Dépôt de boues de la ville de Vierzon
Ce terrain de Vierzon est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00003610101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Vierzon (18100) |
| Département | Cher |
| Adresse | CHEMIN DE LA CROIX MOREAU |
| Mise à jour par l'administration | 30/06/2015 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 18.0002 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
La ville de Vierzon a exploité sur la section EM parcelle n°54, un dépôt de boues de station d'épuration et de résidus de balayage. En raison de la mise en service de la nouvelle station de traitement des eaux de la ville le 1er décembre 2002, le site n'est plus exploité. Les boues de la nouvelle station sont transportées en centre d'enfouissement, afin de les amender avec des déchets verts pour en faire du compost. Situé à 150 mètres du Ruisseau du Verdin, le dépôt de boues de la ville de Vierzon est localisé dans l'emprise d'une crue centennale et dans une zone d'inondation d'aléa faible. Trois nappes sont présentes au droit du site : la nappe des alluvions du Cher, la nappe du Turonien et la nappe des sables du Cénomanien. Celles-ci sont utilisées dans le cadre de captages destinés à l'alimentation en eau potable (AEP). Cependant, aucun captage AEP n'est sensible à une pollution du site. De nombreux puits privés sont présents autour du site. Cette exploitation est contiguë aux déposantes des sociétés Patrick GESSET et Jean GESSET. Ces trois établissements forment un seul site qui est géré comme une seule entité au niveau de la démarche "Sites et sols pollués". Ce site a été inscrit à l'inventaire de 1994 en raison de présomptions de pollution et de risques de contamination des eaux souterraines. Afin d'anticiper la fermeture de ce site, l'arrêté préfectoral n°943 du 13 septembre 1999 a prescrit la réalisation d'un diagnostic initial et d'une évaluation simplifiée des risques, afin de caractériser l'état du site et définir la réhabilitation éventuelle à prévoir. Vu la proximité des sociétés Jean GESSET et Patrick GESSET, une seule étude a été menée pour les trois parcelles. La première étape du diagnostic, l'étude historique, a été remise en 2001. La deuxième partie du diagnostic et l'étude simplifiée des risques n'ayant pas été réalisées dans les délais impartis, la ville de Vierzon a été mise en demeure de faire ces études par arrêté préfectoral du 4 juin 2003. Afin de réaliser la deuxième étape du diagnostic, 3 piézomètres de surveillance ont été mis en place. Des prélèvements d'eau en octobre 2003 au niveau de ces piézomètres et d'un puits proche du site ont été analysés. Ces analyses n'ont pas conduit au constat d'une pollution importante de la nappe. Toutefois, il a été relevé des teneurs anormales en fer, manganèse, chlorures, azote ammoniacal et la présence en très faible quantité d'hydrocarbures. Ces résultats n'étaient pas totalement représentatifs des transferts potentiels, puisque les prélèvements ont été réalisés après une longue période sèche. Des investigations complémentaires ont donc été réalisées en 2004 et ont notamment montré une pollution des sols de la société Patrick GESSET par du toluène sur 1500 m² et sur une profondeur maximale de 2,5 mètres, une pollution des sols de la société Patrick GESSET par des solvants chlorés sur 250 m² et 2,5 mètres de profondeur, une pollution diffuse des sols par de l'azote Kjeldahl (azote ammoniacal et organique), étendue à l'ensemble des terrains étudiés, la présence d'argile en fond des déposantes de matières de vidange mais pas au niveau du terrain de la ville, une contamination des eaux souterraines par du manganèse et de l'azote sous forme d'ion ammonium. Les teneurs en manganèse dans le sol sont élevées. Aucun foyer de pollution n'a été particulièrement détecté. Le bureau d'étude a souligné que, dans la région, le manganèse est souvent présent en quantités significatives dans les eaux, provenant de la dissolution de la roche mère. L'évaluation simplifiée des risques a conclu le classement du site en classe 2, c’est-à-dire site « à surveiller ». Des travaux de réhabilitation permettant de stabiliser les terrains par remblaiement ont été effectués sur la parcelle n°54. La ville de Vierzon avait pour projet de réaliser un terrain de sport avec gazon synthétique sur ce site en rachetant les parcelles des entreprises Jean et Patrick GESSET. Aujourd’hui, un projet de parc photovoltaïque est envisagé sur les parcelles n°52, 53 et 54. Observations: Surveillance des eaux souterraines.
Ce qui a été fait et constaté
Ce site a été inscrit à l'inventaire de 1994 en raison de présomptions de pollution et de risques de contamination des eaux souterraines. Afin d'anticiper la fermeture de ce site, l'arrêté préfectoral n°943 du 13 septembre 1999 a prescrit la réalisation d'un diagnostic initial et d'une évaluation simplifiée des risques, afin de caractériser l'état du site et définir la réhabilitation éventuelle à prévoir. L'arrêté préfectoral complémentaire n°1039 du 30 août 2000 a imposé à la Ville de Vierzon la réalisation de la mise en sécurité du site. Vu la proximité des sociétés Jean GESSET et Patrick GESSET, une seule étude a été menée pour les trois parcelles. La première étape du diagnostic, l'étude historique a été remise en 2001. La deuxième partie du diagnostic et l'étude simplifiée des risques n'ayant pas été réalisées dans les délais impartis, la ville de Vierzon a été mise en demeure de faire ces études par arrêté préfectoral du 4 juin 2003. Afin de réaliser la deuxième étape du diagnostic, 3 piézomètres de surveillance ont été réalisés. Des prélèvements d'eau en octobre 2003 au niveau de ces piézomètres et d'un puits proche du site ont été analysés. Ces analyses n'ont pas conduit au constat d'une pollution importante de la nappe. Toutefois il a été relevé des teneurs anormales en fer, manganèse, chlorures, azote ammoniacal et la présence en très faible quantité d'hydrocarbures. Ces résultats n'étaient pas totalement représentatifs des transferts potentiels, puisque les prélèvements ont été réalisés après une longue période sèche. Des investigations complémentaires ont donc été réalisées en 2004 et ont montré : - une pollution des sols de la société Patrick GESSET par du toluène sur 1500 m2 et sur une profondeur maximale de 2,5 mètres, - une pollution des sols de la société Patrick GESSET par des solvants chlorés sur 250 m2 et 2,5 mètres de profondeur, - une pollution diffuse des sols par de l'azote Kjeldahl (azote ammoniacal et organique), étendue à l'ensemble des terrains étudiés. - la présence d'argile en fond des déposantes de matières de vidange mais pas au niveau du terrain de la ville. - une contamination des eaux souterraines par du manganèse et de l'azote sous forme d'ion ammonium. Les teneurs en manganèse dans le sol sont élevées. Aucun foyer de pollution n'a été particulièrement détecté. Le bureau d'étude a souligné que, dans la région, le manganèse est souvent présent en quantités significatives dans les eaux, provenant de la dissolution de la roche mère. L'évaluation simplifiée des risques conclut un site en classe 2, à surveiller. La ville a réalisé des travaux de réhabilitation en stabilisant les terrains par remblaiement. Elle a pour projet de réaliser un terrain de sport avec gazon synthétique sur ce site en rachetant les parcelles des entreprises Jean et Patrick GESSET. Aucune action supplémentaire n'est prévue sur la parcelle de la ville. Au regard de ces nouveaux éléments, les exploitants devront examiner l’opportunité d’instituer des servitudes d’utilité publique relatives aux restrictions d’usage des sols et des eaux souterraines au droit du site afin de maîtriser les usages futurs et les enjeux pour l’environnement et la santé. Aucun dossier n'est encore déposé à ce jour.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Vierzon, l'inventaire recense 115 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 9 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Vierzon.
- Ancienne usine à gaz — secteur d'information sur les sols
- Usine CEAC-FULMEN — secteur d'information sur les sols
- Gaz de France - Région Centre Ouest — secteur d'information sur les sols
- Site CASE — secteur d'information sur les sols
- Station service SASTUARS — secteur d'information sur les sols
- Déposante Jean Gesset — secteur d'information sur les sols
- Déposante Patrick Gesset — secteur d'information sur les sols
- Décharge du bois blanc — secteur d'information sur les sols
- Etablissement Traction SNCF — site dont la pollution est instruite par l'État
- Ancienne centrale électrique EDF — site dont la pollution est instruite par l'État
- Usine PARKER HANNIFIN (ex DENISON HYDRAULICS) — site dont la pollution est instruite par l'État
- KOYO (Anciennement TIMKEN) — site dont la pollution est instruite par l'État
- PAULSTRA — site dont la pollution est instruite par l'État
- LA FRANCAISE DE MANUTENTION — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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