Ancien site de SITA Centre Est
La pollution de ce site de Annecy fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001143001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Annecy |
| Département | Haute-Savoie |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Plusieurs études de sol ont été réalisées sur le site mettant en évidence la présence d'hydrocarbures (jusqu'à 28000 mg/kg), de PCB (ponctuellement jusqu'à 120 mg/kg), de métaux et notamment de cuivre (jusqu'à 1200 mg/kg), de zinc (jusqu'à 2700 mg/kg) et de plomb (jusqu'à 1700 mg/kg). Des traces d'hydrocarbures aromatiques polycycliques ont également été mesurées, à des teneurs inférieures à 50 mg/kg.
Un piézomètre a été réalisé sur le site à grande profondeur (33 mètres) compte tenu de l'absence de nappe superficielle. Une source utilisée pour l'arrosage de jardins potagers a également été identifiée à environ 500 mètres. Aucune anomalie n'a été détectée sur l'eau prélevée en ces deux points.
Par ailleurs, en application des dispositions de l'article R.512-39-2-II du code de l'environnement, la société SITA Centre-Est a engagé une procédure destinée à fixer l'usage futur des terrains libérés qu'il conviendra de prendre en compte pour déterminer les objectifs de dépollutions du sol. Au terme de cette procedure, un usage de type industriel, commercial ou de service a été retenu. Toutefois, le site a été vendu à la société ANNECIUM, détenue par GINKGO Fund SCA SICAR, spécialisée dans la reconversion des sites pollués. D'un commun accord, la société SITA Centre EST devenue depuis SUEZ RV et le groupe GINKGO ont convenu que le site serait remis en état pour accueillir des logements et que le sol serait mis dans un état compatible avec cette occupation. Précisons que le site est toujours sous la responsabilité du dernier exploitant à savoire SUEZ RV
Les investigations réalisés ont mis en évidence :
dans les sols :
- des métaux à des concentrations significatives et notamment du cuivre, du cadmium, du mercure, du plomb et du nickel. des métaux
- des hydrocarbures,
- des PCB,
- des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
En outre, les analyses de sol ont permis de déterminer que la pollution en métaux et en composés organiques est située dans les deux premiers mètres, hormis dans l’angle sud où des teneurs importantes d’hydrocarbures atteignent des profondeurs parfois supérieures à 10 mètres.
Dans les eaux souterraines du piézomètre et de la source, une absence d'impact du site.
Dans l’air du sol
- du benzène,
- du trichloréthylène et du perchloréthylène.
Sur la base de l’ensemble des investigations réalisées, l’exploitant a proposé un plan de gestion, dont la version finalisée a été transmise le 12 décembre 2016, destiné à remettre le site dans un état compatible avec son occupation par des bâtiments d’habitations prévoyant les travaux suivants :
- le retrait des déchets résiduels et des dalles souillées encore présents sur le site,
-l’excavation des terres polluées à une profondeur de 3 mètres sur l’ensemble de l’emprise,
- l’excavation des terres polluées jusqu’à 6 mètres dans la zone située à l’angle sud du site où les pollutions en hydrocarbures sont à la fois les plus fortes et les plus profondes,
- l’extraction ponctuelle par technique de forage des points chauds situés dans l’angle sud du site jusqu’à 10 mètres de profondeur.
Les terres polluées seront traitées à l’extérieur du site par des techniques adaptées à leur nature dans des filières autorisées.
Dans le cadre du projet, l’intégralité du site sera occupée par des constructions comprenant des parkings souterrains, des voiries et
des espaces verts après mise en place, sur les terrains naturels, d’un géotextile anti-contaminant puis de 0,3 mètres de terre végétale.
Le coût des travaux de dépollution est évalué à 1,9 million d’euros.
A l'issu des travaux la pollution résiduelle sera évaluée au moyen de prélèvements et d'analyses d'air du sol. Des calculs de risques sanitaires ont permis de déterminer des seuils de dépollution acceptable pour les futur habitants.
Par arrêté du 27 février 2017, le préfet de la Haute-Savoie a prescrit :
- la mise en oeuvre du plan de gestion proposé, ainsi que le début des travaux avant le 1er janvier 2018,
- la surveillance des eaux souterraines présentes dans le piézomètre et issues de la source proche du site,
- les gaz du sol lorsque l'avancement des travaux de terrassement le permettra.
Les travaux de dépollution, validés par le respect des seuils de dépollution ainsi que la surveillance des milieux permettront de vérifier l'acceptabilité du nouvel usage du site et sa reconversion dans des conditions satisfaisantes.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Annecy, l'inventaire recense 841 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 15 sites en instruction. Voir la page de Annecy.
- Agence commerciale et Centre EDF GDF Services (ancienne usine à gaz) — secteur d'information sur les sols
- Ancien site PINDALP — secteur d'information sur les sols
- Ancienne usine METRIX — site dont la pollution est instruite par l'État
- STATION SERVICE BP (anciennement MOBIL) — site dont la pollution est instruite par l'État
- COMPAGNIE ALPINE D'ALUMINIUM (ex NOVELIS SPECIALITE FRANCE, ex USINE PECHINEY RH — site dont la pollution est instruite par l'État
- Terrain de l'ancienne usine CATIDOM — site dont la pollution est instruite par l'État
- GLACIER VANDERVELL SA (ex. Glacier SIC) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Dépôt Pétrolier de Haute-Savoie (DPHS) — site dont la pollution est instruite par l'État
- BP FRANCE — site dont la pollution est instruite par l'État
- Usine REXAM REBOUL — site dont la pollution est instruite par l'État
- La Mure Bianco — site dont la pollution est instruite par l'État
- SOCLA — site dont la pollution est instruite par l'État
- THUSY — site dont la pollution est instruite par l'État
- Laboratoires KODAK — site dont la pollution est instruite par l'État
- SICN — site dont la pollution est instruite par l'État
- Station-service de la Ripaille / A41 (SHELL puis ESSO) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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