Sols pollués

ARIZONA CHEMICAL

La pollution de ce site de Niort fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000872001
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneNiort
DépartementDeux-Sèvres
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

A la suite d'un audit en 1994 et de travaux en 1995, des sondages de sol ont révélé une pollution par des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les terres polluées (700 m³) ont été stockées et traitées sur site par traitement biologique. Dans le cadre de la circulaire du 3 avril 1996, un diagnostic initial a été prescrit par arrêté préfectoral. La société a remis les rapports de l'étape A et de l'étape B, de son étude de sols, en 1999. Le rapport d'étude a mis en évidence de nombreux secteurs pollués, notamment par des HAP. La nappe est également atteinte. De plus, à la suite d'un déversement accidentel de formol en 1998, un suivi qualitatif de la nappe est réalisé.

Un arrêté préfectoral complémentaire, en date du 4 novembre 2002, a imposé une réactualisation des données (analyses des eaux et du sol), une évaluation simplifiée des risques (ESR) et un programme renforcé de surveillance des eaux souterraines. Les études ont été remises fin 2002 et début 2003. D'importants travaux d'enlèvement de cuves enterrées d'hydrocarbures et de traitement de terres excavées ont été engagés. Un pompage a été mis en place sur le site depuis avril 2004 (4 piézomètres de grand diamètre), pour capter les eaux polluées et les éliminer, à l'extérieur, par incinération.

Par courrier du 9 juin 2004, l'inspection des installations classées a sollicité également un certain nombre de compléments aux investigations d'ores et déjà réalisées par l'exploitant (notamment au niveau des eaux souterraines et superficielles) et a demandé qu'un point soit fait sur les premières mesures de remise en état engagées.

Une ESR révisée le 30 août 2004 a été remise par l'exploitant et range désormais le site en classe 2, suite notamment à l'utilisation d'eau de la Sèvre pour l'arrosage des jardins ouvriers. Fin août 2004, 2200 m³ de terres polluées, traitées par méthode biologique, présentaient des teneurs en HAP inférieures à 100 ppm et, en naphtalène, inférieures à 40 ppm. Ces terres ont été étalées sur le site.

En 2005, 2 anciennes cuves enterrées de fioul lourds ainsi que les terres excavées (216 T) ont été éliminées a l'extérieur. Il n'y a plus de traitement de terres sur le site. Les eaux pompées dans les puits de dépollution sont traitées dans la station d'épuration interne.

Après 4 ans de surveillance , le programme de suivi a été adapté par un Arrêté complémentaire du 23 avril 2007 au vu du bilan fait. Le dispositif de surveillance de la qualité des eaux souterraines comporte 7 piézomètres et 4 puits de dépollution. Les polluants analysés sont : benzène, éthylbenzène, styrène, toluène, xylène, naphtalène, hydrocarbures, phénol et formol.

En février 2008, de nouvelles investigations ont été réalisées. Un impact a été détecté hors site dans le ruisseau situé le long de la limite ouest du site. La voie de transfert présumée pour la migration de la pollution est une ancienne canalisation d'eaux pluviales. Il est supposé que les eaux souterraines, impactées au droit du site, s'infiltrent dans la canalisation en raison de sa profondeur puis se jettent dans le ruisseau. Les travaux de comblement de l'ancienne canalisation d'eaux pluvial ont été effectué en juin 2009, l'objectif étant d'éviter toute migration potentielle des polluants hors site. Le terres polluées ont été placées sur la zone de traitement biologique des terres du site.

En 2010, un système d'extraction permanent (en pompage continue) a été installé dans 6 puits afin d'augmenter la quantité de contaminants récupérés. L'extraction a été stoppée en 2011, il apparaît que l'hydrogéologie et la géologie au droit du site amène un confinement de la contamination et que l'extraction par pompage entreprise n'a connu qu'un impact limité.

En 2012, des investigations approfondies sur les eaux souterraines et sur le sous-sol ont été effectuées. Les concentrations en contaminants dans les eaux souterraines sont stables ou en diminution. La migration des contaminants ne représente pas un risque significatif pour les récepteurs connus en aval hydraulique du site.

En 2013, un plan d'actions pour prévenir la migration des eaux souterraines contaminées a été mis en place. Il comprend : la surveillance des 11 puits imposée par Arrêté Préfectoral, la surveillance volontaire d'ouvrages supplémentaires ainsi que de l'eau de surface du fossé en aval. Une campagne de surveillance a montré la présence de COV dans ce fossé. La fréquence de surveillance a été augmentée depuis mars 2013. Les concentrations de polluants ont augmenté dans le fossé entre octobre et décembre 2014, suivi d'une tendance régulière à la baisse jusqu'en mai 2015.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Niort, l'inventaire recense 715 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Niort.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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