DOMAINES CORDIER - SHELL
Ce terrain de Bordeaux est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00039740101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Bordeaux (33200) |
| Département | Gironde |
| Adresse | 6-10 QUAI DE LA SOUYS |
| Mise à jour par l'administration | 13/01/2018 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 33.0061 (BASOL) |
Le contexte
Anciennes installations de mise en bouteille de gaz butane et propane et, plus anciennement, des unités de production de papiers bitumés exploitées par la société DOMAINES CORDIER sur le quai de la Souys à Bordeaux (33). Une ancienne station-service SHELL (voir fiche BASIAS n°AQI3305616) a également été exploitée au sud-est du site d'une superficie de 3095 m², enclavée dans les terrains des DOMAINES CORDIER (voir fiche BASOL n°33.0061) d'une superficie de 26 600 m2. Depuis, le site a été réhabilité en vue de l'implantation d'une zone d'activité liée aux transports et aux matériaux (LES CARS DE BORDEAUX, BETONS DE BORDEAUX). Observations: Par arrêtés préfectoraux du 22 mars 2001 et 15 novembre 2001, la Communauté Urbaine de Bordeaux était tenue de réaliser les travaux de réhabilitation du site. Ceux-ci ont se sont déroulés en octobre 2002, et ont principalement consisté en la réalisation des mesures de gestion suivantes : - nettoyage de l'ensemble du site (évacuation de pneus, épaves voitures, etc.) ; - démantèlement des installations de l'ancienne station-service SHELL (cuves à carburants évacuées, nettoyées, dégazées ; volucompteurs démontés et évacués) ; - confinement des sols pollués par des métaux concernant la partie occupée par LES CARS DE BORDEAUX, et imperméabilisation lors des constructions ; - décaissement et remplacement par une grave propre des zones polluées par les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ; les terres ont été stockées sous la zone confinée. Des restrictions d'usage conventionnelles au profit de l'État (RUCPE) ont été instituées par acte notarié du 29 août 2005 et du 2 septembre 2005, publié à la conservation des Hypothèques de la Gironde le 13 septembre 2005. Des informations précises et complémentaires peuvent être obtenues en consultant les fiches BASOL et BASIAS correspondantes (liens ci-après).
Ce qui a été fait et constaté
1 - MISE EN SECURITE Toutes les installations et superstructures ont été démolies et évacuées. Le terrain est entièrement clôturé et totalement inhabité. Aucune activité ne s'exerce sur ce site. Il est entouré d'activités de type industriel. Les terrains débarrassés des superstructures sont en friche. On observe de-ci de-là des dépôts de déchets banals (ferrailles, verre, pneus, …) ainsi que des vestiges d'anciens bâtiments (parties de murs, dalles, etc…). La végétation sauvage s'est emparée de la friche. 2 - DIAGNOSTIC Dans le cadre d'un projet de vente des terrains, la SA CORDIER A fait réaliser conjointement avec la société SHELL, un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques. L'étude conclut qu'une zone de pollution par les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques a été rencontrée en sous-sol au niveau d'une ancienne zone d'activité de papiers bitumés ou goudronnés. La surface concernée serait d'environ 7 000 m2. Des concentrations élevées en Cuivre, Zinc et Plomb ont également été rencontrées sur le site, probablement contenues dès l'origine dans les remblais d'apport. L'étude classe le site en 2 à "surveiller" pour le milieu eaux souterraines et pour l'usage actuel, c'est à dire, site non occupé. Les seuls risques encourus par la population sont un contact direct avec le sols ou le sous-sol (ingestion ou contact cutané). La non occupation du site dans son état actuel n'impose donc pas d'étude approfondie ni de mesures particulières.En revanche, pour un usage futur sensible (population sur le site), le classement serait 1, auquel cas le risque encouru serait le contact direct avec les sols. La Communauté Urbaine de Bordeaux a fait réaliser un diagnostic complémentaire et a proposé des solutions de réhabilitation en tenant compte du projet d'aménagement de cette zone consistant à diviser les terrains en 4 lots commerciaux desservis par une voie d'accès intérieure. Les études réalisées en 1997, 1999 et 2000 ont montré la présence de teneurs élevées en HAP et en métaux lourds dans les remblais superficiels. La source métaux lourds a pour origine la présence de scories dans les remblais anciens. Des tests spécifiques ont montré l'absence de mobilité de ces métaux emprisonnés dans une gangue vitrifiée. Ainsi, ces teneurs ne constituent pas nécessairement un frein pour le site si les activité futures sont assorties de restrictions d'usages. Les remblais contaminés par les HAP ont été clairement délimités. Ils sont localisés sur le lot 1 et ont un caractère superficiel. En effet, la présence d'un imperméable, couche d'argiles marron, ne permet pas le transfert vertical du polluant. De plus, les remblais constituant l'encaissant de la poche de pollution sont à dominante argileuse limitant très fortement le risque de dispersion horizontale. 3 - TRAVAUX La solution de confinement des terres polluées apparaît être la solution technique et économique réaliste pour l'usage futur tout en supprimant le risque identifié ci-dessus. De par la mitoyenneté des remblais relevant de fortes teneurs en HAP avec la voirie intérieure et sa galerie technique permettant le passage des réseaux d'alimentation en eau potable, d'assainissement et de câbles, une solution de confinement vertical intégré à cette structure a été retenue. L'arrêté du 22 mars 2001 a prescrit les travaux de réhabilitation et la surveillance de la nappe. Ces travaux laissent le choix de l'excavation et de l'évacuation vers les filières autorisées ou du confinement selon les besoins du chantier de réaménagement. Les travaux ont été réalisés en octobre 2002 : - nettoyage du site : évacuation de pneus, épaves voitures, etc. - confinement des sols de la partie occupée par Cars de Bordeaux, - imperméabilisation lors des constructions, - décaissement et remplacement par une grave propre des zones polluées par les HAP. Les terres ont été stockées sous la zone confinée. 4 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES L'arrêté du 22 mars 2001 prescrit la surveillance semestrielle de la nappe par un piézomètre aval. Deux piézomètres ont finalement été créés. La campagne du 22 avril 2005 a révélé la présence de HAP et de métaux. La valeur élevée en DCO montre une qualité de la nappe très dégradée. La conductivité, inférieures à celle de la Garonne, semble indiquer une pollution locale de la nappe. La campagne de prélèvement du 30/11/06 sur PZ1 montrent des traces de HCTX et HP et des valeurs inférieures aux seuils de quantification pour les métaux. La teneur en Arsenic dépasse légèrement la valeur de référence eau potable. La campagne du 21/12/2007 montre : - l'absence d'impact par les hydrocarbures et les métaux, - des concentrations en HAP et Benzo(a)pyrène en augmentation par rapport à celles de 2006 mais inférieures d'un facteur de 10 à celles de 2005. La campagne d'avril 2008 confirme la tendance. Les teneurs en HAP et Benzo(a)pyrène sont en nette diminution d'un facteur de 10 par rapport à 2007. L'eau est qualifié de moyenne à bonne selon SEQ. La campagne du 29/09/2008 montre une charge particulauire (MES) plus importante, corrélée avec des teneurs en HAP (dont le Benzo(a)pyrène) plus élevées par rapport à la dernière campagne. La qualité de l'eau est classée "passable" à "très bonne" selon SEQ. La surveillance de la nappe des remblais est assurée pour l'ensemble des 2 sites Cordier et Shell par un piézomètre dans lequel seront réalisés 2 prélèvements annuels et les analyses suivantes : HAP totaux, Hydrocarbures totaux, Arsenic, Cuivre et Mercure. La campagne du 11/03/2009 confirme les résultats de 2008 avec des traces d'Arsenic (4 µg/l)et des teneurs en HAP significatives dont Benzo(a)pyrène 1,145 µg/l (sommes des 6 HAP 5,55 µg/l). 5 - RESTRICTION D'USAGES Pour conserver la mémoire de ce site et notamment des zones ayant fait l'objet d'un confinement, des restrictions d'usage conventionnelles au profit de l'état ont été instituées par acte notarié des 29/08/05 et 02/09/05 publié à la conservation des Hypothèques de la Gironde le 13 septembre 2005. La parcelle étudiée ne sera pas concernée par le projet d'implantation sur l'ancien Domaine Cordier mais plutôt par un élargissement de voirie côté Quai de la Souys.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Bordeaux, l'inventaire recense 2 092 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 16 secteurs d'information sur les sols et 31 sites en instruction. Voir la page de Bordeaux.
- ARDEA — secteur d'information sur les sols
- IMP Saint Joseph — secteur d'information sur les sols
- Ecole maternelle Lucien Faure — secteur d'information sur les sols
- CUB Gendarmerie Bastide — secteur d'information sur les sols
- LESIEUR — secteur d'information sur les sols
- Pollution Radium Bassins à Flots — secteur d'information sur les sols
- Décharge de Labarde — secteur d'information sur les sols
- SCI VAILLANT- ALDI — secteur d'information sur les sols
- OXYMETAL — secteur d'information sur les sols
- CACOLAC — secteur d'information sur les sols
- LA CORNUBIA — secteur d'information sur les sols
- ESSO QUAI PALUDATE (STATION SERVICE BRIENNE) — secteur d'information sur les sols
- TETE NOIRE — secteur d'information sur les sols
- BORIE-MANOUX — secteur d'information sur les sols
- LARROUDE Bordeaux — secteur d'information sur les sols
- AMYLUM — site dont la pollution est instruite par l'État
- CUB Gendarmerie Bastide — site dont la pollution est instruite par l'État
- Elf Antar Quai de la Monnaie — site dont la pollution est instruite par l'État
- SURCA Impasse Cousteau Bacalan — site dont la pollution est instruite par l'État
- TETE NOIRE — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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