Sols pollués

EDF CETAC ARRIGHI

La pollution de ce site de Vitry-sur-Seine fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001245101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneVitry-sur-Seine
DépartementVal-de-Marne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre de la remise en état du site de l'ancienne centrale thermique Arrighi, les investigations menées dont le détail figure dans la fiche BASOL n°94.0012, ont montré que les activités antérieures ont pu laisser localement des traces dans le sous-sol de polluants organiques (hydrocarbures) et minéraux (arsenic, plomb, étain, zinc).

Elle n'ont pas révélé de pollution notable de la nappe superficielle qui ne fait l'objet d'aucun usage en alimentation d'eau potable ou d'eau industrielle.

Avant l’implantation de la seconde TAC, en 2007, EDF a réalisé un traitement de la nappe par oxydation in-situ.

Cette nouvelle installation a également nécessité l'excavation de terres ayant fait l’objet d'une caractérisation en vue d’une élimination dans les filières adéquates : 600 m3 de terres souillées ont été excavées dans un premier temps. Au final ce sont 2000 m3 qui ont été extraites.

Suite à leur caractérisation, une partie a été éliminée directement en biocentre.

Une autre partie fait l'objet d'un traitement en cours par biotertre sur une zone clôturée d'environ 1 ha, en limite nord ouest de la parcelle, à cheval sur les parcelles DI 26 et DI 27.

Par ailleurs, le site est soumis à l'article 65 de l'arrêté du 2 février 1998 concernant la surveillance des eaux souterraines.

Dans le cadre de son arrêté préfectoral d’autorisation, les installations du CETAC sont soumises à une surveillance semestrielle des eaux souterraines. Elle s’effectue grâce à un réseau de 11 piézomètres dont 4 sont issus des ouvrages installés à l’origine pour le suivi de la nappe dans le contexte de la dépollution et de la remise en état du site de l'ancienne centrale thermique.

Lors de la campagne d'analyse de mars 2015, les résultats étaient les suivants :

- Présence d'hydrocarbures totaux en phase dissoute (< 1 000 µg/l, excepté pour le Pz18 relativement stable entre 1 000 et 2 000 µg/l mais avec une baisse à 470 µg/l en mars 2015) et flottante (environ 1 cm en Pz14). Impacts d'extension limitée et peu mobile. Ces impacts en hydrocarbures sont vraisemblablement liés à l'exploitation de l'ancienne centrale Arrighi et de son parc à fioul sur lesquels le site des TAC a été implanté.

Pas d'impact constaté sur les ouvrages en aval du site ce qui amène à conclure à une absence d'impact hors site. Cette situation reste toutefois à confirmer en limite nord (Pz18).

- Présence de COHV en limite amont du site dont l'origine n'est pas attribuable au site (PCE : maximale 316,9 µg/l en septembre 2012, minimale 32 µg/l en mars 2015 - TCE : maximale 43,1 µg/l en septembre 2012, minimale 5,3 µg/l en mars 2015 - Cis-1,2-DCE : maximale 62,7 µg/l en décembre 2011, minimale 5,3 µg/l en mars 2015).

- Présence de métaux essentiellement du fer (moyenne des concentrations supérieures à la limite de quantification de l'ordre de 12 000 µ/l), du manganèse (moyenne des concentrations supérieures à la limite de quantification de l'ordre de 1 200 µ/l) et de l'aluminium (moyenne des concentrations supérieures à la limite de quantification de 1487 µ/l) et dans une moindre mesure de l'arsenic (5 à 860,9 µg/l) et du sélénium (5,3 à 60 µg/l), d'ammonium (moyenne des concentrations supérieures à la limite de quantification de 0,9 mg/l) et de sulfates (moyenne sur le site de 662 mg/l) attribués aux phénomènes de réduction et de respiration associés aux échanges nappe rivière (Seine).

- Présence généralisée de sulfates probablement attribuable au bruit de fond géochimique.

- Présence d'arsenic observée historiquement dans les ouvrages au droit de l'ancien parc à charbon de la centrale Arrighi.

- Absence de teneurs significatives des autres composés suivis (PCB, BTEX, HAP, chlorures, nitrates, nitrites, cuivre, mercure, plomb,chrome, COHV hors le PCE et ses produits de dégradation).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Vitry-sur-Seine, l'inventaire recense 331 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 8 sites en instruction. Voir la page de Vitry-sur-Seine.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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