Sols pollués

SABENA TECHNICS BOD

La pollution de ce site de Mérignac fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000776301
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneMérignac
DépartementGironde
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1- DEPOLLUTION ET REHABILITATION DES LAGUNES

Dès le début de l'exploitation du site de Mérignac, les effluents résiduaires traités du traitement de surface ont été déversés dans une lagune située au nord de l'établissement. Le plan d'eau de cette lagune, délimité par des levées de terre de 1,20 m au dessus du sol naturel, s'étendait sur 5.000 m² environ. La présence de cadmium dans les boues de cette lagune et des sols environnants est constatée en 1989.

L'arrêté préfectoral du 11/12/1989 met la SOGERMA en demeure de procéder au curage et au nettoyage des lagunes de décantation des eaux résiduaires traitées, à l'étude et la délimitation des zones polluées autour de la lagune, le suivi piézométrique de la nappe et l'isolement de la rivière « La Jalle » par la mise en place de buses. Le Préfet donne acte des travaux de réhabilitation le 10/03/1993. La surveillance des eaux de surface prend fin le 30/06/1993 sur constat de l'absence d'impact. Les boues de curage, temporairement stockées dans un bassin étanche dans l'attente d'une solution de traitement sont finalement évacuées et éliminées en 1996.

2 - FUITE D'EMULSEURS

Le lundi 19/09/2011, l'exploitant constate que les deux cuves de stockage d'émulseurs de 15 et 18 m3 sont vides. L'origine en est de la rupture d'une canalisation au niveau d'une vanne de barrage. Le jeudi 22/09/2011, la fuite et maîtrisée et travaux d'excavation des terres souillées sont exécutés.

Les 70 m3 terres excavées ont été entreposées dans l'attente d'un traitement adapté. La phase liquide pompée dans les tranchées (estimée à 9 m3 de produit au moment des premières constatations) a été stockée puis éliminée dans une installation prévue et autorisée à cet effet.

Les analyses des prélèvements en fond et bords de fouille montrent que les travaux de dépollution ont été correctement dimensionnés. Un contrôle de la qualité des eaux souterraines en aval de la zone impactée est réalisée via le piézomètre PZ4.

Dans son rapport d'incident, l'exploitant précise « aucun effet sur les personnes (internes ou tiers) n'a été détecté. Le produit ne présente pas de dangerosité spécifique pour les personnes ».

La présence d'une canalisation d'eau potable dans la zone impactée soulève la question d'un potentiel impact de l'eau de distribution. Cette canalisation est en fonte, l'exploitant avance qu'il y a peu de risque de perméation du produit émulseur vers l'intérieur de la canalisation.

3 - POLLUTION PAR LES COMPOSES ORGANIQUES VOLATILS (COHV)

Le 09/12/2009, Les premières campagnes de surveillances de qualité des eaux souterraines du 09/12/2009 mettent en évidence la pollution de la nappe par le trichloréthylène.

Cette pollution touche la nappe superficielle d’eaux souterraines au droit du site, mais également au droit du site voisin EADS SOGERMA.

Au vu des éléments fournis par les différents bureaux d’études, il s’agit d’une pollution historique liée à l’utilisation de trichloréthylène (TCE) à l’époque où les 2 sites SABENA et EADS SOGERMA n’en formaient qu’un, sous le nom de SOGERMA avant 2006. L'origine enserait l’ex-installation de traitement de surfaces de SOGERMA (atelier A2), arrêtée et transférée en 1983 sur son emplacement actuel (atelier A11 de SABENA).

Les résultats des investigations portant à la fois sur les milieux « sol », « gaz du sol » et « eaux souterraines », semblent montrer l’apparition d’une source de pollution de TCE aux emplacements de 2 coudes de l’ancienne canalisation enterrée d’évacuation des effluents aqueux de l’ex-installation de traitements de surfaces.

A noter que cette canalisation a été vidée et rebouchée en partie, à la suite de l’arrêt de l’installation. En outre, celle-ci est recouverte aujourd’hui au droit du 1er coude, par une dalle bétonnée construite ultérieurement.

Le bureau d’études GALTIER explique le transfert de pollution de COHV de la source identifiée vers les eaux souterraines, dans le sens d’écoulement des eaux souterraines. Selon lui, la zone non saturée (milieu « sol ») ne semble pas ou peu impactée par la pollution, mais il n’exclut pas la possibilité de présence sous la canalisation enterrée. Celle-ci étant placée sous une épaisse couche de béton armé et considérant le faible impact mesuré dans le milieu « sol », il n’envisage pas de travaux d’excavation à cet endroit. Il justifie également le peu d’impact sur le milieu « sol », par le positionnement de la canalisation enterrée en toit de nappe des eaux souterraines (niveau statique mesuré à 2,59 m de profondeur en août 2012, et à 1,75 m en décembre 2009).

Il évalue un panache de pollution de COHV dans les eaux souterraines, qui s’étend depuis la source jusqu’à l’aval immédiat du site, au niveau de 2 piézomètres installés hors site et en limite de propriété des premières habitations (Pz11 et Pz12). Les résultats d’analyses sur les eaux souterraines montrent le processus de dégradation naturelle en cours du TCE, de par la présence de produits de dégradation tels que le chlorure de vinyle sur chaque piézomètre prélevé, et ainsi confirment le caractère historique de cette pollution.

Les concentrations maximales rencontrées en TCE dans les eaux souterraines se situent au Pz3 (4 600 µg/l) placé au plus près de la source de pollution.

Les sociétés SABENA et EADS SOGERMA ont confirmé leur engagement formalisé par courrier conjoint du 25 novembre 2013, de faire réaliser un plan de gestion. Ils informent l’inspection des installations classées de leur choix final de retenir le traitement suivant : bioremédiation (il s’agit d’une technique d’atténuation naturelle dynamisée in situ par ajout de composés spécifiques dans les sols ou les eaux souterraines afin de créer les conditions favorables à l’activité des microorganismes responsables de la biodégradation des contaminants).

Le plan de gestion intégrant le bilan coût/avantages a été remis à l’inspection des installations classées par courrier du 31 mars 2014. Le bureau d’études GALTIER explique le choix de la technique de traitement par son caractère non invasif (sans dérangement pour l’activité du site), par sa fiabilité, par son traitement au cœur de la source et par son intérêt économique.

Une phase de test pilote est prévue pour une durée de 6 mois, afin d’évaluer la faisabilité du traitement à l’échelle du site et le dimensionnement. Elle a débuté en février 2014.

L’inspection des installations classées ne voit pas d’objection particulière à retenir cette technique sous réserve d’une bonne caractérisation de la source et du panache de COHV, et d’une bonne compréhension des conditions chimiques favorables à l’atténuation naturelle.

L’exploitant décrit la phase de test qui se limitera autour du Pz3, avec 4 points de suivi mensuel pendant 6 mois. Elle insiste sur la faible cinétique de dégradation et le caractère localisé du test.

L’inspection des installations des installations classées demande qu’une surveillance appropriée en phase test soit réalisée afin, d’une part d’évaluer la faisabilité de l’atténuation naturelle, et d’autre part, de mesurer l’impact sur les eaux souterraines et de s’assurer de l’absence de transfert hors site (les concentrations en polluants non présents initialement dans les eaux souterraines mais pouvant éventuellement être mobilisés : sous-produits de dégradation, métaux …).

Enfin, SABENA a lancé une expertise hydrogéologique par ANTEA, afin d’évaluer les relations possibles entre la nappe superficielle (polluée par les COHV) et la nappe semi-profonde (captée par les 3 forages actuels du site). Cette étude remise en février 2014, conclut à la faible probabilité d’un transfert vertical du Miocène vers l’Oligocène. Pour lever ce doute, l’inspection des installations classées demande de contrôler la qualité de l’eau prélevée en nappe semi-profonde sur les COHV.

4 - TRAVAUX

Sur proposition de l'inspection du 16 mai 2014, l’arrêté du 02/09/2014 prescrit la suppression du transfert des COHV dans la nappe hors site, le traitement de la pollution sur site et la poursuite du suivi de la qualité des eaux souterraines au moyen d’un réseau piézométrique adapté, et des eaux de surface du ruisseau Le Magudas : surveillance a minima trimestrielle en période de traitement de la pollution, puis semestrielle.

Le rapport de traitement de la nappe est remis le 31/12/2014.

Le 28/01/2016, l'inspection constate que le bilan de ces essais présenté par OGD, montre des résultats concluants de la technique in-situ par déchloration réductive du TCE (en phase dissoute dans la nappe / absence de phase pur). En effet, le traitement s’avère bien avancé au bout de 6 mois au vu des taux d’abattement mesurés sur le TCE (entre 87 et 99%) sur les 4 points suivis, et de l’apparition d’éthène en fin de test, témoignant de l’aboutissement du processus de dégradation du TCE et de ses produits de dégradation. Le 08/02/2017 l'inspecteur constate que le traitement continue à être efficace, en particulier à proximité des zones d’injection. Pour exemple, Pz3 présente un taux d’abattement de 99 % du TCE (passage de 1 200 µg/l à un taux < seuil potabilité 10 µg/l) et Pz10 un taux de 99 % (passage de 430 à 3,4 µg/l). L’apparition d’éthène sur certains piézomètres démontre le processus de dégradation complète en cours. En revanche, sur certains piézomètres, les taux d’abattement sur PzC (94%) et sur Pz9 (33%) ne suffisent pas à atteindre l’objectif fixé à l’article 8.3.1.1 : 1 000 à 2 000 µg/l en PCE sur PzC et 100 µg/l en PCE sur Pz9.

En revanche, sur certains piézomètres, les taux d’abattement sur PzC (94%) et sur Pz9 (33%) ne suffisent pas à atteindre l’objectif fixé à l’article 8.3.1.1 : 1 000 à 2 000 µg/l en PCE sur PzC et 100 µg/l en PCE sur Pz9.

OGD estime à environ 3 ans la durée active des produits de traitement dans les eaux souterraines, et relève que l’objectif est atteint pour Pz10 (aval immédiat des limites du site) et non atteint pour le piézomètre proche Pz9. Pour le piézomètre situé plus en aval Pz11, l’objectif est atteint.

Ainsi, début 2015, un traitement à l’échelle du site a été dimensionné par OGD, prenant en compte l’objectif de qualité à atteindre défini par l’arrêté préfectoral.

6 périodes de prélèvements et de monitoring sont menées en mars, avril, juin, juillet, septembre et octobre 2015 à la suite des injections de biostimulants effectuées au niveau de Pz3 (zone source) et de Pz10 (aval immédiat du site), en mars 2015 (environ 10 t de produits injectés dans la nappe) sur site SABENA et en juillet 2015 sur site STELIA.

Le suivi des concentrations en composés chlorés (PCE, TCE, DCE et CV) et en Ethène, servent d’indicateurs de l’état d’avancement de la dégradation de la pollution en produits chlorés dans la nappe.

Le processus de bioremédiation entraîne une réduction des accepteurs d’électrons, avec pour effet d’augmenter les concentrations en Fe II et manganèse et de diminuer les concentrations en sulfates et nitrates : ces paramètres servent également d’indicateurs.

Le suivi des paramètres physico-chimiques (pH, potentiel d’oxydo-réduction, oxygène dissous, quantité de Carbone Organique Total) sont également des indicateurs quant à la qualité du milieu pour le développement des bactéries déchloratrices.

Le rapport de fin de travaux du traitement des eaux souterraines par bioremédiation des solvants chlorés (13/12/2019) fait état des différents taux d'abattement en TCE après 36 mois de suivi et des teneurs résiduelles. Les résultats sont présentés ci-après :

Taux d’abattement en TCE après 36 mois de suivi :

- STELIA Aerospace - Zone source PzC (ouvrages PzA, PzB, PzC, PzD, PzCompl et Pz7) : Taux d’abattement en TCE compris entre 79 % et 100 %.

- SABENA Technics - Zone source Pz3 (ouvrages Pz3 et Pz8) : Taux d’abattement en TCE compris entre 85 % et 100 %.

- Taux d’abattement en TCE égal à 97 % au droit de l’ouvrage Pz10.

- Au droit des ouvrages Pz9 et Pz3bis, le taux d’abattement n’est pas présenté en raison de l’absence d’influence du traitement au droit de ces ouvrages

- Au droit des ouvrages Pz11 et Pz12, le taux d’abattement n’est pas présenté en raison de l’absence d’influence du traitement au droit de ces ouvrages.

Teneurs résiduelles :

- Les teneurs résiduelles en PCE/TCE les plus significatives sont retrouvées au niveau des ouvrages PzC et PzCompl (respectivement 130,1 et 58,5 μg/L), sur lesquels l’efficacité du traitement est avérée (taux d’abattement en TCE respectivement égal à >99% et 79%) ;

- Les teneurs résiduelles en CV les plus significatives sont retrouvées au niveau des ouvrages PzB et PzC (respectivement 40 et 160 μg/L).

- Au droit des ouvrages Pz3bis et Pz9 et Pz10, les concentrations en PCE/TCE sont respectivement égales à 230,3 et 271,1 μg/L. (la teneur mesurée au droit de l’ouvrage Pz9 n’a pas été retrouvé lors des campagnes suivantes).

- Les teneurs résiduelles en CV sont comprises entre 3,3 et 30 μg/L.

Ouvrage Pz11 :

- La somme des teneurs en PCE et TCE à l’état final (15/05/2018) est égale à 13 μg/L et est proche de la Valeur Réglementaire Française pour les eaux potable (10 μg/L) ;

- Les teneurs en 1,2 dichloroéthane et Chlorure de Vinyle à l’état final (15/05/2018) sont supérieures aux Valeurs Réglementaires Françaises pour les eaux potables (respectivement 23 et 19 μg/L).

Ouvrage Pz12 :

- Les teneurs en PCE/TCE, 1,2 dichloroéthane et Chlorure de Vinyle à l’état final (15/05/2018) sont toutes inférieures aux Valeurs Réglementaires Françaises pour les eaux potables.

Au vu des résultats, OGD ne préconise pas la réalisation d’une nouvelle campagne d’injection mais uniquement la poursuite du suivi piézométrique et analytique des sites SABENA Technics et STELIA Aerospace.

Ainsi, en complément des suivis prescrit par l’AP du 02/09/2014, OGD préconise :

- le suivi des niveaux piézométrique au droit des nouveaux ouvrages Pz6 bis, Pz14 et Pz15 à intégrer dans le cadre de la surveillance des eaux souterraines (AP du 02/09/2014),

- le suivi analytique trimestriel de l’ouvrage Pz14 à intégrer dans le cadre de la surveillance des eaux souterraines (AP du 02/09/2014).

5 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Ce site est soumis à l’application de l’article 65-a. de l’arrêté ministériel du 02/02/1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines par référence à la rubrique 1111 (Emploi ou stockage des substances et préparations très toxique) de la nomenclature des Installations Classées. La surveillance s'effectue semestriellement par trois piézomètres sur les paramètres : métaux totaux, CN- et HCTX.

Suite à l'inspection du 09/04/2009, l'arrêté préfectoral du 09/09/2009 met l'exploitant en demeure de mettre en place la surveillance de la nappe. Le programme est présenté par l'exploitant le 10/07/2009 pour une campagne à réaliser fin août 2009.

Le 09/12/2009, l'exploitant transmet les résultats de la campagne de juin 2009 révélant la présence de Trichloréthylène (9,7 mg/l) et ses dérivés dans la nappe. Le 11/12/2009, la DRIRE demande une campagne supplémentaire ainsi que la carte piézométrique du site avant la fin de l'année 2009.

L'arrêté du 02/09/2014 renforce la surveillance de la nappe :

- mise en place d'un réseau piézométrique adapté : nombre, localisation,

- intégration des 3 forages captant l’Oligocène dans ce réseau,

- prélèvements trimestriels,

- paramètres :

· les chloroéthènes : tétrachloroéthylène, trichloréthylène, 1,1-dichloroéthylène, cis-1,2-dichloroéthylène, trans-1,2-dichloroéthylène, chlorure de vinyle,

· les chloroéthanes : hexachloroéthane, pentachloroéthane, 1,1,1,2-tétrachloroéthane, 1,1,1-trichloroéthane, 1,1,2-trichloroéthane, 1,1-dichloroéthane, 1,2-dichloroéthane,

· les chlorométhanes : tétrachlorométhane, trichlorométhane, dichlorométhane, chlorométhane.

· les hydrocarbures totaux,

· les métaux

- niveau des piézomètres relevé à chaque campagne.

L’ensemble des résultats de 2015 montre des conditions favorables du milieu pour la dégradation des composés chlorés, et révèle un taux d’abattement important. Au bout de 6 mois, le traitement s’avère efficace, en particulier à proximité des zones d’injection. Pour exemple, Pz3 présente un taux d’abattement de 96 % du TCE (passage de 1 200 µg/l à 53 µg/l) et Pz10, un taux de 99 % (passage de 430 µg/l à 3,4 µg/l). L’apparition d’éthène sur certains piézomètres démontre que le processus de dégradation complète est en cours.

La prochaine campagne de prélèvements se déroule en février 2016 puis tous les trimestres conformément à l’article 8.3.2.3 de l’arrêté préfectoral du 2 septembre 2014, dans le but de suivre l’évolution de la dépollution.

6- SURVEILLANCE DES EAUX DE SURFACE

L'arrêté du 02/09/2014 presxcrit la surveillance trimestrielle du Magudas en 2 points :

· M1 Magudas amont,

· M2 Magudas aval.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Mérignac, l'inventaire recense 111 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 7 secteurs d'information sur les sols et 18 sites en instruction. Voir la page de Mérignac.

Un rapport daté sur cette entité

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Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
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