Sols pollués

BIOENERGY PILOT: filiale de SICA Atlantique: (ex Phospho Guano)

Ce terrain de La Rochelle est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00038350101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneLa Rochelle (17000)
DépartementCharente-Maritime
AdresseRUE MONTCALM
Mise à jour par l'administration07/01/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant17.0026 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Ancienne usine de fabrication d'engrais chimiques et d'acide sulfurique exploitée par la société PHOSPHO GUANO sur la commune de La Rochelle (17). Les activités exercées avaient été autorisées en 1897, 1933 et 1950, et auraient cessé peu après 1972. Puis, Le 15 octobre 2007, la société BIONERGY PILOT (fililale du groupe SICA Atlantique) a obtenu sur une partie de ce site, l'autorisation préfectorale d'exploiter une unité pilote de production de biocarburants. Cette unité a cessé ses activités à la fin de l'année 2011 et un mandataire judiciaire a été nommé. Depuis, le site a été remis en état, considérant un usage de type industriel ou artisanal. L’emprise des parcelles concernées occupe une superficie totale d'environ 5,4 ha (source : www.cadastre.gouv.fr). Le site se situe sur les formations géologiques du Kimméridgien inférieur avec présence d'une nappe phréatique. Observations: Le site a fait l'objet d'une évaluation simplifiée des risques (ESR) en mai 2003, ayant mis en évidence la présence de polluants dans les sols (Arsenic, Plomb, Cuivre, Nickel) et en dans les eaux souterraines (Arsenic, Plomb). Des investigations approfondies menées par la suite ont permis de noter l'absence de pollution due aux PCB (polychlorobiphényles) au droit l'ancien emplacement du transformateur, et l'absence de pollution aux hydrocarbures au niveau des anciennes cuves de carburants. Néanmoins, elles ont permis de confirmer la présence des polluants précités dans les sols, et ont signalé une très forte concentration en fer, et des concentrations ponctuelles en mercure et en soufre sur l'ancien site de brûlage des pyrites. Des travaux de mise en sécurité et de dépollution du site ont été réalisés (évacuation de déchets, excavation de terres impactées). Des restrictions d'usage conventionnelles au profit de l’État (RUCPE) ont été signées dans une première version le 7 juin 2007, et dans une nouvelle version le 14 mai (et 4 juin) 2012. Le procès verbal de récolement des travaux a été délivré le 3 août 2017, actant ainsi la cessation d'activité. Des informations précises et complémentaires peuvent être obtenues en consultant la fiche BASOL correspondante sur "http://basol.developpement-durable.gouv.fr/".

Ce qui a été fait et constaté

La Société SICA Atlantique a fait procéder à diverses études du sol et du sous-sol qui ont permis d’établir un bilan qualitatif et quantitatif de la pollution. En 1989, un diagnostic préliminaire identifie les sources possibles de pollutions du sol par les acides, le cuivre, le plomb, le zinc, l'arsenic, le fluor, les sulfates, les nitrates, les phosphates et autres métaux lourds. Une Etude Simplifiée des Risques menée en mai 2003 confirme la présence dans le sol d'Arsenic, plomb, cuivre, nickel (taux supérieurs à la VDSS) et notable de plomb (supérieur à la VCI non sensible). Les analyses des eaux souterraines montrent la présence d'arsenic et de plomb à des taux supérieurs à la VCI usage non sensible. Pour le milieu sol, le classement ESR, selon l'usage futur du site (industriel) est de classe 1 pour le plomb et classe 2 pour l'arsenic. Des investigations approfondies ont permis de noter l'absence de pollution due aux PCB au niveau des anciens transformateurs et de pollution aux hydrocarbures au niveau des anciennes cuves de carburants. Elles confirment par contre la présence des polluants précités dans les sols et signalent une très forte concentration en fer ainsi que ponctuellement du mercure et du soufre sur l'ancien site de brûlage des pyrites. Lors de la construction des futures bâtiments, les terres polluées excavés ont été regroupées sur un merlon recouvert de terres végétale en limite sud du site, de façon à les isoler. La surveillance semestrielle des eaux souterraines a été imposée par arrêté préfectoral fixant des prescriptions complémentaires du 12 mai 2006. Un rapport du BURGEAP en date du 15 septembre 2008 a conclu sur le fait que la radioactivité décelée sur le site n'était pas supérieure au bruit de fond naturel sur cette friche industrielle et que ce site pouvait être considéré comme non contaminé radiologiquement. En outre comme le niveau de radioactivité naturelle est bas dans cette région et à cet endroit, aucun risque lié la radioactivité n'est donc présent sur ce site vis à vis de la population et de l'environnement. Le cabinet EGES a également rédigé en mai 2008 un plan de gestion visant à définir les préconisations à retenir pendant et après les travaux de réaménagement du site pour prendre en compte les voies de transfert potentielles de la pollution rencontrée sur le site. Ces recommandations intégrant des conditions d'aménagements mais aussi des modalités de surveillance ont été reprises sous forme de prescriptions dans un arrêté complémentaire imposé à l'exploitant. Dans un rapport de 2010 le bureau d'études ATI services, mandaté par SICA Atlantique, a rendu compte d'une alcalinité plus forte en aval qu'en amont, la présence de concentrations en métaux (Arsenic, Cadmium, Mercure, Plomb) inférieures aux valeurs de gestion, des concentrations de chlorures, d'ammonium, de sulfates et de phosphates supérieures aux valeurs de gestion. Des restrictions d'usage conventionnelles au profit de l’État ont été signées dans une première version le 07/06/2007, et dans une nouvelle version le 14 mai (et 4 juin) 2012. Après une visite d'inspection le 1er octobre 2014, il a été constaté une absence de traces visuelles significatives de pollutions sur le site. Après analyse du mémoire de cessation d'activité et suite à l'inspection, le principale manquement concernait l'absence de transmission des justificatifs d'élimination des déchets et des certificats de dégazage des cuves enterrées. Le 12 février 2015, le mandataire judiciaire a fait part des documents certifiants les actions faites : -un devis pour le traimtement des déchets restant sur le site -d'un bordereau d'élimination d'hydrocarbures -des bons de transport de certains déchets -des courriers envoyés à la mairie de La Rochelle et à al société Sica Atlantique pour l'usage futur du site et la réponse de la ville de la Rochelle. L'usage future sera industriel ou artisanal, ce qui est conforme aux servitudes existantes. Le procès verbal de recollement au sens de l'article R.512-39-3 du code de l'environnement a donc pu être délivré le 3 août 2017.

Ce qui a été fait et constaté

Résultat de la surveillance à la date du 2016-12-06 : LA SITUATION RESTE STABLE Commentaire : Depuis le début des suivis, les résultats obtenus évoluent peu ou ponctuellement pour certains paramètres. Informations complémentaires : Les concentrations en cadmium et mercure sont systématiquement inférieures à la valeur de gestion (respectivement 5 et 1 ug/l). Les teneurs en plomb, arsenic, fluorures, nitrates, sulfates, l'ammonium et la conductivité restent régulièrement au-dessus des valeurs de gestion.

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À La Rochelle, l'inventaire recense 909 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 8 secteurs d'information sur les sols et 3 sites en instruction. Voir la page de La Rochelle.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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