Sols pollués

SETILA

La pollution de ce site de Valence fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000899401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneValence
DépartementDrôme
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Cet établissement relève des critères de la circulaire du 3 avril 1996 relative aux études de sol.

Cette circulaire prévoit la réalisation de diagnostics initiaux et de l’Evaluation Simplifiée des Risques (E.S.R.) sur les sites industriels en activité.

L’objectif de ces études est de classer les sites au regard de la pollution de sols et du sous-sol, en trois groupes :

- les sites banalisables pour l’usage déclaré (actuel ou prévu),

- les sites à surveiller,

- les sites nécessitant des investigations approfondies.

Une grille annexée à cette circulaire précise les secteurs d’activité prioritaires. On y notamment les installations liées au secteur du déchet, de la chimie (pétrochimie, pharmacie…) de la métallurgie, du textile, de la cristallerie, des dépôts d’hydrocarbures. 165 entreprises ont été proposées en Rhône-Alpes.

Cette étude qui comprend un diagnostic initial et une E.S.R., devait être transmis à l’administration au plus tard le 24 août 2001.

Par courrier de septembre 2001 la DRIRE a demandé à l'exploitant de lui fournir dans un délai d'un mois l'étude prévue faute de quoi elle proposerait des sanctions pénales et administratives à son égard. La DRIRE est alors informée du dépôt de bilan de la société SETILA et de la reprise de l'activité par une nouvelle équipe. Les terrains et bâtiments sur lesquels est implantée l'installation ont été vendus à Rhodia Chimie.

Le préfet a (sur proposition de l'administration et après rappel par celle ci à l'exploitant de cette nécessité de réaliser l'étude) mis en demeure par Arrêté Préfectoral du 23/11/2001 l'exploitant de déposer cette étude sous un mois.

L'échéance étant désormais passée sans que cette étude soit réalisée, l'inspection a proposé de procéder désormais aux suites prévues par la réglementation et en particulier "la consignation de sommes".

En 2007, la situation économique de la société ne s'est pas améliorée. Aucune somme n'a été consignée. Notons que l'étude de sol effectuée par la société RHODIA, dont l'établissement est connexe à celui de SETILA, comprend des informations valables également pour SETILA ; sur cette base, la situation n'apparaît pas préoccupante.

Le site a été placé en liquidation judiciaire sans poursuite d'activité le 18 septembre 2009.

Le 6 octobre 2009, le liquidateur a attesté par courrier l'impécuniosité de la procédure de liquidation judiciaire.

L'ADEME a été saisie. Le 3 octobre 2012, le ministère a considéré que l'intervention de l'ADEME n'était pas justifiée et que le propriétaire RHODIA devait prendre en charge l'élimination des déchets.

Par un message du 25 octobre 2013, la société RHODIA transmet les justificatifs d'élimination concernant l'élimination de 10 transformateurs au PCB (+ 2 transformateurs contaminés) et des condensateurs au PCB. Par un message du 20 novembre 2014, la société RHODIA transmet les justificatifs d'élimination concernant l'ensemble des déchets dangereux présents sur le site. En janvier 2015, RHODIA transmet les justificatifs de supression des sources scellées radioactives.

Une visite a eu lieu le 29/01/2015. L’inspection a pu constater que l’évacuation des produits dangereux, les limitations d’accès au site, la suppression des risques d’incendie et d’explosion ont été réalisées par le propriétaire RHODIA et sont effectives. Il n’a pas été constaté de traces de pollution majeure lors de la visite.

Une étude environnementale datant de mai 2016 a été réalisé par le bureau d’étude RAMBOLL ENVIRON dans le cadre du projet de vente du terrain d’emprise de l’ancienne exploitation de SETILA en vue de sa réhabilitation par un repreneur.

Il en ressort que deux impacts significatifs sont présents sur le site :

- Au droit de la zone de stockage de produits liquides du bâtiment texturation. Cet impact en Hydrocarbures Totaux (HCT) lourds et faiblement volatils concerne majoritairement les sols les plus superficiels jusqu’à 1,2 m de profondeur (concentration maximale égale à 1 600 mg/kg) ;

- Au droit de l’ancien transformateur P7 concernant les PCB dans les sols les plus superficiels jusqu’à 1,2 m de profondeur (concentration maximale égale à 91 mg/kg) ;

Dans une moindre mesure, il existe aussi des impacts :

- À proximité de la fosse de récupération des écoulements (bâtiment FEI) concernant les HCT en profondeur (concentration maximale égale à 190 mg/kg) ;

- Au droit des anciennes cuves aériennes de fioul concernant les HCT (concentration maximale à 270 mg/kg) ;

- Au droit de l’ancien bâtiment pilote concernant :

les éléments traces (cadmium sur brut (concentration maximale égale à 8,2 mg/kg), mercure sur brut et sur éluat (concentrations maximales respectivement égales à 33 et 0,065 mg/kg), plomb sur brut (concentration maximale égale à 320 mg/kg) et zinc sur brut (concentration maximale égale à 100 mg/kg) ;

- les HCT (concentration maximale égale à 370 mg/kg), le biphényle (concentration maximale égale à 3,5 mg/kg) et le diphényléther (concentration maximale égale à 13 mg/kg).

Une évaluation quantitative des risques sanitaires a été réalisée en mai 2016 puis mise à jour en juillet 2016 suite aux prélèvements des gaz de sol dans le bâtiment texturation (mercure volatil à l’état de traces). Le site est compatible avec un usage industriel.

Pollution en dehors du site

L’étude environnementale de mai 2016 indique qu’un impact sur les eaux souterraines hors site au diphényléther (fluide caloporteur) ne peut être exclu. Aussi, un inventaire des usages des eaux souterraines en aval hydraulique du site a été mené en juillet 2016. Aucun périmètre de protection associé à captage d’eau potable n’est recensé en aval hydraulique. A noter que 7 puits privés sont repérés en aval entre 210 m et 1,2 km utilisées pour l’arrosage des potagers/jardins et/ou de l’irrigation et 1 captage dont l’usage supposé est l’eau domestique. L’évaluation quantitative des risques n’a pas été mise à jour suite à ce complément. Aussi, l’exposition potentielle liée aux eaux souterraines hors-site n’a pas été considérée.

Le rapport de décembre 2016 relatif aux investigations complémentaires dans la nappe d’eaux souterraines porte notamment sur les paramètres biphényle et diphényléther. Les investigations complémentaires ont montré que des traces de biphényle sont à noter (0,84µg/L) mais sont de l’ordre de grandeur du seuil de potabilité fixé par l’US-EPA (0,83 µg/L) et qu’en aval hydraulique du site, à environ 300 m, les concentrations en diphényléther sont faibles (de l’ordre de 0,052 µg/L sur MW9) et décroisent vite (190 µg/L au droit du site).

Le diphényléther pur est un produit ayant pour mention de dangers H319 ‘Provoque une sévère irritation des yeux’ et H411 ‘Toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme’. A noter que, pour le diphényléther, il n’y a pas de valeur de référence.

Une servitude d’utilité publique sur l’usage des eaux en aval n’est pas envisagée au vu des faibles teneurs en polluants. Cependant, une servitude d'utilité publique est proposée afin de restreindre l’usage du site à un usage industriel, et à imposer préalablement à tout projet impliquant un changement d’usage la réalisation d’une étude permettant de garantir sa comptabilité avec l’état de pollution résiduel du site. Elle vise également à encadrer la réalisation d’éventuels travaux d’affouillements.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Valence, l'inventaire recense 444 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Valence.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.