Sols pollués

Usine PARKER HANNIFIN (ex DENISON HYDRAULICS)

La pollution de ce site de Vierzon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000966501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneVierzon
DépartementCher
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre de sa démarche de certification ISO 14001, la société DENISON HYDRAULICS a fait réaliser un diagnostic de l'état de pollution des sols au droit du site en juin 1999. Quatre piézomètres étaient présents. Les résultats de l'étude montrent la présence :

- d'une contamination des sols par des hydrocarbures et des métaux lourds,

- d'une pollution des eaux souterraines par des hydrocarbures et des composés organohalogénés.

Les concentrations dans la nappe augmentent de l'amont du site vers l'aval. L'exploitant a alors mis en place une surveillance de la qualité des eaux souterraines et prévu d'excaver les sols contaminés situés à l'arrière de l'usine.

L'arrêté préfectoral complémentaire du 2 septembre 2002 prévoit :

- des prélévements supplémentaires dans la nappe à l'aval de l'établissement et en direction du captage AEP, dans le plan d'eau existant et au droit du captage,

- l'élaboration d'une étude historique au niveau des divers locaux et de leurs utilisations successives,

- la réalisation d'un piézomètre supplémentaire à l'aval,

- une étude hydrogéologique afin de préciser les écoulements de la nappe,

- la poursuite des analyses trimestrielle des eaux recueillies dans les piézomètres,

- la réalisation d'une évaluation simplifiée des risques (ESR).

L'étude historique a été déposée le 12 novembre 2002. Elle met en évidence deux sources potentielles de pollution des sols. Deux piézomètres complémentaires ont été mis en place : un à l'aval selon les prescriptions de l'arrêté préfectoral complémentaire et un en amont hydraulique de l'usine.

La deuxième étape, remise en mars 2003, consistait en des campagnes d'investigations complémentaires. Les résultats ont montré que les eaux souterraines, au droit du site, présentent un impact en dichloroéthylène, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène et en hydrocarbures. Les eaux du captage AEP et du plan d'eau du Bois Blanc sont conformes aux normes de potabilité.

La troisième étape, l'étude simplifiée des risques (ESR), est remise en mars 2003 et a conclu à un classement du site en classe 1, c'est à dire que le site nécessite des investigations approfondies et une évaluation détaillée des risques.

La première des deux zones de sols contaminées à l'arrière de l'usine a fait l'objet d'une excavation de 262 tonnes de terres souillées en avril 2003. Les terres souillées ont été évacuées en centre d'enfouissement technique de classe 1, c'est à dire pour les déchets dangereux. 284 tonnes de terres souillées provenant de la deuxième zone ont été excavées en avril 2004 dans les mêmes conditions d'évacuation des terres. Lors de ces travaux, 5 m3 d'eau pompés dans la nappe ont été traités in situ par évaporation sous vide.

Un suivi semestriel des eaux souterraines est mis en place en septembre 2003.

La première campagne a mis en évidence une pollution des eaux souterraines par des composés organo-halogénés volatils (COHV) et du chlorure de vinyle. Les teneurs en polluants dépassent les valeurs de référence données par l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine. Des teneurs en hydrocarbures inférieures à la valeur de référence de l'arrêté précité ont aussi été détectées.

La concentration en hydrocarbures diminue jusqu'en février 2004 où elle se stabilise à une valeur inférieure à la valeur de référence de l'arrêté précité.

Les teneurs en COHV ont globalement diminué pour se stabiliser à une valeur supérieure à celle donnée dans le même arrêté.

La concentration en chlorure de vinyle est sujette à des pics de pollution, surement dus aux dégradations des polluants chlorés, dont l'amplitude a tendance à diminuer avec le temps. Les teneurs de ce polluant restent trop importantes en comparaison de la valeur de référence de l'arrêté précité.

Le suivi de la qualité des eaux souterraines se poursuit sur 6 piézomètres.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Vierzon, l'inventaire recense 115 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 9 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Vierzon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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