µg/l en juin 2010). Aucune autre pollution n’a été décelée sur les eaux souterraines depuis le mois d’avril 2009.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Grenoble, l'inventaire recense 1 119 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 11 secteurs d'information sur les sols et 29 sites en instruction. Voir la page de Grenoble.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

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