GROUPEMENT PETROLIER DE NANTES (GPN)
La pollution de ce site de Saint-Herblain fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000951001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Herblain |
| Département | Loire-Atlantique |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Suite à l'accident du 07/10/1991, un diagnostic suivi des études techniques ont permis la mise en place d'une dépollution par l'exploitant et par une société spécialisée. Le site a été dépollué par technique de ventilation: 70 tranchées drainantes de 12 mètres de longueur ont été creusées à 4 mètres de profondeur et équipées d'un système d'aspiration. Les gaz extraits ont été incinérés par un brûleur sur le site. Un traitement complémentaire, par injection de bactéries originaires du site dans la nappe, a également été mis en place.
La zone A du site a été reconnue comme "dépolluée" et libre de toute contrainte suite à une expertise réalisée par l'INERIS en date du 20/10/1994. La zone n'appartient désormais plus à GPN mais à la communauté urbaine de Nantes.
Dans le cadre de la procédure réglementaire d'arrêt des activités, notifiée au préfet le 11 avril 2001, une étude simplifiée des risques a été réalisée sur la zone B du site et transmise à la DRIRE en charge de l'inspection des installations classées en août 2001.
Suite au démantèlement des installations fin 2001, un mémoire de cessation d'activité a été remis en octobre 2002.
Une étude technico-économique sur les possibilités de dépollution du site a été réalisée en mai 2003 et une évaluation détaillée des risques (EDR) en mai 2004.
Sur la base de ces différentes études, les mesures à mettre en œuvre pour la dépollution du site ont été fixées par un arrêté complémentaire du 19/11/2004, qui prévoyait la remise en état finale pour le 31/12/2007 et une surveillance des eaux souterraines au droit de ce site.
Suite aux différentes études environnementales menées sur le site (investigations et EDR) et aux prescriptions de l’arrêté préfectoral n° 2004/ICPE/248 du 19/11/2004, des travaux de réhabilitation des sols ont été effectués par l’entreprise SITA REMEDIATION entre juin 2006 et juin 2009. Ces travaux ont compris :
- l’excavation des sols au droit du site présentant des concentrations en hydrocarbures totaux supérieures à l’objectif de réhabilitation défini dans l’arrêté préfectoral du 19/11/2004 (2 500 mg/kg MS) ;
- le traitement sur site des terres impactées par voie biologique (aération par brassage mécanique et ensemencement bactérien) ;
- le traitement de finition par oxydation pour environ 330 m3 de terres polluées (ajout de peroxyde d’hydrogène et de sulfate de fer dit réactif de Fenton) ;
- l’évacuation de déchets hydrocarburés concentrés vers des centres d’élimination agréés ;
- la collecte et le traitement des eaux d’exhaure de fouille et des eaux de ruissellement de la plateforme de traitement des terres polluées ;
- le contrôle de l’absence de phase flottante dans la nappe superficielle ;
- le remblaiement des zones excavées avec les terres traitées.
Les travaux d’excavation ont été réalisés en deux phases successives. Une première phase de travaux (juillet 2006 à novembre 2007) a consisté en l’excavation des remblais impactés (environ 13 171 m3 de terres excavées), jusqu’à atteinte de l’horizon argileux situé en moyenne à 2 mètres de profondeur (sédiments fins alluvionnaires).
A l’issue de cette première phase, des teneurs résiduelles en hydrocarbures totaux supérieures aux objectifs de réhabilitation (teneur résiduelle moyenne en hydrocarbures totaux d’environ 8 500 mg/kg MS) ont été détectées dans les sédiments fins de fond de fouille. Sur la base de résultats d’investigations complémentaires (24 sondages de sol), une actualisation de l’évaluation détaillée des risques pour la santé a été réalisée par le bureau d’études ANTEA en mars 2007 et a été transmise à l’administration.
Compte tenu des difficultés techniques d’excavation une seconde phase travaux (novembre 2007 à juin 2009) a été engagée et a consisté à purger, à partir du fond de fouille et sur un mètre d’épaisseur, les sédiments fins des mailles les plus impactées et/ou les plus sensibles d’un point de vue sanitaire (environ 1 554 m3 de terres excavées).
Dans le cadre du traitement des eaux d’exhaure pompées en fond de fouille et des eaux de ruissellement de la plateforme de traitement des terres, environ 32 000 m3 d’eau ont été traités sur site avant rejet. Au total, 4,3 tonnes d’effluents liquides hydrocarburés ont été extraits puis éliminés en filière d’élimination agréée.
Après remblaiement de la fouille principale d’excavation, les campagnes de surveillance de la qualité des eaux souterraines effectuées de juin 2008 à juin 2009 à partir de 5 piézomètres implantés dans l’emprise de la zone traitée (excavation des terres, traitement biologique et remblaiement) ont montré l’absence de phase flottante sur la surface de la nappe souterraine.
A l’issue des travaux de réhabilitation, les rapports suivants ont été remis à la Préfecture de Loire-Atlantique :
• le rapport du Bureau de Contrôle Indépendant (Rapport ANTEA n° A35395/B daté de février 2010) ;
• le rapport de fin de travaux de l’entreprise en charge des travaux de réhabilitation (Rapport SITA référencé B1 06 014 0-V1 daté de février 2010) ;
• l’Analyse des Risques Résiduels (ARR), réalisée par le bureau d’études ANTEA (Rapport ANTEA référencé A55950/C daté du 26 mai 2009).
Conformément à l’arrêté préfectoral du 19/11/2004, une Analyse des Risques Résiduels (ARR) a été réalisée sur la base des concentrations résiduelles et du scénario d’aménagement futur envisagé (usage industriel/tertiaire).
La voie de transfert considérée dans l’étude est la migration des vapeurs de composés organiques volatils (COV) depuis les sols. La voie d’exposition considérée est l’inhalation, par des « travailleurs adultes » uniquement, de composés organiques volatils en intérieur (bâtiments de bureaux) ou en extérieur (plateforme de stockage).
Plusieurs campagnes de suivi de la qualité des gaz du sol ont été effectuées par ANTEA à partir de ce réseau d’ouvrages entre le 25 mai et le 7 septembre 2009 et les résultats obtenus ont été utilisés pour la réalisation des calculs de risques.
Sur la base des résultats de l'étude détaillée des risques de 2004 et du suivi de la qualité des gaz du sol, l'exploitant a fait procéder à l'actualisation de son étude en mars 2010 (Rapport ANTEA A55950/C) pour répondre aux évolutions réglementaires en matière de gestion des sites et sols pollués.
En juin 2011, 3 piézomètres complétant le réseau captant la nappe alluviale ont été réalisés sur demande de l'administration. Le programme analytique défini suit les préconisations de l’arrêté préfectoral du 19/11/2004 prescrivant une surveillance trimestrielle des eaux souterraines et de surface. La surveillance est toujours en cours.
L'arrêté préfectoral du 08/01/2013 n°2013/ICPE/007 institue des servitudes d'utilité public sur la zone B du site, ex:
- interdiction de planter des arbres ou des plantes destinés à l'alimentation humaine ou animal;
- interdiction d'utilisation des eaux souterraines à des fins de consommation humaine directe ou indirecte, de consommation animale ou d'irrigation;
- dans le cas de mise en place de canalisations souterraines, celles-ci doivent être conçu de manière à éviter tout transfert de pollution résiduelle vers l'eau des canalisations par les joints ou parois;
- les piézomètres doivent être maintenu pendant toute la durée du suivi piézométrique de la qualité des eaux souterraines;
- les parcelles sont réservées à un usage non sensible;
- dans le cadre de travaux de terrassement, le porteur de travaux devra mettre en place un plan "hygiène et sécurité" pour la protection de la santé des travailleurs.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Herblain, l'inventaire recense 125 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 9 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Saint-Herblain.
- Station service Atlantis — secteur d'information sur les sols
- FACOUEST ex R.G.J — secteur d'information sur les sols
- SEGES-FRIGECREME (ANCIEN SITE) (GROUPE UNILEVER) — secteur d'information sur les sols
- PARIS MAINE — secteur d'information sur les sols
- Gaz de France Direction Transport Région Ouest Roche Maurice (ex-usine à gaz) — secteur d'information sur les sols
- EX DEPOT ELF — secteur d'information sur les sols
- ANCIENNE CARRIERE DE PONTPIERRE — secteur d'information sur les sols
- Ligne Plus Combustibles (LPC) — site dont la pollution est instruite par l'État
- HARMONIE HABITAT — site dont la pollution est instruite par l'État
- AUTO GARAGE DE L'OUEST — site dont la pollution est instruite par l'État
- LIDL (anc. station-service CASINO) — secteur d'information sur les sols
- FOUCAULT Micheline (Maurice) — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
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