Sols pollués

SITA REKEM (ex LABO SERVICES)

La pollution de ce site de Givors fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000851801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneGivors
DépartementRhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Ce site relevant de l'application de la circulaire du 03/04/1996, un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques (ESR) a été prescrite par arrêté préfectoral du 12 août 1998.

Cette circulaire prévoit la réalisation de diagnostics initiaux et de l'évaluation simplifiée des risques sur les sites industriels en activité. L'objectif de ces études est de classer les sites, au regard de la pollution du sol et du sous–sol en trois groupes :

- les sites "banalisables" pour l'usage déclaré (actuel ou prévu),

- les sites à surveiller,

- les sites nécessitant des investigations approfondies.

L'étude de sol a été transmise à l'administration le 27/11/2002.

Cette étude fait apparaître que l'emprise du site actuel a au moins pour partie été exploitée en tant que gravière remblayée par des matériaux très hétérogènes comprenant en particulier des ordures ménagères et des résidus solides de combustion provenant vraisemblablement de la centrale EDF de Loire-sur-Rhône.

Les analyses disponibles ont révélé :

* Dans les sols :

5 sondages (S1 à S5) ont été réalisés le 20/11/2001 et le 21/11/2001.

Les résultats montrent la présence sur certains sondages :

- de métaux tels que l'Arsenic dans deux sondages jusqu'à 140 mg/kg au droit de S4, du Cadmium dans un sondage jusqu'à 1 mg/kg, du Chrome dans tous les sondages jusqu'à 16 mg/kg, du Cuivre dans tous les sondages jusqu'à 14 mg/kg, du Nickel dans tous les sondages jusqu'à 17 mg/kg, du zinc dans tous les sondages jusqu'à 36 mg/kg et du Plomb dans tous les sondages jusqu'à 9,8 mg/kg.

- la présence d'HAP a été également décelée en S3 et S5 jusqu'à 7,81 mg/kg en S5.

- au niveau des COHV, il a été détecté du trichloroéthylène (TCE) jusqu'à 0,37 mg/kg, du tétrachloréthylène (PCE) jusqu'à 0,17 mg/kg, du 1,1-dichloroéthylène jusqu'à 0,3 mg/kg, du 1,1-dichloroéthane jusqu'à 0,63 mg/kg, du 1,1,1-trichloroéthane jusqu'à 0,33 mg/kg, du 1,2-dichloroéthane jusqu'à 0,04 mg/kg, du tétrachlorure de carbone jusqu'à 0,25 mg/kg au droit de S5.

* Dans les eaux souterraines :

les prélèvements ont été effectués sur 3 piézomètres, PZamont, PZbassin et PZ6 (PzAval) le 23/01/2002.

Les résultats montrent la détection de :

- d'HCT jusqu'à 0,11 mg/kg au droit de PZ6.

- de 5 COHV, notamment TCE jusqu'à 81 µg/L, du PCE jusqu'à 260 µg/L, du 1,1-dichloroéthylène jusqu'à 160 µg/L, du trans-dichloroéthylène jusqu'à 1,3 µg/L, du 1,1-dichloroéthane jusqu'à 19 µg/L, du cis-1,2-dichloroéthylène jusqu'à 72 µg/L, du chloroforme jusqu'à 8 µg/L, du 1,1,1-trichloroéthane jusqu'à 30 µg/L, du 1,2-dichloroéthane jusqu'à 1,4 µg/L au droit de PZ6.

- d'HAP jusqu'à 0,45 µg/L au droit de PZ6.

- de zinc jusqu'à 39 µg/L au droit de PZ6.

* L'ESR :

Le calcul aboutit au classement du site au niveau 2 pour les eaux souterraines non AEP et les eaux superficielles.

Le bureau d'études recommande une surveillance de la qualité des eaux souterraines.

Un arrêté préfectoral du 23/09/2003 prévoit un contrôle semestriel de la qualité des eaux souterraines.

Dans le cadre de la visite d'inspection du 26/02/2009, il a été constaté une évolution de la qualité des eaux souterraines. Les résultats des campagnes d'analyses semestrielles ont bien été transmis à l'inspection et les résultats montrent l'augmentation entre l'amont et l'aval, des concentrations de certains polluants dans les eaux souterraines permettant de confirmer la présence de sources de pollution au droit du site, notamment au niveau des teneurs en métaux et composés chlorés.

L'arrêté préfectoral complémentaire du 13/04/2011 impose à l'exploitant la réalisation d'une évaluation de l'état des milieux et des mesures de gestion.

L'exploitant a remis dans son rapport du 09/12/2011 :

- l'étude historique du site,

- l'étude de vulnérabilité,

- le résultats des investigations sur site et hors site,

- l'interprétation des résultats avec l'identification et la caractérisation des sources de pollutions.

* L’étude historique indique que les activités du site potentiellement à l’origine d’une contamination, sont principalement :

- le traitement et le stockage des liquides organiques ;

- l’ancien atelier de fabrication de voitures pour enfants ;

et dans une moindre mesure :

- l’ancienne activité de décharge ;

- le traitement des solides organiques (broyeur actuel et ancien) ;

- les puisards (points de collecte des égouttures et eaux de ruissellement dans les

bâtiments).

* Dans les sols :

11 sondages ont été réalisés (S1 à S11) entre le 6 et le 13 septembre 2011. Les sondages ont été réalisés jusqu’à une profondeur de 5 m.

- Métaux : globalement, les métaux détectés en teneurs supérieures aux gammes de valeurs couramment observées dans les sols, sont répartis de manière diffuse sur le site. On remarque toutefois que les teneurs les plus importantes sont détectées dans la partie nord du site.

Jusqu'à 100 mg/kg d'arsenic ont été décelés au droit de PZ2.

Jusqu'à 2,9 mg/kg de cadmium ont été décelés au droit de PZ1.

Jusqu'à 76 mg/kg de chrome ont été décelés au droit de PZ1.

Jusqu'à 100 mg/kg de cuivre ont été décelés au droit de PZ2.

Jusqu'à 0,26 mg/kg de mercure ont été décelés au droit de PZ1.

Jusqu'à 160 mg/kg de plomb ont été décelés au droit de PZ1.

Jusqu'à 530 mg/kg de zinc ont été décelés au droit de PZ1.

- COHV : au droit de la zone de traitement des liquides organiques, les COHV détectés (bien qu’à l’état de traces), sont présents en profondeur supérieure à 4 m à l’exception de S1 où les COHV sont présents dans l’échantillon supérieur (2,30 m). Les COHV ne sont pas détectés dans les autres zones du site.

- BTEX : seule une trace en éthylbenzène a été détectée au droit de S4 à 0,1 mg/kg, situé au niveau du broyeur actuel et à proximité d’un puisard, à 2,80 m de profondeur. Dans les autres échantillons analysés, les BTEX ne sont pas détectés.

- Hydrocarbures C4-C10 : seule la teneur détectée dans S4 situé au niveau du broyeur actuel et à proximité d’un puisard, à 2,80 m de profondeur (horizon de déchets, sables, graviers et galets) peut être considérée comme modérée (1 100 mg/kg). Les autres échantillons présentent des teneurs faibles ou inférieures aux seuils de détection du laboratoire.

* Investigations sur site :

En complément des piézomètres déjà présents sur le site (PZ Amont, PZ Aval et PZ Aval Bassin), cinq piézomètres

ont été réalisés (PZ1 à PZ4 sur site) et hors site (PZ5) entre le 6 et le 8 septembre 2011.

Les prélèvements ont été réalisés le 14/09/2011.

La confirmation d’un impact significatif en COHV sur les eaux souterraines au droit de PZ4 et PZ2 ainsi que PZ3 et PZ Aval dans une moindre mesure :

- PZ4 est situé dans la zone de traitement des liquides organiques, il présente les teneurs les plus importantes,

- PZ2 et PZ Aval sont situés en aval de la zone de traitement des liquides organiques, en limite de site. Le piézomètre PZ2 présente des teneurs plus importantes que PZ Aval.

Impact en hydrocarbures :

L'ouvrage PZ4 présente une teneur en hydrocarbures C4-C40 à 20 000 µg/L et l'ouvrage PZ2 (aval hydraulique) jusqu'à 1 500 µg/L.

Le MTBE est également détecté en PZ2 à 9,10 µg/L et à 43 µg/L au droit de PZ4.

Un impact en métaux :

Présence de métaux lourds dans l'ensemble des ouvrages notamment un impact significatif en arsenic dans les eaux souterraines jusqu'à 460 µg/L au droit de PZ Aval, 27 µg/L de nickel au droit de PZ4, 31 µg/L de sélénium au droit de PZ4.

Un impact en composés aromatiques volatils :

Présence de BTEX essentiellement au droit de PZ4 avec 3,9 µg/L de benzène, 340 µg/L d'éthylbenzène, 747 µg/L de xylènes et 1,4 µg/L de naphtalène. Puis un impact en benzène au droit de PZ2 jusqu'à 2,2 µg/L.

* Investigations hors site :

Des teneurs en COHV et métaux ont été détectées dans l’ouvrage PZ5 et le captage de la station d’épuration, sans toutefois constituer un impact significatif.

L’étude permet de conclure à l’existence d’une zone de pollution concentrée dans les eaux souterraines au droit de la zone de traitement des liquides organiques, mais à un état des milieux hors site compatible avec leurs usages actuels.

Compte tenu des données disponibles, des résultats acquis au cours de cette étude, du schéma conceptuel, en l’état actuel du site et de son usage (site industriel en activité), la DREAL est en attente, conformément aux prescriptions de l'arrêté préfectoral complémentaire du 13/04/2011, de la réalisation d’un plan de gestion proposant des mesures de gestion adaptées à la situation, dans le but essentiellement de traiter la zone source concentrée (amélioration de la qualité des milieux).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Givors, l'inventaire recense 184 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 7 sites en instruction. Voir la page de Givors.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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