Sols pollués

Déposante Jean Gesset

Ce terrain de Vierzon est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00003620101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneVierzon (18100)
DépartementCher
AdresseCHEMIN DE LA CROIX MOREAU
Mise à jour par l'administration27/08/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant18.0003 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Situé section EM parcelle n°53 à Vierzon, le site a accueilli une déposante de matières de vidange, exploitée de 1971 à 2000 par [personne non publiée]. Situé à 150 m du Ruisseau du Verdin, la déposante Jean Gesset est localisée dans l'emprise d'une crue centennale et dans une zone d'inondation d'aléa faible. Trois nappes sont présentes au droit du site : la nappe des alluvions du Cher, la nappe du Turonien et la nappe des sables du Cénomanien. Celles-ci sont utilisées dans le cadre de captages destinés à l'alimentation en eau potable (AEP). Cependant, aucun captage AEP n'est sensible à une pollution du site. De nombreux puits privés sont présents autour du site. Cette exploitation est contiguë à la déposante de la société Patrick GESSET et au dépôt de boues de la ville de Vierzon. Ces trois établissements forment un seul site qui est géré comme une seule entité au niveau de la démarche "Sites et sols pollués". Ce site a été inscrit à l'inventaire de 1994 en raison de présomptions de pollution et de risques de contamination des eaux souterraines. Afin d'anticiper la fermeture de ce site, l'arrêté préfectoral n°960 du 15 septembre 1999 a prescrit la réalisation d'un diagnostic initial et d'une évaluation simplifiée des risques, afin de caractériser l'état du site et définir la réhabilitation éventuelle à prévoir. En raison de la proximité des trois établissements, une seule étude a été menée pour les parcelles n°52, 53 et 54. Une étude historique a été remise en 2001. Puis, afin de réaliser la deuxième étape du diagnostic, 3 piézomètres de surveillance ont été réalisés. Des prélèvements d'eau en octobre 2003 au niveau de ces piézomètres et d'un puits proche du site ont été analysés. Ces analyses ont montré des teneurs anormales en fer, manganèse, chlorures, azote ammoniacal et hydrocarbures. Ces résultats n'étaient pas totalement représentatifs des transferts potentiels, puisque les prélèvements ont été réalisés après une longue période sèche. Des investigations complémentaires ont été réalisées en 2004 et ont montré une pollution des sols de la société Patrick GESSET par du toluène sur 1500 m² et sur une profondeur maximale de 2.5 mètres, une pollution des sols de cette même société par des solvants chlorés sur 250 m² et 2,5 mètres de profondeur, une pollution diffuse des sols par de l'azote Kjeldahl (azote ammoniacal et organique) étendue à l'ensemble des terrains, la présence d'argile en fond des déposantes de matières de vidange mais pas au niveau de la déposante de boues de la parcelle de la ville et une contamination des eaux souterraines par du manganèse et de l'azote sous forme d'ion ammonium. Les teneurs en manganèse dans le sol sont élevées, cependant aucun foyer de pollution n'a été particulièrement détecté. Le bureau d'étude a souligné que, dans la région, le manganèse est souvent présent en quantités significatives dans les eaux, provenant de la dissolution de la roche mère. L'évaluation simplifiée des risques conclut un site en classe 2, « à surveiller ». La société s'est engagée à réaliser des travaux de réhabilitation en stabilisant les terrains par remblaiement, dans le cadre d'un projet de parc photovoltaïque prévu sur les trois parcelles. Par lettre du 11 mars 2012, la SAS Sun’R a sollicité directement les services de la DREAL pour connaître l’état de pollution du site et les démarches à engager afin de développer un projet de centrale photovoltaïque. A ce jour, aucun travaux de réhabilitation n’a été entrepris. Observations: Surveillance des eaux souterraines.

Ce qui a été fait et constaté

Ce site a été inscrit à l'inventaire de 1994 en raison de présomptions de pollution et de risques de contamination des eaux souterraines. Afin d'anticiper la fermeture de ce site, l'arrêté préfectoral n°960 du 15 septembre 1999 a prescrit la réalisation d'un diagnostic initial et d'une évaluation simplifiée des risques, afin de caractériser l'état du site et définir la réhabilitation éventuelle à prévoir. L'arrêté préfectoral complémentaire n°1040 du 30 août 2000 a imposé à la société Jean GESSET la réalisation de la mise en sécurité du site. La mise en sécurité a été obtenue (clôture, portail fermé cadenassé). Vu la proximité de la société Patrick GESSET et de la déposante de la ville de Vierzon, une seule étude a été menée pour les trois sites. Le diagnostic et l'étude simplifiée des risques n'ayant pas été réalisés dans les délais impartis, la société Jean GESSET a été mise en demeure de faire ces études par arrêté préfectoral du 12 février 2001. La première étape du diagnostic, l'étude historique a été remise en 2001. Afin de réaliser la deuxième étape du diagnostic, 3 piézomètres de surveillance ont été réalisés. Des prélèvements d'eau en octobre 2003 au niveau de ces piézomètres et d'un puits proche du site ont été analysés. Ces analyses n'ont pas conduit au constat d'une pollution importante de la nappe. Toutefois des teneurs anormales en fer, manganèse, chlorures, azote ammoniacal et hydrocarbures ont été relevées. Ces résultats n'étaient pas totalement représentatifs des transferts potentiels, puisque les prélèvements ont été réalisés après une longue période sèche. Des investigations complémentaires ont donc été réalisées en 2004 et ont montré : - une pollution des sols de la société Patrick GESSET par du toluène sur 1500 m2 et sur une profondeur maximale de 2.5 mètres, - une pollution des sols de la société Patrick GESSET par des solvants chlorés sur 250 m2 et 2,5 mètres de profondeur, - une pollution diffuse des sols par de l'azote Kjeldahl (azote ammoniacal et organique), étendue à l'ensemble des terrains étudiés. - la présence d'argile en fond des déposantes de matières de vidange mais pas au niveau de la déposante de boues de la parcelle de la ville. - une contamination des eaux souterraines par du manganèse et de l'azote sous forme d'ion ammonium. Les teneurs en manganèse dans le sol sont élevées. Aucun foyer de pollution n'a été particulièrement détecté. Le bureau d'étude a souligné que, dans la région, le manganèse est souvent présent en quantités significatives dans les eaux, provenant de la dissolution de la roche mère. L'évaluation simplifiée des risques conclut un site en classe 2, à surveiller. En 2012 le bureau d'études chargé de création une centrale photovoltaïque dans le secteur de la Jonchére demande des informations à la DREAL sur la pollution du sol dans ce secteur. Le projet n'a pour l'instant pas abouti. Un SIS est en cours de validation sur le site.

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Vierzon, l'inventaire recense 115 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 9 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Vierzon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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