Sols pollués

SNCF

Ce terrain de Cherbourg Octeville est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00125650201
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneCherbourg Octeville (50470)
DépartementManche
AdresseAVENUE FRANÇOIS MILLET
Mise à jour par l'administration18/02/2022
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiantNon renseignés
Arrêté préfectoral15/02/2022

Le contexte

La SNCF a été autorisée à exploiter une station service et un dépôt d’hydrocarbures par arrêté préfectoral du 29 juin 1965. Les 2 cuves aériennes d’origine (125m3) ont été remplacées en 1995 par une cuve semi-enterrée de 80m3. La nouvelle cuve de 80m3 était implantée entre les voies 8 et 10.Les installations ont été utilisées juqu’au 1er mars 2008. Selon l’enquête historique, en 1990, une citerne de gazoil se serait descellée d’un wagon et aurait roulée tout en déversant du gazoil. L’infiltration de gazoil se serait produite au niveau de la voie 10. Le volume de gazoil infiltré a été estimé à 20m3. Lors des investigations de terrain, il a été mis en évidence la présence de spots d’hydrocarbures (C10-C40) pollués au niveau : -de la cuve semi-enterrée, profondeur entre 2 et 3m ; -du séparateur d’hydrocarbures, profondeurs respectives entre 3 et 4 m et 2 et 3m ; -du poste de distribution, profondeur entre 2 et 3m ; -de la voie de dépotage (voie 10), profondeurs variables ; -de la limite Nord du site, profondeur entre 0,3 et 1,2m. En 2007, le volume de terres polluées a été estimé à 1284m3 sur une profondeur allant de 0 à 3m. Les travaux de dépollution ont débuté en septembre 2010 et à leur terme seulement 621m3 ont été éliminés dans des filières dûment agréées. La présence de nombreux câbles enterrés a interdit d’extraire plus de terres polluées. La concentration en hydrocarbures (C10-C40) cible pour la dépollution a été fixée à 2500mg/kg. Seuls 2 échantillons prélevés en fond de fouilles et sur les flancs ont montrés des valeurs supérieures à l’objectif fixé : Sud Ouest de l’ancienne pomperie (E5) ; limite Nord du site (E8). Au terme de la dépollution, un comblement par des matériaux inertes a été réalisé.

Ce qui a été fait et constaté

La Société Nationale des Chemins de Fer Français exploitait sur le site de la gare ferroviaire de Cherbourg un dépôt d'hydrocarbures autorisé par arrêté préfectoral du 29 juin 1965 et constitué de deux cuves aériennes de 125 m3 et de 4 volucompteurs. En 1995, les 2 cuves aériennes sont remplacées par une cuve semi-enterrée de 80 m3 située au Nord-Est du site entre les voies V8 et V10. Deux volucompteurs sont par ailleurs démantelés. L'activité du site a été arrêtée le 1er mars 2008. Les travaux de démantèlement ont été réalisés entre septembre et octobre 2010 et ont concerné les installations suivantes : la cuve de 80 m3, les pompes de distribution, le séparateur d'hydrocarbures, les deux zones de dépotage, la fosse voie 8, les coffrets électriques, les conduites d'alimentation, des dalles bétons, le mur de rétention de la benne DIB, le support de pompes et caniveaux. 1 253 tonnes de terres polluées ont été excavées et envoyées en filière agréée, permettant de revenir globalement à un niveau de pollution des sols en deça de 2 500 mg/kg d'hydrocarbure C10-C40. Les sols restants en place présentent cependant localement des teneurs résiduelles en hydrocarbures supérieures aux valeurs de référence compte tenu des contraintes précitées. Ce site a été remis en état par l'exploitant pour y permettre un usage industriel (cf rapport de l'inspection des installations classées en date du 20 février 2018)

Ce qui a été fait et constaté

La SNCF a été autorisée à exploiter une station service et un dépôt d’hydrocarbures par arrêté préfectoral du 29 juin 1965. Les 2 cuves aériennes d’origine (125m3) ont été remplacées en 1995 par une cuve semi-enterrée de 80m3. La nouvelle cuve de 80m3 était implantée entre les voies 8 et 10.Les installations ont été utilisées juqu’au 1er mars 2008. Selon l’enquête historique, en 1990, une citerne de gazoil se serait descellée d’un wagon et aurait roulée tout en déversant du gazoil. L’infiltration de gazoil se serait produite au niveau de la voie 10. Le volume de gazoil infiltré a été estimé à 20m3. Lors des investigations de terrain, il a été mis en évidence la présence de spots d’hydrocarbures (C10-C40) pollués au niveau : -de la cuve semi-enterrée, profondeur entre 2 et 3m ; -du séparateur d’hydrocarbures, profondeurs respectives entre 3 et 4 m et 2 et 3m ; -du poste de distribution, profondeur entre 2 et 3m ; -de la voie de dépotage (voie 10), profondeurs variables ; -de la limite Nord du site, profondeur entre 0,3 et 1,2m. En 2007, le volume de terres polluées a été estimé à 1284m3 sur une profondeur allant de 0 à 3m. Les travaux de dépollution ont débuté en septembre 2010 et à leur terme seulement 621m3 ont été éliminés dans des filières dûment agréées. La présence de nombreux câbles enterrés a interdit d’extraire plus de terres polluées. La concentration en hydrocarbures (C10-C40) cible pour la dépollution a été fixée à 2500mg/kg. Seuls 2 échantillons prélevés en fond de fouilles et sur les flancs ont montrés des valeurs supérieures à l’objectif fixé : Sud Ouest de l’ancienne pomperie (E5) ; limite Nord du site (E8). Au terme de la dépollution, un comblement par des matériaux inertes a été réalisé. Selon Analyse des Risques Résiduels (ARR) conduite en mai 2011 (ARCADIS,ref : AFR-ARR-00002-RPT-A02 du 06/05/2011). Elle préconise : « de garder la mémoire de l’emplacement des sols qui resteront en place après l’aménagement de la zone d’étude et dans lesquels des substances chimiques ont été détectées ; la mise en place de tuyaux adaptés en cas de travaux dans la zone de pollution résiduelle. Les calculs de risque réalisés dans le cadre de ce dossier ont été établis sur la base des hypothèses d’aménagement suivantes : -pas de construction de nouveau bâtiment ou d’extension de bâtiment sur la zone de l’ancienne station service ; -pas de logement (de fonction par exemple) sur le site ; -pose de canalisations d’Adduction d’Eau Potable (AEP) en PEHD au sein du remblai d’apport propre (type sablon) ou dans des caniveaux techniques béton ou, à défaut, pose de canalisations métalliques ou en matériau anti-contaminant ; -aucun usage des eaux souterraines sur le site. » La SNCF reste propriétaire du site et souhaite poursuivre une exploitation de type industrielle ce qui est compatible avec le PLU. Le bâtiment restant sera affecté au stockage de matériel et d’outillage (aucun bureau ou locaux occupés par des personnes).

Ce qui a été fait et constaté

Le site a été remis en état pour un usage industriel. Il reste dans les sols des pollutions résiduelles en hydrocarbures HCT C10-C40. Au regard des pollutions constatées, en cas de changement d'usage, il convient de s'assurer de la compatibilité des milieux avec un nouvel usage projeté. POUR RAPPEL : L’article L. 125-7 du code de l’environnement prévoit que lorsqu’un terrain situé en secteur d’information sur les sols fait l’objet d’un contrat de vente ou de location, le vendeur ou le bailleur du terrain est tenu d’en informer par écrit l’acquéreur ou le locataire. Il communique les informations rendues publiques par l’État. L’acte de vente ou de location atteste de l’accomplissement de cette formalité. En application des articles L. 556-2 et R. 556-2 du code de l’environnement et R. 431‑16 et R. 442-8-1 du code de l’urbanisme, sur un terrain répertorié en secteur d’information sur les sols, le maître d’ouvrage fournit dans le dossier de demande de permis de construire ou d’aménager une attestation garantissant la réalisation d’une étude de sols et de sa prise en compte dans la conception du projet de construction ou de lotissement. La présence de cette attestation (ATTES-ALUR) dans le dossier de demande de permis de construire ou d'aménager est vérifiée par le service urbanisme de la collectivité compétente. Cette étude de sols comprend un diagnostic et un plan de gestion en découlant. Le plan de gestion définit les mesures de gestion permettant d'assurer la compatibilité entre l'état du site et l'usage futur souhaité au regard de l'efficacité des techniques de réhabilitation ainsi que du bilan des coûts et des avantages de la réhabilitation au regard des usages considérés.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Cherbourg Octeville, l'inventaire recense 181 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 13 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Cherbourg Octeville.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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