Sols pollués

KOYO (Anciennement TIMKEN)

La pollution de ce site de Vierzon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000970701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneVierzon
DépartementCher
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

A la demande de l'administration, des analyses de sédiments et de sols ont été effectuées en 2000 et ont abouti à la réalisation d'un diagnostic initial en février 2001. Celui-ci révèle que les sols et la nappe sont pollués par des hydrocarbures. Les sédiments d'une lagune et du lit du ruisseau La Chée, bordant le site au nord, sont également pollués.

A la suite de ce constat, une évaluation simplifiée des risques (ESR) a été faite. Les résultats de 38 prélèvements de sols et de 11 piézomètres montrent pour les sols des concentrations notables pour les hydrocarbures, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les polychlorobiphényls (PCB) et les métaux lourds; pour les eaux souterraines, une contamination par les hydrocarbures, les phénols et les solvants chlorés est détectée.

L'étude range le site en classe 1, pour laquelle des investigations supplémentaires et une évaluation détaillée des risques (EDR) sont nécessaires, et préconise la surveillance de la nappe ainsi que le traitement des sédiments des lagunes et de La Chée.

L'administration a demandé en 2002 à la société Nadella d'établir une surveillance de la qualité des eaux souterraines en hautes et basses eaux sur les 11 piézomètres, d'engager une procédure de dépollution des sédiments de La Chée et de clôturer les zones polluées du site.

Une inspection faite le 15 janvier 2003 a permis de constater la réalisation des travaux suivants : clôture du site, installation de trois séparateurs d'hydrocarbures, installation générale de rétentions et protection du forage de l'usine.

L'arrêté préfectoral du 13 janvier 2004 prescrit la mise en place d'une surveillance semestrielle des eaux souterraines et la réalisation d'une EDR Santé.

Lors de l'inspection du 14 septembre 2004, il a été constaté :

- la remise en état de la zone anciennement occupée par l'activité de bains de sels fondus (nettoyage des surface, évacuation des déchets, réfection des sols),

- l'élimination d'un transformateur au PCB,

- l'arrêt de l'utilisation du trichloroéthylène.

Un diagnostic approfondi et une évaluation détaillée des risques ont été réalisés en avril 2005. Les résultats montrent :

- une pollution des sols par des composés métalliques (arsenic, baryum, cadmium, chrome, cuivre, plomb), des COHV, des PCB, des BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylènes) et des hydrocarbures,

- une contamination des sédiments de la Chée par de l'arsenic, du chrome, du cuivre, du nickel, des COHV, des hydrocarbures et des PCB,

- une pollution des sols sous la Chée par du chrome, des PCB et des hydrocarbures,

- une pollution de la lagune par des hydrocarbures, des PCB, du cuivre, du nickel et du chrome,

- une pollution des eaux souterraines par des composés métalliques (arsenic, plomb, nickel), des COHV ( trichloroéthane, trichloroéthylène, dichloroéthylène, chlorure de vinyle), des hydrocarbures et des cyanures.

- aucun risque inacceptable n'est engendré par la pollution du site dans le cadre d'un usage industriel ou résidentiel du site sauf en cas de travaux,

- aucun risque inacceptable associé à un usage récréatif de la Chée (baignade, pêche) n'a été mis en évidence.

La réserve AEP du Bois Blanc et le Cher ont toujours présenté une qualité acceptable. Les analyses de l'eau de la Chée a montré des anomalies en hydrocarbures et en arsenic.

Une investigation des sédiments a été menée en janvier 2006. L'estimation des volumes de sédiments pollués est de 475 m3 au droit de la Chée et de 48 tonnes au droit de la lagune.

Des travaux de dépollution de la lagune et de la Chée ont été réalisés au mois d'août 2006. Une pollution résiduelle en chrome, en PCB et en hydrocarbures a été détectée. 607 tonnes de sédiments ont été excavés.

Les 2 transformateurs aux PCB restant sur le site ont été éliminés en 2008.

Des analyses des eaux souterraines ont été réalisées semestriellement entre 2004 et 2010 sur les paramètres BTEX, COHV, HAP, HCT, cyanures, métaux lourds, PCB, phénols. Elles ont mis en évidence une absence ou une forte décroissance de la pollution des eaux sur la plupart des paramètres contrôlés.

En conséquence, l'arrêté préfectoral du 7 avril 2010 modifie celui de janvier 2004 en prescrivant la surveillance semestrielle sur les COHV et les cyanures. Le suivi des autres composés est arrêté.

Le suivi met en valeur :

- une concentration en chlorure de vinyle supérieure à la valeur de l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine,

- des teneurs en cyanures et en trichloroéthylène inférieures à la valeur donnée dans l'arrêté précité,

- des teneurs en dichloroéthylène supérieures à la valeur guide fournie par l'organisation mondiale de la santé (OMS).

La surveillance de la qualité des eaux souterraines se poursuit.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Vierzon, l'inventaire recense 115 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 9 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Vierzon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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