Sols pollués

REDA

La pollution de ce site de Mérignac fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000814501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneMérignac
DépartementGironde
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - DIAGNOSTICS

1 - 1 Diagnostic initial

Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine de pollution du sol et du sous-sol,un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques ont été prescrits par l'arrêté préfectoral du 26/01/2000 échéance du 31/03/2000 pour l'étape A et 30/09/2000 pour l'étape B et l'évaluation simplifiée des risques.

Les études remises le 05/10/2000 ne révèlent pas d'impact des sols ni de la nappe. Le site est toutefois classé en 2 "à surveiller" pour l'usage du moment. Une surveillance de la qualité des eaux souterraines a alors été prescrite par arrêté préfectoral du 14 mars 2001.

1 - 2 Caractérisation de l'état des milieux et plan de gestion

En octobre 2012 et 2013 (périodes de basses eaux), un impact significatif en chrome total et chrome hexavalent (analysé depuis 2010) a été mis en évidence dans les eaux souterraines au droit du site, et en particulier en aval immédiat des installations REDA. Au vu de ces impacts, un arrêté préfectoral a été établi en date du 13 novembre 2013, afin de remédier à la pollution constatée. Suite à ce constat, l'exploitant a missionné BURGEAP pour réaliser une étude de caractérisation de l’état de contamination des milieux de son site et de son environnement, d’interpréter cet état et de proposer une solution de gestion adéquate dans les conditions de l’arrêté préfectoral du 13 novembre 2013.

Le rapport correspondant, daté du 05 octobre 2015 a été remis à l'Inspection. Les résultats ont mis en évidence les éléments suivants :

==> Pour le milieu "sols" :

- il est identifié trois zones présentant des anomalies en chrome total plus importantes en partie Nord-Ouest du site, une zone à proximité des bureaux et une autre à proximité de l’extension bétonnée ;

- les zones à proximité des bureaux et de l’extension bétonnée présentent des teneurs plus importantes que celles mesurées à proximité des piézomètres en aval du bâtiment.

- pour chacune des zones investiguées, les concentrations les plus importantes sont généralement rencontrées en profondeur, principalement dans la zone de battement de la nappe (1 à 2 m) ou au début de la zone saturée (2 à 3 m de profondeur) ;

- la détection de chrome VI reste principalement lié aux conditions d’oxydo-réduction du milieu ;

- la lixiviation du chrome est faible.

==> Pour le milieu "eaux souterraines" :

- les résultats des eaux souterraines confirment l’absence d’une pollution en provenance de l’amont hydraulique et la présence d’une anomalie en lien avec les activités exercées au droit du site ;

- les concentrations en aval hydraulique présentent un fort abattement des concentrations depuis les installations vers la limite aval du site.

Le schéma conceptuel réalisé à l’issue du diagnostic a considéré les voies d’expositions possibles mais limitées en raison du couvert végétal du site et de la faible fréquentation des zones impactées, uniquement liées aux travailleurs sur site à savoir : l’inhalation de poussières et l’ingestion de sols et poussières contenant des polluants. Une mesure des retombées de poussières avec analyse en métaux permettrait de confirmer que le couvert végétal est assez important pour limiter les envols de poussière et par conséquent le contact direct.

Dans le cadre des mesures de gestion, 4 solutions ont été étudiées : excavation des zones sources et élimination hors site, excavation des zones sources et stockage sur site, maitrise des voies de transfert avec confinement des zones sources et surveillance des eaux souterraines.

Compte tenu de l’absence d’enjeux hors site sur la nappe, d’une mobilité limitée du chrome contenu dans les sols, d’un fort abattement des concentrations en limite aval de site et de voies d’exposition possibles limitées sur site, la solution proposée est le maintien de la surveillance des eaux souterraines avec un renforcement du réseau de surveillance.

Par courrier du 03/11/2015, l'Inspection accuse réception du plan de gestion de la pollution identifié sur le site REDA. La solution proposée ne propose pas de traiter la source alors que la méthodologie nationale de gestion des sites pollués prévoit en premier lieu, de supprimer la ou les sources de pollution sur la base d'un bilan "coûts-avantages" décrivant les possibilités techniques et économiques correspondantes, et sinon en second lieu, de désactiver ou maîtriser les voies de transfert dans la même approche.

Par courrier du 1er décembre 2015, l'exploitant fait part de son impossibilité économique à traiter les sources de pollution en chrome. Par courrier daté du 10 décembre 2015, L'Inspection valide la solution de gestion proposée par le bureau d’études BURGEAP, à savoir la surveillance renforcée des eaux souterraines, mais sous réserve :

- d’absence de transfert de pollution hors site ;

- d’évolution de vos capacités financières à traiter la pollution;

- de maintien de votre établissement industriel sur site.

Si l’une de ces conditions évolue, le plan de gestion devra être revu.

Par courrier du 11/10/2018, l'Inspection informe l'exploitant que compte tenu des derniers résultats de la surveillance des eaux souterraines, la pollution au chrome et à l’aluminium des eaux souterraines ne semble plus être contenue sur le site mais impacte l’extérieur du site. En conséquence, l'Inspection demande à l'exploitant de proposer de nouvelles mesures de gestion de cette pollution et l’échéancier associé dans un délai de deux mois.

2 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Ce site est soumis à l’application de l’article 65 b) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines parce qu'il présente un risque notable de pollution des eaux souterraines, de par ses activités actuelles et de par la sensibilité ou la vulnérabilité des eaux souterraines.

L'arrêté préfectoral du 14 mars 2001 prescrit la surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines sur 3 piézomètres sur les paramètres aluminium, chrome total et hydrocarbures totaux.

Les campagnes des 30 novembre 2005 et 23 janvier 2006 montrent une situation satisfaisante et stable par rapport aux dernières campagnes (mai 2005).

Depuis 2009, l’exploitant recherche également spécifiquement le chrome VI en lien avec ces activités.

Les campagnes de 2007 à 2009 montrent une situation stable avec toutefois la présence de chrome* entre 0,05 et 0,3 mg/l et d'aluminium** entre 0,2 et 3,7 mg/l (valeurs limites eaux potables * 0,05 mg/l, ** 0,2 mg/l).

La campagne du 31/03/2010 montre que les eaux souterraines en amont comme en aval sont de mauvaise qualité en raison d'un pH acide voisin de 4 et des teneurs élevées en Chrome (0,004 à 0,43 mg/l). Les teneurs en aluminium sont de 3 à 15 mg/l.

La campagne d'octobre 2010 montre:

=> une baisse des teneurs en chrome total (0,004 à 0,086 mg/l)

=> une constance des teneurs en aluminium (0,4 à 19 mg/l)

La campagne de juin 2011 montre :

=> une hausse de la teneur en chrome total au droit du PZ3 (0,54 mg/l)

=> une baisse des teneurs en aluminium (0,39 à 2,72 mg/l)

La campagne de novembre 2011 montre :

=> une constance des teneurs en chrome total au droit du PZ4 (0,016 à 0,349 mg/l)

=> une baisse des teneurs en aluminium (0,15 à 1,78 mg/l).

La campagne de mai 2012 montre :

=> une hausse de la teneur en chrome total au droit du PZ4 (0,654 mg/l)

=> une hausse des teneurs en aluminium (0,56 à 3,13 mg/l).

Par courrier du 04 septembre 2012, la société REDA précise à l'inspection des installations classées que :

=> le site ne met en œuvre aucun procédé ni matériau pouvant expliquer la présence d'aluminium dans les eaux souterraines,

=> du chrome est déjà détecté dans les eaux souterraines en amont du site.

En octobre 2012 et 2013 (périodes de basses eaux), un impact en chrome total et chrome hexavalent (entre 2 et 3 mg/l) a été mis en évidence dans les eaux souterraines au droit du site, et en particulier sur le piézomètre PZ4, situé en aval immédiat des installations REDA.

Les campagnes d'avril 2014, octobre 2014 et avril 2015 confirment les impacts en chrome total et chrome hexavalent en aval du site (PZ4). Ces campagnes mettent également en évidence des impacts en aluminium au droit du PZ2 (amont hydraulique) et PZ4 (aval hydraulique).

En octobre 2015, on observe une dégradation de la qualité des eaux souterraines sur les piézomètres en aval hydraulique. Les impacts sont particulièrement marqués au droit de PZ4 et PZ6 pour le chrome total, PZ6 et PZ7 pour le chrome hexavalent, et PZ4 pour l'aluminium.

Depuis octobre 2015, les résultats des campagnes montrent que d'une manière générale, la situation ne s'améliore pas réellement au droit du site. Le chrome total et le chrome hexavalent sont principalement présents dans les ouvrages en aval hydraulique immédiat du bâtiment, alors qu'on retrouve régulièrement des dépassements en amont hydraulique et en aval hydraulique pour l'aluminium, avec des teneurs néanmoins plus marquées au droit de PZ4.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Mérignac, l'inventaire recense 111 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 7 secteurs d'information sur les sols et 18 sites en instruction. Voir la page de Mérignac.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.