Sols pollués

Compagnie Française des Naphtes

Ce terrain de Marseille est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00046900101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneMarseille
DépartementBouches-du-Rhône
Adresse124 BOULEVARD DE PLOMBIÈRES
Mise à jour par l'administration23/04/2021
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant13.0125 (BASOL)

Le contexte

au 22/03/2018 Description du site: COMPAGNIE FRANCAISE DES NAPHTES - Marseille 14ème Ce site est implanté à Marseille, Bd de Plombières depuis 1924 (société VILLEMOT puis Compagnie Françaire d'Importation) sur une superficie d'environ 4350m². Le 27 Mars 1925, la Compagnie Française des Naphtes est créée. L'activité a cessé en Avril 2005. La société VILLEMOT avait demandé en Juin 1923 une autorisation pour la fabrication de dégras, le chauffage des huiles de goudron, le chauffage d'huiles minérales et la fabrication de savon mou. Les activités de la COMPAGNIE FRANCAISES DES NAPHTES consistait en la fabrication des huiles moteur par mélange d'huiles minérales de base et par la fabrication des graisses minérales. Le site comprend une chaudière thermique et une à vapeur, une cabine de peinture et une petite chaudière ainsi qu'une cuve aérienne de fioul. L'ensemble du site est imperméabilisé sauf la partie EST du site qui est elle gravillonnée. Cette société a été soumise à déclaration (récépissé du 15/10/1979) et a cessé son activité par déclaration du 09/03/2005. Description qualitative: Ce site a fait l'objet d'un diagnostic de pollution (13 sondages de sol et un piézo de contrôle des eaux souterraines) en 2005, en appui à la déclaration de cessation d'activité. Ces études n'ont pas mis en évidence de présence de HAP et BTEX à des teneurs supérieures aux valeurs de définition de source sol. Cependant, des métaux lourds ont été détectés, semblant indiquer leur présence dans d'anciens remblais utilisés pour la construction de l'usine (scories). Les métaux dont les teneurs dépassent les VDSS sont l'Arsenic, le Plomb, le Cuivre, le Chrome et le Baryum. Des hydrocarbures ont été mis en évidence dans le sol alors que la teneur dans les eaux souterraines était comprise entre 0.01 et 1 mg/L, donc comprise entre les VCI pour un usage sensible et non sensible. Les métaux lourds ne sont pas retrouvés dans les eaux souterraines. L'ESR a classé le site en catégorie 2 « à surveiller », du fait de la présence d'un forage dans les eaux souterraines (non AEP), 1 km en amont. L'ESR préconise une excavation des terres à cause du faible volume de celles-ci, la vidange des cuves contenant des hydrocarbures, l'élimination de l’huile surnageant à la surface du puits et un suivi semestrielle de la qualité des eaux souterraines. Le projet de réhabilitation, établi pour un usage non sensible du site, a fait l'objet de l'AP du 01/09/2005 prévoyant : - L'excavation et l'élimination des terres polluées (autour d'une cuve aérienne de fioul); - Le pompage et l'élimination des hydrocarbures surnageant dans le puits. La surveillance des eaux souterraines est prescrite pendant les travaux Le diagnostic approfondi de pollution du sol a été réalisé en Décembre 2006 et complète le premier diagnostic. L'EDR de Décembre 2006 s'est basée sur une reconversion du site en zone commerciale, parking, espace verts avec recouvrement de la totalité de la surface du site (dalle béton, enrobé ou terre végétale). Elle conclut a un risque inacceptable pour la santé humaine à l’intérieur des futurs locaux. Des travaux de dépollution sont donc nécessaires (sol et nappe). Le 31 Juillet 2007, le site a été vendu à la SCI CINA qui a été créée par le groupe VALGO. Les anciennes installations (cuves, tuyauterie) ont été démantelées en 2008. Les bâtiments ont quant à eux été totalement déconstruit entre Mai et Juillet 2009, après que le site ait été libéré des squatters qui l'ont occupé pendant plusieurs mois. Dans le cadre des travaux de mise en sécurité et de démolition, 670 tonnes de déchets ont été évacués. Les opérations de dépollution ont été réalisées par la suite (septembre/octobre 2010) et ont consisté en un traitement des matériaux et terres pollués par excavation et évacuation vers des filières extérieures. Les principales sources de pollution identifiées lors des diagnostics ont ainsi été supprimées. Des pollutions résiduelles subsistent néanmoins dans les sols et les eaux souterraines. A la date du Procès Verbal de recollement (27 Mai 2011) , l’ensemble du site avait été terrassé, remblayé par des matériaux reconnus sains issus du site ou d’apports extérieurs (bétons concassés non pollués) et le recouvrement est assuré par une couche de finition issus d’apports extérieurs sains. Du fait de la présence résiduelle de pollution, un Arrêté de servitude d'utilité publique a été pris le 30 janvier 2012 qui encadre l'usage futur du site. Il prévoit notamment les dispositions suivantes : L’ensemble du site est imperméabilisé (dalle béton, goudron, voiries, aménagement sous espace verts). Dans l’attente de l’aménagement définitif du site en vue de sa réutilisation, le recouvrement est assuré par une couche de finition de matériaux sains issus d’apports extérieurs. Toute détérioration de nature à mettre en contact le sous-sol et les utilisateurs du site doit être immédiatement réparée.

Ce qui a été fait et constaté

* Ce site a fait l'objet d'un diagnostic de pollution (13 sondages de sol et un piézo de contrôle des eaux souterraines) en 2005, en appui à la déclaration de cessation d'activité. Ces études n'ont pas mis en évidence de présence de HAP et BTEX à des teneurs supérieures aux valeurs de définition de source sol. Cependant, des métaux lourds ont été détectés, semblant indiquer leur présence dans d'anciens remblais utilisés pour la construction de l'usine (scories). Les métaux dont les teneurs dépassent les VDSS sont l'Arsenic, le Plomb, le Cuivre, le Chrome et le Baryum. * Des hydrocarbures ont été mis en évidence dans le sol alors que la teneur dans les eaux souterraines était comprise entre 0.01 et 1 mg/L, donc comprise entre les VCI pour un usage sensible et non sensible. Les métaux lourds ne sont pas retrouvés dans les eaux souterraines. L'ESR a classé le site en catégorie 2 « à surveiller », du fait de la présence d'un forage dans les eaux souterraines (non AEP), 1 km en amont. L'ESR préconise une excavation des terres à cause du faible volume de celles-ci, la vidange des cuves contenant des hydrocarbures, l'élimination de l’huile surnageant à la surface du puits et un suivi semestrielle de la qualité des eaux souterraines. * Le projet de réhabilitation, établi pour un usage non sensible du site, a fait l'objet de l'AP du 01/09/2005 prévoyant : - L'excavation et l'élimination des terres polluées (autour d'une cuve aérienne de fioul); - Le pompage et l'élimination des hydrocarbures surnageant dans le puits. La surveillance des eaux souterraines est prescrite pendant les travaux * Le diagnostic approfondi de pollution du sol a été réalisé en Décembre 2006 et complète le premier diagnostic. L'EDR de Décembre 2006 s'est basée sur une reconversion du site en zone commerciale, parking, espace verts avec recouvrement de la totalité de la surface du site (dalle béton, enrobé ou terre végétale). Elle conclut a un risque inacceptable pour la santé humaine à l’intérieur des futurs locaux. Des travaux de dépollution sont donc nécessaires (sol et nappe). * Le 31 Juillet 2007, le site a été vendu à la SCI CINA qui a été créée par le groupe VALGO. * Les anciennes installations (cuves, tuyauterie) ont été démantelées en 2008. Les bâtiments ont quant à eux été totalement déconstruit entre Mai et Juillet 2009, après que le site ait été libéré des squatters qui l'ont occupé pendant plusieurs mois. Dans le cadre des travaux de mise en sécurité et de démolition, 670 tonnes de déchets ont été évacués. * Les opérations de dépollution ont été réalisées par la suite (septembre/octobre 2010) et ont consisté en un traitement des matériaux et terres pollués par excavation et évacuation vers des filières extérieures. Les principales sources de pollution identifiées lors des diagnostics ont ainsi été supprimées. Des pollutions résiduelles subsistent néanmoins dans les sols et les eaux souterraines. A la date du Procès Verbal de recollement (27 Mai 2011) , l’ensemble du site avait été terrassé, remblayé par des matériaux reconnus sains issus du site ou d’apports extérieurs (bétons concassés non pollués) et le recouvrement est assuré par une couche de finition issus d’apports extérieurs sains. Du fait de la présence résiduelle de pollution, un Arrêté de servitude d'utilité publique a été pris le 30 janvier 2012 qui encadre l'usage futur du site. Il prévoit notamment les dispositions suivantes : > L’ensemble du site est imperméabilisé (dalle béton, goudron, voiries, aménagement sous espace verts). > Dans l’attente de l’aménagement définitif du site en vue de sa réutilisation, le recouvrement est assuré par une couche de finition de matériaux sains issus d’apports extérieurs. Toute détérioration de nature à mettre en contact le sous-sol et les utilisateurs du site doit être immédiatement réparée. L'étude quantitative de risque sanitaire résiduel réalisée dans le cadre de la procédure de cessation d'activité conclut a une absence de risque inacceptable dans les conditions d'utilisation retenues (clients et employés d'un supermarché sur vide sanitaire avec parkings aériens pour la clientèle).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Marseille, l'inventaire recense 4 198 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 24 secteurs d'information sur les sols et 24 sites en instruction. Voir la page de Marseille.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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