SICN
La pollution de ce site de Annecy fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001155201 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Annecy |
| Département | Haute-Savoie |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Des diagnostics de sol ont été réalisés par l'exploitant dans le cadre de la cessation éfinitive des activités de travail de l'uranium. Dans ce cadre, des teneurs modérées en métaux et des traces de PCB ont été mises en évidence dans les terres. La concentration maximale mesurée en uranium est de 143 mg/kg, Une étude de l'impact sanitaire de ces substances a montré que les teneurs mesurées dans les terres étaient compatibles avec une occupation du site de nature industrielle ou de services.
Concernant les structures de génie civil impactées par l'activité de l'établissement le principe retenu pour leur assainissement a été basé sur l’enlèvement de la matière contaminée et son élimination dans une filière adaptée aux déchets de très faible activité. Des chantiers pilotes ont permis de déterminer la profondeur de pénétration de l’uranium en fonction de la nature des parois à traiter. Sur la base de ces résultats, SICN a déterminé le traitement à effectuer sur chaque surface à assainir afin de supprimer la contamination qui s'y trouvait. L’atteinte de cet objectif devait être vérifiée par des résultats de mesures d’activités surfaciques résiduelles inférieures au seuil de 0,4 Bq/cm2. Dans le cadre du projet de remise en état du site, certains bâtiments pouvant faire l'objet d'une réutilisation ont été traités, d'autres dont l'assainissement n'était pas envisageable du fait notamment de la complexité des surfaces ont été détruits sous confinement et les déblais de démolition éliminés dans des filières adéquates au vu de leur activité. Les sous-sols des bâtiments détruits ont été traités suivant le principe d'enlèvement de matière décrit précédemment, remblayés, et une dalle de béton a été coulée sur leur emprise.
L’exploitant a rencontré toutefois des difficultés pour traiter les surfaces à forte rugosité du fait de la présence de matériaux grossiers. Sur ce type de surfaces, présentes généralement dans les galeries des sous-sols, l’épaisseur nécessaire pour supprimer toute contamination résiduelle s'est révélée très supérieure à celle déterminée sur les chantiers pilotes et son retrait était en certains points susceptibles de remettre en cause la tenue de la paroi. Dans ce cas, les contaminations résiduelles ont été bloquées sous plusieurs centimètres de béton afin de les rendre inaccessibles et de réduire leur impact à une valeur négligeable. Par ailleurs, l’exploitant a évalué l'impact radiologique résiduel des structures destinées à rester sur le site, d'une part, au moyen d'un calcul réalisé à partir des teneurs massiques en uranium des parois traitées, et, d'autre part, directement par exposition de films dosimétriques. Ces deux approches ont conclu au caractère acceptable de la contamination résiduelle des structures pour une occupation du site et des locaux de nature industrielle ou de services.
La pérennité de l’acceptabilité sanitaire et environnementale de l’état du site nécessite le maintien des hypothèses prises en compte dans les différentes études. Dans ce cadre, le préfet a prescrit, par arrêté du 1er juillet 2014, la mise en place de servitudes d'utilité publiques afin notamment de limiter l'occupation du site à des activités industrielles ou de services, d'interdire l'utilistion des eaux souterraines dans le périmètre à l'interieur duquel elles peuvent présenter un impact lié aux anciennes activités, et de soumettre à une étude préalable toute excavation ou travaux touchant aux structures laissées en place.
Par ailleurs, des mesures réalisées dans les locaux aujourd'hui occupés par la société HITIM ont mis en évidence une activité résiduelle sur certaines surfaces. Ces locaux avaient été traités par SICN au début des années 1990 suivant des techniques différentes de celles mises en oeuvre lors du chantier qui a suivi l'arrêt complet du travail de l'uranium sur le site en 2002. Toutefois, les mesures réalisées par exposition de films dosimétriques montrent que l'impact radiologique résiduel est tout à fait compatible avec une activité industrielle. En outre l'occupation actuelle de ces locaux ne permet pas d'envisager leur traitement. La société SICN devra donc les traiter lorsqu'ils seront libérés, en appliquant les mêmes techniques que celles mises en oeuvre dans le reste de l'établissement pour garantir l'élimination des substances radioactives dans des filières appropriées.
Enfin, une chaufferie urbaine a été implantée sur une partie du site, après une procédure de demande d’autorisation au titre de la réglementation des installations classées et un arrêté préfectoral d'autorisation au bénéfice de la société Annecy Bio Chaleur. Ce projet, incluant notamment la réoccupation de certains bâtiments assainis par SICN et la construction de certains autres, a été réalisé dans le respect des contraintes specifiques liées aux contaminations résiduelles.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Annecy, l'inventaire recense 841 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 15 sites en instruction. Voir la page de Annecy.
- Agence commerciale et Centre EDF GDF Services (ancienne usine à gaz) — secteur d'information sur les sols
- Ancien site PINDALP — secteur d'information sur les sols
- Ancienne usine METRIX — site dont la pollution est instruite par l'État
- STATION SERVICE BP (anciennement MOBIL) — site dont la pollution est instruite par l'État
- COMPAGNIE ALPINE D'ALUMINIUM (ex NOVELIS SPECIALITE FRANCE, ex USINE PECHINEY RH — site dont la pollution est instruite par l'État
- Terrain de l'ancienne usine CATIDOM — site dont la pollution est instruite par l'État
- GLACIER VANDERVELL SA (ex. Glacier SIC) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Dépôt Pétrolier de Haute-Savoie (DPHS) — site dont la pollution est instruite par l'État
- BP FRANCE — site dont la pollution est instruite par l'État
- Usine REXAM REBOUL — site dont la pollution est instruite par l'État
- La Mure Bianco — site dont la pollution est instruite par l'État
- SOCLA — site dont la pollution est instruite par l'État
- THUSY — site dont la pollution est instruite par l'État
- Ancien site de SITA Centre Est — site dont la pollution est instruite par l'État
- Laboratoires KODAK — site dont la pollution est instruite par l'État
- Station-service de la Ripaille / A41 (SHELL puis ESSO) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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