SNCF
La pollution de ce site de Vénissieux fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000975901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Vénissieux |
| Département | Rhône |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
La première fuite de gasoil s'est produite à partir d'une des conduites enterrées distribuant le gasoil, au niveau du départ des cuves. Une consommation élevée en gasoil a été observée à partir du 01/11/1985. La canalisation a été réparée le 13/11/1985. Le volume infiltré de gasoil a été estimé à environ 100 m3. Suite à cette fuite, le BRGM est intervenu afin de déterminer l'impact de cette pollution sur la nappe phréatique.
La surface de la lentille de gasoil à la surface de la nappe a été estimée comprise entre 1 190 m² et 1 785 m².
3 piézomètres ont été implantés sur le site lors de ces investigations. Ces ouvrages ont permit la récupération d'entre 5 et 20% du gasoil infiltré en 2 mois de pompage à un rythme d'une demi heure par jour.
Le 19/12/1997, la rupture d'une vanne de la cuve de rétention de gasoil entraine la fuite de prés de 200 m3 d'hydrocarbures. Les mesures d'urgence mises en place ont permis la récupération d'approximativement 195 m3 de gasoil. A la suite de cet incident, la SNCF a fait réaliser en janvier 1998 un diagnostic préliminaire visant à mesurer l'impact de cette fuite sur les sols et la nappe phréatique au droit du site. Ce diagnostic a mis en évidence la présence d'une lentille de flottants au toit de la nappe d'au moins 200 mètres de longueur sur 100 mètres de large.
L'étude définitive a été rédigée par ANTEA au mois d'avril 1998. 3 sondages ont été effectués et 2 piézomètres supplémentaires ont été implantés sur le site. Les analyses des échantillons de sols collectés ont montrés de forte teneur en Hydrocarbures Totaux (HCT) atteignant jusqu'à 43 800 mg/kg. Un impact a également été constaté sur les eaux souterraines. En effet, une épaisseur de flottant de 40 cm a été observée au dessus de la nappe et la concentration en HCT dans les eaux souterraines était de 1,9 mg/l.
En conclusion de son rapport, ANTEA recommande de mettre en place un dispositif de pompage/écremage de la lentille d'hydrocarbures et de réaliser des investigations complémentaires destinées à déterminer l'extension de la pollution des sols.
La SNCF a procédé à la réalisation d'un diagnostic complémentaire dans le but de préciser cette extension. Le rapport relatif à ce diagnostic complémentaire a été transmis à l'administration le 7 décembre 2001 par le bureau d'étude GESTER. Lors de ces investigations, GESTER a dénombré la présence de 9 ouvrages permettant la mesure du niveau de la nappe. Elle en implantera 10 de plus entre le 27 et le 29/08/2001.
6 campagnes de mesures d'épaisseur du surnageant ont été réalisées entre le 21/01/1998 et le 31/03/1998. L'épaisseur maximale a été de 45 cm le 31/03/1998 contre 19 cm lors de la campagne du 03/09/2001.
mA l'issue de ce rapport, une action de test de récupération de flottant dans les piézomètres a été décidée. Du 3 septembre 2001 au 14 novembre 2002, des mesures d'épaisseur des produits flottants ont été réalisées simultanément à un écrémage de ces produits. La SNCF a transmis le rapport relatif à ces actions (rédigé par GESTER) le 18 février 2003.
Ce rapport fait apparaître une diminution de l'épaisseur des flottants, au niveau de la lentille située à proximité des réservoirs, bien qu'il reste encore 6 cm de flottants sur l'un des piézomètres. A l'inverse, dans la zone située à proximité de la station service, les épaisseurs de flottants ont augmenté sur certains piézomètres, par rapport à la situation de septembre 2001.
Il semble donc que la pollution se soit "déplacée" vers le nord-ouest du site, le sens d'écoulement de la nappe étant globalement orienté est-sud-est/nord-nord-ouest sur ce secteur. L'hypothèse d'une réalimentation de la nappe en polluants par une fuite récurrente a été écartée. Les opérations d'écrémage ont donc permis la récupération d'un peu moins de 300 l d'hydrocarbures, mais n'ont pas éliminé tout le surnageant.
Dans ces conditions, il a été imposé à la SNCF, par arrêté préfectoral du 19 mai 2003, de poursuivre cette étude en réalisant une Évaluation Simplifiée des Risques (ESR), et de poursuivre la surveillance des eaux souterraines au droit du site, en mesurant la concentration en hydrocarbures totaux à fréquence trimestrielle.
Le 24 juillet 2003, la SNCF a transmis cette ESR à l'administration. Elle conclu au placement du site en catégorie 2, site à surveiller.
Du 05/08/2003 au 01/03/2006, 10 campagnes de suivi ont été réalisés.
Lors de la campagne du 01/03/2006, une épaisseur de flottant de 2 centimètres a été observée. Les teneurs en hydrocarbures dissout dans les eaux souterraines ont été inférieures à 0,4 mg/l sur l'ensemble des campagnes. Un maximum a été atteint à 0,39 mg/l le 03/02/2004, mais la concentration en HCT n'était que de 0,09 mg/l le 01/03/2006.
Un diagnostic complémentaire a été réalisé par Golder Associates en Octobre 2009 et a permis de cartographier les impacts en hydrocarbures totaux dans les sols entre 0 et 2 m. 4 zones de pollutions ont ainsi été identifiées :
- dépotage : de la surface à la zone saturée concentrations > 10 000 mg/kg en HCT (C12-C21) ,
- anciennes cuves : de la surface à la zone saturée concentrations > 10 000 mg/kg en HCT (C12-C21) ,
- huilerie : de la surface à -2,5 m concentration à 8000 mg/kg en HCT lourds C21-C40,
- distribution : de la surface à -4,5 m, concentration entre 6100 et 7550 mg/kg C12-C41 et C21-C40
Un programme de recherche et développement financée en partie par l’ADEME a débuté en 2009. Suite à la mise en place de pilotes en 2010, le traitement pleine échelle par bioventilation a été mis en place en 2011 sur les zones de la distribution et de l’huilerie et en 2012 sur les zones des cuves et du dépotage. Le traitement a été stoppé en 2015 (mars) sur les zones des cuves et du dépotage (2 ans de traitement) et juin 2015 sur les zones de la distribution et de l’huilerie (3 ans de traitement). Le récolement des travaux devra être réalisé.
Concernant la pollution de la nappe, un système de pompage/écrémage est installé sur un réseau de piézomètres depuis 2006. En 2014, la hauteur de phase libre mesurée sur la zone de distribution maximum est de 63 cm sur un des piézomètres. L'inspection demande dans son rapport du 11 septembre 2015 que le traitement soit poursuivi et que le suivi des eaux souterraines suivant soit mis en place sur un réseau tenant compte de la délimitation du panache :
- relevé piézométrique trimestriel sur et hors site (+ mesure de flottant) ;
- relevé hebdomadaire des épaisseurs d’hydrocarbures flottants ;
- analyses trimestrielles des HCT C10-C40.
Les rapports concluent à l’existence de deux panaches de flottant :
- Le premier s’étend jusqu’à 500 m vers l’Ouest et serait issu du site SNCF suite à l’incident du 20 août 2006 mais aussi à d’autres incidents plus anciens comme en 1986 et 1997 ;
- Le second panache séparé géographiquement du premier et situé à 200 m plus loin en aval hydraulique n’a pas d’extension complètement déterminé et proviendrait d’une autre origine que le site SNCF.
Un arrêté préfectoral du 11/2/2008 a interdit l'utilisation des eaux souterraines en aval hydraulique de ces 2 panaches (et donc y compris dans la zone où se trouvent les puits de particulier).
L'inspection souhaite privilégier les servitudes d’utilité publique simplifiée.
L'inspection demande, dans son rapport du 11 septembre 2015, que l'exploitant dépose un dossier de demande de SUP interdisant notamment l'utilisation de l'eau de la nappe prélevée au niveau des deux panaches.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Vénissieux, l'inventaire recense 322 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 7 secteurs d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Vénissieux.
- SITE GAZECHIM RHONE ALPES — secteur d'information sur les sols
- RENCAST DEVELOPPEMENT et VMT (ex Fonderies DURANTON SICFOND ) — secteur d'information sur les sols
- PINDALP (ex-VIPAM) — secteur d'information sur les sols
- VOS LOGISTICS — secteur d'information sur les sols
- Polyclinique des Minguettes — secteur d'information sur les sols
- CHIMIOTECHNIC — site dont la pollution est instruite par l'État
- RENAULT TRUCKS - Etablissement de Lyon — site dont la pollution est instruite par l'État
- ROBERT BOSCH — site dont la pollution est instruite par l'État
- CARBONE SAVOIE — site dont la pollution est instruite par l'État
- RHONE GRAVURE — site dont la pollution est instruite par l'État
- Centre Démolition Auto (CDA) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société Nouvelle des Ateliers de Venissieux (SNAV) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Cégélec — secteur d'information sur les sols
- SECOSAR ETIRAGE — site dont la pollution est instruite par l'État
- VINCI — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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