Sols pollués

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Ce terrain de Cherbourg Octeville est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP41008030101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneCherbourg Octeville (50100)
DépartementManche
AdresseAvenue Amiral Lemonnier
Mise à jour par l'administration18/08/2026
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiantNon renseignés
Arrêté préfectoral09/02/2026

Le contexte

Il est à noter que dans l’enquête de voisinage menée par le bureau d’études, aucun puits n’a été détecté et aucun captage d’AEP n’a été identifié.

Ce qui a été fait et constaté

Le site a accueilli une activité de distribution de carburants (récépissé de déclaration en date du 21 décembre 2005). La station-service est fermée depuis le 31 mars 2014. Le rapport du 16 juin 2017 (n°N1160840) réalisé par SUEZ REMEDIATION présente les travaux de démantèlement et de dépollution qui ont été menés sur site entre novembre 2015 et février 2017. Ce rapport décrit les travaux menés et fourni les justificatifs associés (reportage photographique, fiche technique des remblais, bordereaux d’analyse de bords et de fonds de fouilles, bordereaux de suivi de déchets). Ces travaux se sont déroulés en 2 phases distinctes : • La première phase de travaux réalisée entre novembre 2015 et février 2016 a consisté au démantèlement des installations de la station services (cuves, séparateur, volucompteurs et canalisations) et la gestion des terres polluées associées. Au total 2050,3 tonnes de terres impactées ont été évacuées en biocentre et les zones traitées ont fait l’objet de remblaiement par concassé avec mise en place d’un polyane de séparation ; • La seconde phase de travaux réalisée entre octobre 2016 et février 2017 a consisté au démantèlement des anciens radiers jusqu’à 4 m de la clôture qui sépare le site de l’avenue Amiral Lemmonier (limite technique) et la gestion des terres polluées associées et non traitées auparavant. Au total 1295,6 tonnes de terres impactées ont été évacuées en biocentre et les zones traitées ont fait l’objet de remblaiement par 1 375 tonnes de graves. Les travaux d’excavation se sont déroulés jusqu’à un maximum de 6 m de profondeur et jusqu’à 2 m sous le niveau de la nappe. SUEZ REMEDIATION indique qu’un système de pompage et de traitement des eaux souterraines avait été mis en place pour retirer les phases flottantes lors des fouilles et mettre en place un rabattement de la nappe lors du démantèlement des anciens radiers. Les travaux ont donc permis le démantèlement de l’ensemble des installations pétrolières, de la boutique ainsi que de l’aire de lavage de la station service. Les investigations de bords et de fonds de fouilles (23 prélèvements) alimentent un second rapport réalisé par SUEZ REMEDIATION en date du 29 juin 2017 (version 2 du rapport n°N7 16 083 0). Les résultats, notamment dans les sols, mettent en évidence : • un impact remarquable en HCT (7 270 mg/kg) et en BTEX (27,8 mg/kg) au droit de P22, situé au nord du site, en limite de l’avenue Amiral Lemmonier (contraintes techniques du fait de la voirie) ; • une pollution résiduelle en HCT sur l’ensemble du site (maximum de 348 mg/kg en dehors du point P22) ; • une absence d’impact en BTEX en dehors du point P22 (sur les prélèvements faits). Compte tenu des teneurs résiduelles en hydrocarbures observées dans les sols en limite de site, des investigations complémentaires sur les sols, les eaux souterraines et les gaz du sols ont été réalisées sur site et hors site. Au niveau des sols, ces investigations ont confirmé l’extension de la pollution hors site (au nord de la pollution mise en évidence en P22, située en limite de site) en hydrocarbures totaux (max. 8620 mg/kg) et en BTEX (max. 345 mg/kg) au droit de HS2, HS3, HS6 et HS7, situé au niveau de l'avenue Amiral Lemonnier longeant le site (usage routier). La pollution est mesurée jusqu’à 3 m de profondeur (Rapport Reconnaissance de la qualité des sols hors site n°N2.19.064.0 – version 1 (juillet 2019 – SUEZ)). L’étendue de la pollution est bien délimitée à l’est et à l’ouest mais n’est pas connue pour la partie nord. Toutefois, le bureau d’études indique que l’extension vers le nord de la pollution est jugée limitée de par l’absence d’indices lors des forages des piézomètres hors site. Concernant les eaux souterraines et les gaz du sol, une surveillance trimestrielle sur site et hors site a été réalisé de mars 2017 jusqu’à mars 2025. Les premières campagnes de suivis des eaux souterraines, post travaux de dépollution, ayant mis en évidence un impact résiduel dans les eaux souterraines sur les ouvrages localisés en bordure de site (fortes teneurs en hydrocarbures et présence d’irisation), des travaux complémentaires de dépollution par oxydation chimique in-situ ont été réalisés de 2020 à 2022 (RAPPORT SERPOL N°9480-4/VB d’août 2022). Le traitement chimique in-situ réalisé avait pour objectif de traiter les concentrations résiduelles présentes dans les eaux souterraines au droit du site via un traitement des sources sols résiduelles qui n’ont pas pu être traitées lors des travaux (limite technique aux terrassements). Ainsi, une première campagne d’injection chimique in situ a été menée du 12 au 16 avril 2021 puis une seconde du 19 au 22 avril 2022 par SERPOL à la suite d’un essai pilote réalisé en novembre 2020. Deux nouveaux ouvrages ont ainsi été mis en place en avril 2022 en aval hors site, de l’autre côté de l’avenue Amiral Lemonnier (au nord du site). - les campagnes de juillet et octobre 2021 (réalisée 4 et 7 mois après la dernière injection) mettent en évidence des teneurs plus faibles sur les ouvrages sur site et hors site. Les dernières campagnes de surveillance confirment une diminution des concentrations. - Concernant les gaz du sol, une dégradation du milieu est observée en aval hors site entre janvier et juillet 2021 (PZGazH pour les BTEX et hydrocarbures) avec des concentrations en augmentation par rapport aux campagnes antérieures et des teneurs supérieures à celles définies lors de l’IEM de 2017. L’analyse des risques résiduels (ARR) sur site conclut à une compatibilité entre l’état des milieux et un usage comparable à la dernière période d’activité (usage industriel). L’analyse des risques résiduels menée hors site conclut à une compatibilité pour des usages résidentiels. Ces évaluations ont été mises à jour à plusieurs reprises à la suite des travaux de façon à prendre en compte les dernières valeurs mesurées dans les milieux. Les dernières conclusions de mai 2024 restent inchangées (Rapport n°N2 24 0065 - MAJ ARR IEM –version 1 (SARPI)). Les campagnes de surveillances des eaux souterraines et gaz du sol se sont poursuivies jusqu’en mars 2025. L’exploitant a en conséquence remis à l’inspection des installations classées un bilan quadriennal (Rapport n°N2250022 / BQ – version 1 de janvier 2026). Les résultats de la surveillance permettent d’observer un abattement des concentrations résiduelles en hydrocarbures et en benzène dans les eaux souterraines, et notamment une absence d’impact dans les eaux souterraines hors site depuis octobre 2021 (un pic à 25 μg/l avait été constaté en benzène en juillet 2021 en PZG, non observé ensuite). En conséquence : - Les investigations menées en mars 2025 mettent en évidence une amélioration de la qualité des eaux souterraines en limite aval du site. Des teneurs résiduelles en hydrocarbures et en benzène restent constatée sur 2 ouvrages située en limite aval du site. Les composés présents sur site n’ont pas été quantifiés au droit des 2 ouvrages prélevés hors site. - Concernant les gaz du sol, les concentrations mesurées sur site et hors site en hydrocarbures et composés volatils sont inférieures aux valeurs de l’ARR et de l’IEM de juillet 2024 - la compatibilité des usages constatés hors site et des usages futurs sur site est confirmée. La surveillance de la qualité des eaux souterraines et des gaz du sols a ainsi pris fin en mars 2025. Le 14 mai 2025, l’inspection des installations classées a constaté que l’ancienne station service a bien été démantelée. Les portails d’accès au site sont cadenassés. Des travaux de débroussaillage et de réparation de la clôture ont été réalisés suite à la visite en décembre 2025. Le site est selon l’exploitant clos. Du fait du maintien d’une pollution résiduelle sur site, les parcelles cadastrales ayant accueilli l’ancienne activité du site ont fait l’objet d’une conservation de la mémoire au titre des Secteurs d’Informations sur les Sols par arrêté préfectoral en date du 10 février 2026. Tout nouveau porteur de projet ayant l’intention de changer l’usage des terrains (usage différent d’un usage industriel) sera tenu de démontrer la compatibilité sanitaire des terrains avec l’usage projeté.

Ce qui a été fait et constaté

L'ancienne station service a fait l'objet de travaux de démantèlement et de dépollution. En cas de changement d'usage, il convient de s'assurer de la compatibilité des milieux avec un nouvel usage projeté. POUR RAPPEL : L’article L. 125-7 du code de l’environnement prévoit que lorsqu’un terrain situé en secteur d’information sur les sols fait l’objet d’un contrat de vente ou de location, le vendeur ou le bailleur du terrain est tenu d’en informer par écrit l’acquéreur ou le locataire. Il communique les informations rendues publiques par l’État. L’acte de vente ou de location atteste de l’accomplissement de cette formalité. En application des articles L. 556-2 et R. 556-2 du code de l’environnement et R. 431‑16 et R. 442-8-1 du code de l’urbanisme, sur un terrain répertorié en secteur d’information sur les sols, le maître d’ouvrage fournit dans le dossier de demande de permis de construire ou d’aménager une attestation garantissant la réalisation d’une étude de sols et de sa prise en compte dans la conception du projet de construction ou de lotissement. La présence de cette attestation (ATTES-ALUR) dans le dossier de demande de permis de construire ou d'aménager est vérifiée par le service urbanisme de la collectivité compétente. Cette étude de sols comprend un diagnostic et un plan de gestion en découlant. Le plan de gestion définit les mesures de gestion permettant d'assurer la compatibilité entre l'état du site et l'usage futur souhaité au regard de l'efficacité des techniques de réhabilitation ainsi que du bilan des coûts et des avantages de la réhabilitation au regard des usages considérés.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Cherbourg Octeville, l'inventaire recense 181 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 13 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Cherbourg Octeville.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.