CARBONE SAVOIE
La pollution de ce site de Vénissieux fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000853901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Vénissieux |
| Département | Rhône |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Avant 2011
Le site s’est vu imposer par Arrêté Préfectoral du 12/08/98 la transmission d’une étude de sol conformément à la circulaire du 03/04/96.
Cette circulaire prévoit la réalisation de diagnostics initiaux et de l'évaluation simplifiée des risques (ESR) sur les sites industriels en activité. L'objectif de ces études est de classer les sites, au regard de la pollution du sol et du sous-sol en trois groupes :
- les sites "banalisables" pour l'usage déclaré (actuel ou prévu)
- les sites à surveiller
- les sites nécessitant des investigations approfondies.
Une grille annexée à cette circulaire précise les secteurs d'activité prioritaires. On y trouve en priorité 1, les installations liées aux secteurs du déchet de la chimie (pétrochimie, pharmacie…), de la métallurgie du textile, de la cristallerie, des dépôts d'hydrocarbures.
165 entreprises ont été proposées en Rhône-Alpes.
Des compléments ont été demandés par l'administration sur L'ESR transmise.
L’étape A de l’étude de sol a été transmise fin 98 et a montré la nécessité de mises de structures complémentaires par forages au droit des stockages et unités de traitement des gaz. Il n’y a pas de rejets d’eaux industrielles. L’ESR remise le 15 juin 1999 a classé le site en classe 3, toutefois cette étude a montré, des taux assez élevés en HAP au droit du bas des unités de traitement des gaz. Cette pollution est très superficielle (environ 10m2 sur 20 cm en profondeur). La zone contaminée a été excavée.
Par ailleurs, des teneurs assez élevées en hydrocarbures ont été relevées à proximité de l’ancienne citerne et à moindre mesure à proximité du stockage. Suite à la demande de l’administration l’élimination de ces citernes (jusqu’au seuil constaté d’impact du guide méthodologique traitement des sites pollués) a été effectuée.
A partir de 2011
Dans le cadre du chantier de l'OTR (oxydateur thermique) afin d'améliorer le traitement des rejets atmosphériques du site, les travaux de génie civil (dévoiement réseaux existants, nouveau réseau incendie...) ont généré plusieurs milliers de m3 de déblais (évalués dans un premier temps à environ 6500 m3) . Sur demande de l'inspection, l'exploitant a réalisé plusieurs prélèvements et analyses de la qualité des déblais et a réalisé un plan de gestion de ces terres excavées.
Par transmission en date du 30 janvier 2012, l'exploitant a remis à l'inspection un plan de gestion accompagné de l'ensemble des analyses de sol.
Les principales conclusions de cette étude sont les suivantes :
le volume total des déblais est évalué à 6500 m3 – d'après l'exploitant et après optimisation des travaux de fondation, il apparait que le volume réel de terres excavées est moindre.
Au total, 70 sondages ont été réalisés par l'exploitant au cours de l'année 2011 :
- 4 points à 3 m de profondeur dans la future zone OTR réalisés en préalable du projet
- 13 points entre le four 5 et le futur OTR (11 points à 3m et 2 points à 2m)
- 29 points dans la zone OTR (2 points à 2m, 25 points à 3m et 3 points à 4m)
- 12 points sur le futur réseau incendie à 2m de profondeur
- 12 points sur le futur rack (entre le bâtiment OTR et l'entrée du site) à 2m de profondeur
Les concentrations ont été comparées aux valeurs suivantes :
- bruit de fond géochimique dans les sols ordinaires quand les valeurs existent
- seuil d'admission en centre de stockage de déchets inertes
Il apparaît au regard des analyses effectuées que le masse de déblai a été répartie en 3 types selon la concentration de polluants :
- source 1 : environ 300 m3 de déblai présentant de fortes teneurs en polluants pour les HAP (de 1000 à 3000 mg/kg), hydrocarbures totaux (jusqu'à 5000 mg/kg) et métaux lourds. Pour ces déblais, le plan de gestion prévoit un traitement extérieur de ces déblais par traitement biologique (BIOGENIE). Aussi un choix de suppression des points chauds a été privilégié.
- source 2 : environ 1200 m3 (2700 m3 était initialement prévus avant optimisation de la phase travaux) de déblais caractérisés par une pollution diffuse en HAP, hydrocarbures totaux et métaux lourds. En raison du volume important de déblais, l'exploitant a proposé que ces terres soit remblayées sur site, sur la base d'un bilan coût/avantages. Après échanges avec l'inspection des installations classées, il apparaît que pour ces terres une seule zone de remblai, bien identifiée sur le site de Carbone Savoie, sera utilisée. L'inspection a également demandé :
- qu'une étude de la qualité des sols au droit de cette zone identifiée soit réalisée préalablement au remblai. Pour ce point, l'exploitant a procédé à un sondage de sol. Les analyses montrent principalement que le paramètre HAP déclasse cette zone par rapport aux seuils d'acceptation en centre de stockage de déchets inertes (156 mg/kg de HAP contre 50 mg/kg). Les analyses montrent également que la qualité du sous-sol au droit de la zone de remblai est comparable à la qualité du sous-sol de l'ensemble du site Carbone Savoie. Le diagnostic complet réalisé dans le cadre du projet OTR indiquait la présence de HAP à des concentrations comprises entre 50 et 500 mg/kg que l'on retrouve au droit de la zone de remblai. Ainsi, cette zone semble pouvoir accueillir les déblais (source 2) qui présentent une qualité similaire au sous-sol actuellement en place sur cette zone.
- que la zone soit protégée de tout risque de lixiviation par les eaux pluviales. Pour ce point, l'exploitant a proposé une couverture de la zone de remblai par une membrane imperméable et un géotextile entre le sol et le massif de terres afin de pouvoir l'identifier dans le futur.
- source 3 : environ 3500 m3 de déblai respectant les seuils d'acceptation en centre de stockage de déchets inertes. Ces déblais sont réutilisés en tant que remblai sur le site dans le cadre du chantier OTR et ne font pas l'objet d'un traitement spécifique.
Un suivi piézométrique a été mis en place sur demande de l'inspection des installations bien que l'étude réalisée ait montré l'absence de mise en contact de ces terres avec la nappe souterraine (niveau piézométrique à 10 m de profondeur) et l'inexistence d'un lessivage par les eaux pluviales du fait de la présence sur l'ensemble du site d'une couverture béton ou bitume, empêchant ainsi les voies de transfert sol → nappe et sol → air. Concernant le suivi piézométrique, Carbone Savoie a mis en place 4 piézomètres sur son site (un en amont hydraulique et trois en aval dont un est placé à proximité de la zone de remblai source 2).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Vénissieux, l'inventaire recense 322 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 7 secteurs d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Vénissieux.
- SITE GAZECHIM RHONE ALPES — secteur d'information sur les sols
- RENCAST DEVELOPPEMENT et VMT (ex Fonderies DURANTON SICFOND ) — secteur d'information sur les sols
- PINDALP (ex-VIPAM) — secteur d'information sur les sols
- VOS LOGISTICS — secteur d'information sur les sols
- Polyclinique des Minguettes — secteur d'information sur les sols
- CHIMIOTECHNIC — site dont la pollution est instruite par l'État
- RENAULT TRUCKS - Etablissement de Lyon — site dont la pollution est instruite par l'État
- ROBERT BOSCH — site dont la pollution est instruite par l'État
- RHONE GRAVURE — site dont la pollution est instruite par l'État
- SNCF — site dont la pollution est instruite par l'État
- Centre Démolition Auto (CDA) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société Nouvelle des Ateliers de Venissieux (SNAV) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Cégélec — secteur d'information sur les sols
- SECOSAR ETIRAGE — site dont la pollution est instruite par l'État
- VINCI — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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