Sols pollués

ARAYMOND

La pollution de ce site de Grenoble fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000879701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneGrenoble
DépartementIsère
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

L'ensemble du site, en activité est gardienné, clôturé, avec interdiction d'accès.

Cet établissement relève des critères de la circulaire du 03/04/1996 relative aux études de sol.

Cette circulaire prévoit la réalisation de diagnostics initiaux et de l'évaluation simplifiée des risques sur les sites industriels en activité. L'objectif de ces études est de classer les sites, au regard de la pollution du sol et du sous–sol en trois groupes

- Les sites "banalisables" pour l'usage déclaré (actuel ou prévu)

- Les sites à surveiller

- Les sites nécessitant des investigations approfondies.

L'étude de sols a été imposée par arrêté préfectoral n° 98 8366 du 01/12/98.

Cette étude qui comprend un diagnostic initial et une étude Évaluation Simplifiée des Risques (ESR) a été transmise à l'administration le 08/06/2001.

Pour la caractérisation des sols, les investigations ont regroupé la réalisation de 17 sondages.

Ils sont implantés au droit des sources potentielles de pollution actuelles et passées.

Pour la caractérisation des eaux souterraines, deux piézomètres à 5,5 m de profondeur ont été forés en amont et aval hydraulique du site. Un puits de pompage, présent à l'intérieur de l'usine, a également été utilisé comme point de prélèvement des eaux souterraines.

Les analyses des sols prélevés sous les dalles bétonnées ont mis en évidence la présence significative :

- d'hydrocarbures : 1 sondage à 19000 mg/kg (ancien atelier de traitement thermique) ;

- de chrome : 1 sondage à 320 mg/kg (ancien atelier de chromage dur) ;

- de cuivre : ancien atelier de traitement de surface et atelier de dégraissage et actuel atelier de traitement de surface (concentrations égales et respectivement 1500 et 7300 mg/kg) ;

- et de nickel : 1 sondage à 380 mg/kg (atelier de traitement de surface).

Le bureau d'études en conclut que :

- Les concentrations en hydrocarbures totaux, en chrome et en nickel sont comprises entre les valeurs guides à usage sensible et usage non sensible en vigueur à l'époque, égales et respectivement 5000 et 25000 mg/kg pour les hydrocarbures, 130 et 7000 mg/kg pour le chrome, et 140 et 900 mg/kg pour le nickel.

En revanche, les concentrations en cuivre sont toutes supérieures à la valeur guide à usage non sensible en vigueur à l'époque, égale à 950 mg/kg.

- Les analyses des eaux souterraines dans les piézomètres et le puits n'ont mis en évidence aucune substance indésirable. Les concentrations obtenues sont presque toutes inférieures aux seuils de détection analytique.

- Cependant, les sols contaminés constituent actuellement des sources potentielles de pollution qui pourraient s'avérer réelles, si la dalle qui empêche les eaux météoriques de drainer la zone non-saturée, et d'entraîner des particules vers la nappe, est enlevée ou se dégrade.

De plus, certaines voies d'exposition comme l'inhalation devraient alors être prises en compte, dans le cadre de la caractérisation des dangers.

En outre, ces sols contaminés se situant à proximité de l'interface zone saturée/zone non saturée, une mobilisation des polluants n'est pas exclue en cas de remontée élevée du niveau piézométrique en hautes eaux.

Quant aux résultats de l'ESR, celle-ci conclut à un classement du site au niveau 2 (site à surveiller).

L'administration a proposé au Préfet de fixer la surveillance du site:

- sur les 2 piézomètres existants et le puits de pompage ;

- sur 2 piézomètres à créer, l'un dans la zone "traitement de surface, zinc, reprise", fortement polluée en hydrocarbures et en métaux. On peut également y trouver du TCE. L'autre, dans la cour immédiatement derrière le mur, polluée en métaux et fortement en chrome ;

- sur un autre piézomètre "amont site".

L'arrêté préfectoral a été émis le 15/01/2003. Il concerne la mise en place d'un réseau de surveillance de la qualité des eaux souterraines à fréquence trimestrielle et sur les paramètres HCT, métaux lourds et le TCE.

Le première campagne de surveillance a été effectuée le 05/03/2003.

Les résultats montrent :

- Pz Amont : 0,5 µg/L de 1,1,1-trichloroéthane et traces de TCE et PCE et métaux lourds ;

- Pz Aval : 1,1 µg/L de 1,1,1-trichloroéthane, 1,5 µg/L de TCE, 18 µg/L de PCE, 2 µg/L de cis-dichloroéthane ;

- Puits 2 : traces de TCE et PCE et métaux lourds ;

- Puits 3 : traces de cis-dichloroéthane, TCE et PCE et métaux lourds.

Les campagnes de surveillance se sont poursuivies jusqu'en 2012, les derniers résultats transmis à l'administration à ce jour, datent du 15/02/2013 (résultats de campagne de décembre 2012).

Sur l'année 2012, seules des traces en TCE et PCE sont décelées dans les eaux souterraines.

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L’usage futur initialement proposé par la société ARAYMOND était un usage de type résidentiel. Cette

proposition n’a pas appelé d’observation particulière ni d’avis du maire de la commune de Grenoble, qui en

a été informé par courrier de l’exploitant le 7 mars 2014.

Ce site fait en effet l’objet d’un projet de promotion immobilière dont le maître d’ouvrage est la société

EIFFAGE IMMOBILIER, motivant de facto les propositions faîtes par la société ARAYMOND. Ce projet

concerne les parcelles n°63, 64, 65, 66 et 129 section OI, pour une superficie de 13350 m². Il

implique la démolition des anciens bâtiments industriels présents sur l’emprise, y compris les fondations,

ainsi que l’excavation du terrain, à une profondeur légèrement inférieure à 3 mètres, sur la majeure partie

de l’assiette foncière pour la réalisation de parkings enterrés.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Grenoble, l'inventaire recense 1 119 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 11 secteurs d'information sur les sols et 29 sites en instruction. Voir la page de Grenoble.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.