Sols pollués

SEXTANT AVIONIQUE (devenu THALES AVIONICS)

La pollution de ce site de Valence fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000932101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneValence
DépartementDrôme
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

En juillet 1998, une fuite de FOD sur une canalisation enterrée, est détectée dans l’enceinte de l’établissement situé dans le périmètre de protection éloigné d’un des captages AEP qui alimente la ville de Valence.

Compte tenu de la proximité de cet usage sensible et de la forte perméabilité de la zone non saturée, M. le Préfet impose à la société, par arrêté préfectoral en date du 19 avril 1998, la réalisation d’une Evaluation Simplifiée de Risques ainsi que la mise en place immédiate de mesures destinées à protéger la ressource.

Très rapidement la canalisation détériorée est remplacée, une partie des terres souillées est excavée et éliminée et un piézomètre est mis en place en aval hydraulique de la fuite, en dessous du niveau piézométrique de la nappe (24 m), sur une profondeur de 27 m.

A l’issue d’une première phase de diagnostic en août, septembre 1998 la réalisation de sondages au niveau du sol mettait en évidence :

- une pollution par les hydrocarbures, dont l’extension en profondeur n’était pas connue,

- une concentration en hydrocarbures totaux, dans la nappe phréatique supérieure à la valeur de constat d’impact pour un usage sensible (0,41 mg/l >0,01 mg/l).

L’Evaluation Simplifiée de Risques réalisée conclut au classement du site en classe 2 à 1 pour le critère Eaux Souterraines et en classe 3 pour les critères Eaux Superficielles et Sols.

Compte tenu des incertitudes sur l’étendue en profondeur de la contamination ainsi que sur la représentativité de l’échantillon d’eau souterraine prélevé, l’administration réclame de nouvelles investigations.

Une seconde phase de diagnostic permet de mettre en œuvre des travaux complémentaires en octobre et novembre 1998.

Les résultats des analyses réalisées parallèlement aux travaux, montrent une contamination des terrains sur une dizaine de mètres de profondeur au droit de la fuite, par des hydrocarbures aliphatiques, ainsi qu’une concentration en hydrocarbures totaux dans la nappe phréatique, supérieure aux normes de potabilité (0,11 mg/l >0,01 mg/l).

Une mise en sécurité du site est donc décidée, elle concerne :

- l’excavation des terres souillées présentant, une concentration en hydrocarbures totaux supérieur à 5000 mg/kg,

- l’aménagement d’un puits de venting et d’aération des terrains souillés en profondeur avec pour objectif de ramener les concentrations à 2500 mg/kg

- une surveillance de la qualité des eaux de la nappe.

A l’issue de cette seconde phase de diagnostic, en mai 1999 :

- 17,5 m3 de terres polluées sont excavés et éliminés dans une décharge de classe 1,

- une géomembrane poreuse est posée en fond de fouille et un système de drains est installé,

- un puits d’injection d’air est réalisé afin de permettre la mise en place d’un traitement par bioventing.

Les nouvelles analyses effectuées, montrent une pollution résiduelle au droit de la fuite après excavation.

Une nouvelle campagne de reconnaissance de l’impact de la pollution réalisée en février 2000 à la demande de l’administration, confirme :

- la présence d’une pollution résiduelle des sols localisée jusqu’au niveau – 4m (22000 mg/kg),

- l’absence de pollution de la nappe phréatique au droit du site(concentration en hydrocarbures < 0,01 mg/l).

Le cabinet conseil est missionné une nouvelle fois par la société SEXTANT afin de réaliser les objectifs définis initialement par M. le Préfet.

Ainsi en juillet 2000, 41 tonnes de terres polluées sont à nouveau excavées et dirigées vers un centre de traitement extérieur.

Le système de biodégradation in situ est optimisé par la mise en place d’une aspiration des vapeurs et gaz saturés dans les sols avec traitement sur charbon actif pendant une durée de six mois à partir de septembre 2000.

Le procédé de bioventing est également amélioré grâce à une reconfiguration du puits d’amenée d’air sur le quel est adjoint l’injection d’une solution nutritive accélérant le phénomène de biodégradation.

Cette phase de traitement prévue à la suite du venting est programmée sur une durée de 12 mois à partir de mars 2001, avec analyses après six mois de fonctionnement.

Les dernières mesures réalisées montrent que :

- les concentrations des vapeurs d’hydrocarbures dans les gaz de sol ont été ramenées de 1200 à 45 ppm vol,

- l’impact de la pollution sur la qualité des eaux souterraines semble écarté.

L’objectif initial d’excavation et d’enlèvement des terres souillées jusqu’à une concentration égale à 5000 mg/kg se heurte à des difficultés liées à un encombrement important de la zone affectée (passage de nombreuses gaines électriques…).

L’objectif de réhabilitation initial fixé pour les terrains maintenus en place reste identique (concentration admissible en hydrocarbures égale à 2500 mg/kg).

Des rapports sur le suivi et l’évolution de la pollution sont adressés de manière périodique à l’administration.

Les travaux de dépollution ont été achevés fin 2001. Une surveillance de la nappe est imposée du fait de la proximité du captage AEP de THABOR.

Un rapport établi par un cabinet d'études extérieur suite à une campagne d'analyses menée en juin 2002 conclut à l'absence d'impact sur la nappe. Les concentrations en hydrocarbures mesurées sont inférieures au seuil de détection analytique (0,01 mg/l).

Il n'y a donc plus d'action particulière à mener.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Valence, l'inventaire recense 444 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Valence.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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