Centre Social TEISSEIRE (ex station service ELF)
La pollution de ce site de Grenoble fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000926901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Grenoble |
| Département | Isère |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Suite au dépôt de son dossier de cessation d’activité, la société TOTALFINA ELF a mandaté la société CECA pour effectuer un diagnostic initial des sols du site. Cette étude, dont le rapport a été rédigé en date du 9/11/1994, a décelé une contamination des sols et des eaux en Hydrocarbures Totaux (ou HCT) à des teneurs respectives de 1 500 mg/kg et 8,8 mg/l.
Des travaux de réhabilitation ont donc eu lieu entre les mois de juillet et d’octobre 1996. Le but de ces travaux était d’abaisser les teneurs en hydrocarbures jusqu’à atteindre :
- 500 mg/kg dans les sols ;
- 1 mg/l dans les eaux de la nappe phréatique.
Suite au projet d’implantation du centre social, une étude de faisabilité géotechnique a été réalisée par la société SOLEN le 30/06/1999. Lors de forages, de fortes odeurs d’hydrocarbures ont été retrouvées. L'Inspection des Installations Classées a alors été informée par la Ville de GRENOBLE de l’existence d’une pollution sur les sols et les eaux du site.
Des analyses complémentaires ont été effectuées le 30/09/1999. Les résultats ont montré une contamination des eaux du site en :
- HCT (73,2 mg/l) ;
- Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (dit HAP observés à des concentrations de 366,33 µg/l dont 313 µg/l de Naphtalène).
Les travaux de terrassement ont alors été stoppés et des sondages complémentaires ont été réalisés par la société GESTER. Ces derniers ont fait l’objet d’un rapport rédigé en date du 30/10/2000. Au total 3 sondages ont été réalisés en fond des fouilles de terrassement et 4 piézomètres ont été implantés sur le site.
Les résultats des analyses effectuées sur les échantillons ont confirmé une pollution des eaux et des sols en:
- HCT (observés à 29,982 mg/l dans les eaux et 4 873 mg/kg dans les sols) ;
- HAP (somme de 10 à 241,77 µg/l dans les eaux et 12,75 mg/kg dans les sols).
Une Évaluation des Risques Sanitaires (ERS) a également été menée par GESTER et a fait l’objet d’un rapport daté du 17/11/2000. Celui-ci a préconisé le confinement de la source au droit du site par une couche de matériaux ne permettant pas la diffusion des vapeurs. Un suivi de la qualité des eaux souterraines a également été recommandé.
La réalisation de travaux de réhabilitation a été demandée. Le bureau d’étude GESTER a alors préconisé que les sols soient excavés, décapés et traités en filière de traitement adapté jusqu’à une cote de 213,75 m NGF afin de ne pas atteindre la nappe.
Cette dernière aurait été protégée par la mise en place d’une membrane benthonique surmontée d’une épaisseur d’environ 30 cm de terres propres. Un film géosynthétique et une couche de graviers concassés de 20 cm ont été recommandés pour recouvrir les terres saines.
Une étude sur l’origine de la pollution en HAP a été réalisée le 23/03/2001. Aucun impact n’a été détecté sur les terres et les eaux en amont hydraulique du site.
Au mois de septembre 2001, une nouvelle ERS a été menée par l’INERIS. Celle-ci a été effectuée à la demande de la CECA afin de vérifier les objectifs de dépollution fixés par le bureau GESTER. Les conclusions de l'Ineris ont indiqué que la pose de membranes géosynthétique et benthonique n’était pas nécessaire et qu'elle pouvait être remplacée par un remblaiement avec un horizon aux caractéristiques physico-chimique définis. Une surveillance semestrielle des eaux souterraine a également été recommandée avec des analyses sur les paramètres HCT, HAP et Hydrocarbures Aromatiques Monocycliques (BTEX).
Sur les bases des conclusions de l’INERIS, le Préfet de l’Isère a imposé par le biais de l’arrêté préfectoral du 09/11/2001 les travaux de réhabilitation du site à la société ELF. Cet arrêté a ensuite été modifié par celui signé au 10/05/2002.
Un diagnostic complémentaire a été mené le 19/11/2001 par la société CECA afin de préparer les travaux de réhabilitation. Le site a alors fait l’objet d’un maillage de 6m par 3 sur une épaisseur de 1 m. Chaque maille a été l’objet d’un échantillonnage de sols ce qui a permis de centrer les futurs travaux sur 16 mailles présentant une pollution en :
- HCT atteignant 15 000mg/kg) ;
- BTEX dont Xylènes (735,4 mg/kg) et Ethylbenzène (24mg/kg).
Les travaux de réhabilitation du site ont fait l’objet d’un rapport rédigé par CECA à la date du 17/06/2002. Ces travaux ont été réalisés en deux temps.
Entre le 26/11/2001 et le 14/12/2001, prés de 3 500 tonnes de terres ont été excavées et acheminées en Installation de Stockage de Déchets Inertes tandis que 1 560 tonnes ont été envoyées en biocentre.
La nappe apparaissant au fond d'une des fouilles a laissé apparaître un surnageant. Un camion de pompage est alors intervenu sur le site. 8 m3 d’eau polluées ont ainsi été évacuées. Elles présentaient notamment des concentrations en BTEX total atteignant 132,8 µg/l.
Les travaux ont ensuite repris du 15/04/2002 au 26/04/2002. Au total, 6027 tonnes de terres ont été excavées dont 1 590 tonnes ont été acheminées en biocentre. Une seule maille n’avait pas pu être excavée à cause de la présence de réseaux enterrés au droit de la zone contaminée.
Les analyses effectuées en fond de fouilles ont montré la persistance de pollution en HCT sur une maille (teneur de 1 400 mg/kg). Son excavation n’a pas été jugée utile compte tenu du fait :
- Qu’il s’agissait d’une contamination très ponctuelle et donc peu représentative ;
- Du risque limité de contamination grâce à la faible perméabilité de l’aquifère et au remblaiement de matériaux sains par-dessus la pollution résiduelle ;
- Des difficultés techniques liées à la présence de la nappe.
L’examen de ces rapports a fait apparaître de nombreuses insuffisances et des compléments ont été demandés par le Préfet par le biais d’un courrier daté du 07/01/2003. Le rapport final a été transmis à l’Inspection des Installations Classées le 08/04/2003.
La pollution résiduelle a été retirée du site.
La surveillance de la qualité des eaux souterraines du site a été imposée par l’arrêté préfectoral du 07/01/2004. 4 campagnes d’analyses ont été réalisées cette année là puis la fréquence est devenue semestrielle pour les 2 années suivantes.
Suite à une demande de l’Inspection, deux autres campagnes ont été réalisés en 2007.
Compte tenu du fait qu’aucune contamination imputable au site n’a été détectée lors de ces 10 campagnes, un arrêté préfectoral a été signé en date du 20/02/2008 afin de mettre fin à la surveillance des eaux.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Grenoble, l'inventaire recense 1 119 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 11 secteurs d'information sur les sols et 29 sites en instruction. Voir la page de Grenoble.
- Société CERIM - Bosonnet — secteur d'information sur les sols
- FONCIERE DU DAUPHINE - GEODIS (Ex Castorama) — secteur d'information sur les sols
- Avia — secteur d'information sur les sols
- T2A -Teinturerie & Apprêts des Alpes — secteur d'information sur les sols
- ZAC Vigny Musset - Ilot U — secteur d'information sur les sols
- Schneider site J — site dont la pollution est instruite par l'État
- ANCIENNE SOCIETE STREICHENBERGER — site dont la pollution est instruite par l'État
- CATERPILLAR FRANCE SAS — site dont la pollution est instruite par l'État
- ARAYMOND — site dont la pollution est instruite par l'État
- SCHNEIDER ELECTRIC (usine H) — site dont la pollution est instruite par l'État
- SCHNEIDER ELECTRIC TEC 38 (Ex. Usine A) — site dont la pollution est instruite par l'État
- SCHNEIDER USINE S1 — site dont la pollution est instruite par l'État
- MINATEC (site GEG INPG) — secteur d'information sur les sols
- RENAULT — site dont la pollution est instruite par l'État
- BP FRANCE — site dont la pollution est instruite par l'État
- MINITUBES — site dont la pollution est instruite par l'État
- BOUCHAYER VIALLET — site dont la pollution est instruite par l'État
- ZAC Vigny Musset - Ilot A — secteur d'information sur les sols
- ZAC Vigny Musset - Ilot N — secteur d'information sur les sols
- ZAC Vigny Musset - Ilot M — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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