Sols pollués

RETIA (Ex ATOFINA) à l'Estaque

La pollution de ce site de Marseille fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000788601
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneMarseille
DépartementBouches-du-Rhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

* Des études de diagnostic équivalentes à ESR et EDR (prescrit par AP de 15/07/1992) ont été réalisées depuis 1992 à 1996. Un suivi de l'impact de la friche sur le milieu naturel est prescrit par l'AP du 21/5/1996.

* Au vu de celles-ci, l'industriel a présenté un programme de réhabilitation pour une vocation multifonctionnelle avec usage résidentiel et création d'une ZAC.

* L'AP du 2/07/1997 impose la rénovation des réseaux pluviaux, vecteurs principaux des pollutions.

* L'AP du 14/09/1998 a fixé les objectifs en ce sens et un délai de réalisation de 3 ans et demi. Le BRGM a audité ces objectifs de réhabilitation.

* ATOFINA a décidé, avec son voisin de site, la Société METALEUROP, la création d'un stockage dédié pour recevoir les déchets solides (essentiellement des pyrites) présent en différents dépôts et crassiers répartis sur le site (près de 250 000 m3 pour ATO seul). ATOFINA assure la maitrise d’œuvre de ce stockage.

* La ville de Marseille a été tenue étroitement associée à la définition de ce programme de réhabilitation ; elle a participé a un groupe de travail avec les deux industriels, les services de l’État et la Préfecture pour la prise en compte des contraintes externes( loi littoral par ex.) et l'usage futur de ce site.

* Le coût de l'ensemble de l'opération de réhabilitation pour les 2 sites d'ATOFINA et de METALEUROP est actuellement estimé à plus de 22M€(150 MF); les délais de réalisation des travaux ont été prolongés ,à la demande de l'industriel, par APC du 28/11/2002, jusqu'à fin 2004 (comme pour Métaleurop), puis à nouveau prolongés.

* Les travaux de préparation du stockage/confinement ont été effectués. Atofina s'est adjoint un organisme pour la vérification et le contrôle des travaux incluant procédures et protocoles d'intervention. Les conditions d'étanchéité de la base du stockage par confinement ont été reprécisées- fin 2001- avec la DRIRE. Les travaux ont été ralentis, par un incident de pluviosité- en sept 2002- caractérisé par des venues d'eaux de la colline amont déboisée par des récents feux et chassant des terres stockées en contre- bas du site; les mesures compensatoires en amont hydraulique du site et en contre - bas( création et aménagement de bassins de retenues et d’écrêtement des eaux pluviales par AP du 24/09/2002) ont été mises en place à l'été 2003.

* Par ailleurs,le décaissement d'une des 2 alvéoles déjà édifiée a mis en évidence des anomalies géologiques non identifiées jusque là. Les travaux d'aménagement de ce stockage se poursuivent , le site devant être bâti pour confiner une quantité de déchets supérieure à celle initialement prévue suite au mise à jour faites à l'occasion des travaux indiqués ci dessus : 600 000 m3 au total ( environ 400.000m3 pour ATO et 200.000 m3 pour ME. Deux alvéoles d'un volume total de 200 000 m3 ont été achevées.

* L’étude "d'exposition- santé" prescrite par l'AP du 4/12/2002 et réalisée de façon concomitante avec celle de Métaleurop, a été remise et des compléments ont été demandés par la DRIRE sur l'obtention des indices de risques. L'AP du 08/05/2005 a fourni l'occasion de préciser les conditions de réhabilitation (valeur-seuils).

* les conditions de réceptions du site de stockage puis de remplissage doivent être définies en relation avec Métaleurop et font l'objet de discussions entre ces 2 sociétés.

En effet, le contrat de Vente en Etat Futur d'Achèvement signé en 2000 (voir fiche ME), prévoyait que RETIA assurerait la conception et la construction de deux alvéoles dédiées aux besoins de Metaleurop sur la zone de la Grande Caudelette, et que cette dernière en ferait l'acquisition, une fois réalisées.

Or, trois évolutions ont fait apparaître des difficultés :

- l'estimation des volumes des matériaux à stocker a sensiblement augmenté, tant du côté de RETIA que de METALEUROP,

- La topographie accidentée du substratum tend à réduire la superficie initialement prévue à la construction des alvéoles,

- Les difficultés juridico-économiques rencontrées par METALEUROP depuis 2002 ont totalement bloqué la réalisation des travaux de dépollution de cette dernière.

* De façon à éviter de bloquer RETIA dans l'avancement de la dépollution de son site, la situation est aujourd'hui la suivante :

- La totalité de la superficie de l'ancienne carrière de la Grance Caudelette est destinée à recevoir les matériaux pollués de RETIA. Les deux alvéoles déjà construites, dont l'une (alvéole n°5) était initialement destinée à METALEUROP sont remplies.

- Les matériaux pollués de METALEUROP seront stockés dans l'ancienne carrière de la Petite Caudelette, dont la capacité semble suffisante pour accueillir la totalité des matériaux.

* Cependant, depuis le premier trimestre 2006, le chantier de RETIA est arrêté car, pour continuer de stocker les terres polluées, la société doit aménager une troisième alvéole (dite alvéole n°6) sur une zone initialement dédiée à METALEUROP selon la VEFA précitée. Or, il existe un contentieux de droit privé sur la validité de cette Vente en État Futur d'Achèvement des alvéoles n°5 et 6 à MESA par RETIA. Au vu du positionnent opposé des deux industriels, RETIA n'a pas engagé les travaux, entraînant un retard par rapport au planning de réhabilitation initialement prévu dans l'AP du 08/03/2005 qui encadre l'ensemble des travaux de réhabilitation pour le site de RETIA.

* Le dossier de réhabilitation du site en Juin 2006 établit un volume de déchets de 440 000m3 environ dont 416 000 a confiner, 13 000 à évacuer en CET 1, le reste étant des matériaux sains. Les travaux de démolition des bâtiments existants ont été achevé en 2004 (1999 pour les infrastructures, 2203 pour le téléfer, 2004 pour les bâtiments administratifs).

* Afin de valider la conception de l'alvéole six, dont les murs s'appuieront directement sur la paroi (béton projeté), et de valider le planning définitif des travaux restants, un APC a été pris

* La situation en 2007 fait apparaître la position prise par RETIA d'utiliser à son compte les alvéoles 5 et 6 et proposer éventuellement à ME devenu RECYLEX les terrains dit de la petite Caudelette;

* L'AP du 30/08/2006 abroge et remplace l'AP du 8/03/2005 en ce qui concerne le concept du stockage définitif. Les échéances ont été repoussées au 31/12/2011 (AP du 11/07/2008 qui encadre également la gestion des terres).

* Des aménagement hydrauliques de la zone de dépôt de la grande Caudelette ont été réalisés en 2006. La couverture des alvéoles 3 et 5 est achevé, elles contiennent chacune 180 000 m3 de matériaux pollués (1 an de remplissage).

* Une alvéole temporaire a été crée afin d’accueillir les terres souillées d'organique. Le traitement choisi est l'oxydation par chlorure ferrique et le permanganate de potassium. Ce traitement a commencé début Janvier 2007 et s'est achevé le 28 Juin 2007 (3974 m3 traités envoyé dans l'alvéole 6). L'excavation des terres polluées de la petite Caudelette a commencé en Juillet 2007 et s'est terminée le 7 novembre 2007 (66 000 m3 envoyé dans l'alvéole 6. A cette même date ont commencé le début de l'excavation des plateforme E et F. L’alvéole 6 a été remplie.

* Un dispositif de drainage des lixiviats est installé en fond d'alvéole, les lixiviats sont dirigés vers un bassin de stockage avec récupération par citernage avant envoi dans l'unité de stabilisation chimique comme eau de dilution. Les eaux de pluie qui tombent sur les surfaces imperméabilisées des alvéoles sont envoyées dans le milieu naturel

* Avant mise en alvéole, les terres subissent un traitement mécanique et si besoin un traitement par stabilisation chimique. La construction de l’alvéole 4 s'est achevée le 17 Avril 2009. La fin du remplissage de l'alvéole 4 avec les déblais des plateformes D a eu lieu le 01/09/2010.

* En Juillet 2011, RETIA est autorisé a stocker des déchets d'amiante liée (167m3) dans l'une de ses alvéoles, ces déchets proviennent de ruines de bâtiments

* Le projet de réhabilitation s'inscrit dans celui de La Nerthe avec la création d'un échangeur autoroutier au Nord du site et la création d'une Cité des sciences et de la mer pour la carrière du Vallon.

* Une autosurveillance des eaux de surface et souterraines est effectuée depuis plusieurs années (10 piézos). Les résultats évoluent peu. Une mesure des retombées de poussières est également effectuée.

* Fin 2014 les travaux de dépollution du site sont terminés. RETIA assure toujours le suivi environnemental du site.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Marseille, l'inventaire recense 4 198 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 24 secteurs d'information sur les sols et 24 sites en instruction. Voir la page de Marseille.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.