ARDEA
Ce terrain de Bordeaux est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00012540101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Bordeaux (33200) |
| Département | Gironde |
| Adresse | 53 QUAI DESCHAMPS |
| Mise à jour par l'administration | 01/02/2021 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 33.0275 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
Ancien site de stockage de liquides inflammables alcooliers, pétroliers ou chimiques et de conditionnement en fûts ou en emballage exploitée par la société ARDEA (anciennement ALCOOL PETROLE CHIMIE), dans la zone industrielle portuaire, en rive droite de la Garonne, sur la commune de Bordeaux (33). Sa superficie est de 8600 m2. Les installations étaient autorisées par l'arrêté préfectoral du 10/12/1930 actualisé par l'arrêté préfectoral complémentaire du 16/11/1996. Le 27/02/2007 l’exploitant a déclaré la cessation d’activité du site pour laquelle le récépissé de cessation d’activité a été délivré le 06/03/2007. Par déclaration de changement de raison sociale du 14/04/2008, la société ARDEA est devenu l’exploitant du site. L'établissement a cessé son activité en 2008, un rapport de cessation d'activité a été remis le 24/10/2008. Observations: Le diagnostic environnemental de 2006 a mis en évidence : - deux zones de contamination par des métaux lourds jusqu'à deux mètres de profondeur, à l'entrée du site et sur la zone déchets, - une zone de contamination par des hydrocarbures et du naphtalène au niveau des installations de pompage et de stockages aériens avec transfert de la pollution vers la nappe. L'arrêté du 18/01/2016 prescrit la réhabilitation du site en retenant un usage de type industriel, avec les objectifs de dépollution des sols suivants : - Hydrocarbures Totaux : 1500 mg/kg MS, - Naphtalène : 0,25 mg/kg MS, - Xylène : 0,5 mg/kg MS. Les travaux ci-après sont achevés conformément aux prescriptions de l'arrêté du 18/01/2016 : - démantèlement des infrastructures, - traitement des sols, excavation et traitement par bio tertre sur site ou hors site, - gestion des remblais impactés par certains métaux, - traitement de la nappe par pompage. Après exécution des travaux, des restrictions d'usage entre parties ont été instituées. Des informations précises et complémentaires peuvent être obtenues en consultant la fiche BASOL correspondante sur "http://basol.developpement-durable.gouv.fr/".
Ce qui a été fait et constaté
1 - MISE EN SECURITE Dans le dossier de cessation d’activité produit par la société ARDEA, il a été fourni un diagnostic environnemental du site réalisé par ATOS ENVIRONNEMENT ainsi qu'un plan de gestion des sols remis dans sa dernière version le 20/01/2011 et réalisé par GUIGUES ENVIRONNEMENT (anciennement ATOS ENVIRONNEMENT). Ce dernier rapport prévoit : - le démantèlement et l’élimination des installations du site, - l’excavation des terres polluées (en particulier l’emprise de la cuvette 1, de la cuvette 2 et une partie de la cuvette 3, la proximité de la zone déchet, la proximité du local de défense incendie), le traitement de la nappe alluviale. Enfin, la société ARDEA est tenue d'assurer la surveillance périodique des eaux souterraines par l'implantation d’ouvrages installés sur le site. L’ensemble de ces éléments est repris dans l'arrêté du 17/04/2012 qui prescrit les conditions de déconstruction des bâtiments et de démantèlement des installations (infrastructures aériennes et enterrées telles que les dalles, les fondations, les canalisations, les fosses, les réservoirs, etc.). 2 - DIAGNOSTIC En vue de la cession du site, le diagnostic environnemental est réalisé en 2006 par GUIGUES ENVIRONNEMENT qui met en évidence : - deux zones de contamination par des métaux lourds jusqu'à deux mètres de profondeur, à l'entrée du site et sur la zone déchets, - une zone de contamination par des hydrocarbures et du naphtalène au niveau des installations de pompage et de stockages aériens avec transfert de la pollution vers la nappe (33 mg/l). Le diagnostic approfondi et l'évaluation des risques sanitaires est réalisé en 2008. Le 19/02/2009, la DRIRE rappelle l'approche nationale de gestion introduite par la circulaire du 08/02/2007 : - en premier lieu, supprimer les sources de pollution, - sinon et en second lieu, maîtriser les impacts, - justifier la compatibilité de l'exposition résiduelle avec l'usage futur. Le diagnostic complémentaire d'Octobre 2009 révèle la présence de points singuliers en COHV (1,3 mg/kg de Tétrachlorométhane et 0,71 mg/kg de dibromo-chloropropane). Le 22/04/2010, l'inspection rappelle l'approche de gestion introduite par la circulaire du 08/02/2007 à l'exploitant. Le plan de gestion est remis à l'inspection le 17/01/2011. 3 - DÉFINITION DE L'USAGE L'exploitant a engagé la procédure de concertation avec la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) par courrier du 29/10/2010 pour proposer l'usage futur de type industriel. Le 27/01/2011, la CUB a fait savoir son désaccord pour un usage différent plus sensible. Le PLU alors en vigueur classe la zone en espace zone urbaine d'activité économique diversifiée avec un espace réservé pour la création d'un parc récréatif (espace verts, parc public) sur l'emprise des terrains ARDEA. Le Préfet notifie au propriétaire l'usage futur de type « parc récréatif » (espace vert). L'arrêté du 17/04/2012 définit en son article 13, l'usage futur du site de type « parc récréatif ». Par jugement du 23/10/2014, le tribunal administratif de Bordeaux a remis en cause cet usage et a enjoint l'administration à réexaminer l'arrêté du 17/04/2012 et la réhabilitation en retenant un usage de référence du site de type industriel. 4 - TRAVAUX L'arrêté préfectoral de prescriptions complémentaires portant résorption de la pollution du site ARDEA du 18/01/2016 prescrit les travaux de dépollution et de surveillance du site suivants : - démantèlement des installations, - traitement des sols, excavation et traitement par bio tertre sur site ou hors site, - gestion des remblais impactés par certains métaux, - gestion des eaux et surnageants des fonds de fouilles par pompage, - traitement de la nappe par pompage, - surveillance des eaux souterraines, - restrictions d'usages. Les objectifs prescrits sont : - sols : Hydrocarbures Totaux : 1500 mg/kg MS Naphtalène : 0,25 mg/ kg MS Xylène : 0,5 mg/ kg MS - eaux : eaux de remblais, absence de phase flottante, concentrations pérennes en hydrocarbures dissous dans la zone des remblais inférieures à 1mg/l au droit du site et absence de migration de la pollution et d’extension du panache hors site, eaux souterraines, absence de pollution due aux activités de la société. Le plan de travaux du 27/08/2013 est remis le 03/09/2013. Le 29/10/2013, l'inspection donne son aval à ce programme avec les les compléments à apporter suivants : - description des investigations mises en œuvre pour délimiter l'extension de la pollution hors site, - description détaillée du traitement de la nappe avec lieu des eaux traitées. Le 10/07/2014, l'exploitant informe l'inspection que les travaux de déconstruction et la dépollution ne démarreront pas avant le 31 mars 2015. La campagne de déconstruction et de dépollution a fait l'objet de rapports d'exécutions et de fin de travaux en octobre 2019 et d'une synthèse des ouvrages exécutés sur le chantier de dépollution du site d'ARDEA. A l'issue des travaux de dépollution, des hydrocarbures sont encore présents dans les sols à des concentrations inférieures à 1500 mg/kg, les taux maximaux de xylènes (0,15 mg/kg) et de naphtalène (0,21 mg/kg) sont également inférieurs aux taux prescrits par l'AP du 18/01/2016. L'état résiduel des sols a été validé par le tiers-expert prescrit par l'AP de 2016. CONCLUSIONS : LES TRAVAUX DE DÉCONSTRUCTION ET DE DÉPOLLUTION SONT CONFORMES AUX PRESCRIPTIONS DE L'AP DU 18/01/2016 ; LES CONCENTRATIONS DE POLLUTIONS RÉSIDUELLES SONT COMPATIBLES AVEC L'USAGE INDUSTRIEL RETENU PAR LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE BORDEAUX LE 23/10/2014, MAIS NE SONT PAS COMPATIBLES POUR UN USAGE DE TYPE HABITAT-MIXTE. 5 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES L'arrêté du 18/01/2016 prescrit la surveillance semestrielle de la nappe par au moins trois piézomètres et la mesure des HCTX, HAP (notamment Benzo(a)pyrène) et BTEX. Après un bilan biennal mettant en évidence la disparition de la pollution due aux activités de la société, l'exploitant peut demander l'arrêt de cette surveillance. Par courrier du 19/06/2020, accompagné d'un rapport final de suivi des eaux souterraines à la suite des opérations de dépollution daté de juin 2020, a formulé la demande d'arrêter la surveillance de la pollution des eaux souterraines et de reboucher les piézomètres conformément aux normes en vigueur. Les objectifs de dépollutions des eaux, (inférieurs à 1µg/l), absence de migration et de phase flottantes pour les eaux des remblais saturés et absence de pollution due à l'activité de la société pour les eaux souterraines) sont atteints, les concentrations de la somme des HAP sont inférieures au µg/l depuis juillet 2018 et celles en hydrocarbures totaux sont de l'ordre de la dizaine de µg/l. CONCLUSION : AU REGARD DES ANALYSES, L'EXPLOITANT EST AUTORISE A ARRÊTER LA SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES ET IL TRANSMETTRA A L'INSPECTION DES INSTALLATIONS CLASSÉES ET ADRESSERA A/AUX ACQUÉREUR(S)LE COMPTE RENDU DES OPÉRATIONS DE REBOUCHAGE DES PIÉZOMÈTRES. 6 - RESTRICTION D'USAGE L'arrêté du 18/01/2016 prescrit la remise d'un dossier dans le délai de deux mois après l'achèvement des travaux de dépollution, en vue de l'institution d'une servitude d'utilité publique sur ces terrains, via la procédure simplifiée, sur la base des restrictions suivantes : - interdiction d’utiliser la nappe pour quelque usage que ce soit, - interdiction de faire des affouillements, autre que ceux nécessaires aux fondations d’éventuels bâtiments, - obligation de mise en place des réseaux de toutes sorte, notamment les réseaux d’alimentation en eau potable dans des encaissements remblayés sains, - maintien du confinement pérenne de la couche de surface par les espaces verts, les voiries, etc. - interdiction de cultures potagères. Sur proposition de l'exploitant et avec avis favorable du tiers expert, l'état du site étant compatible avec l'usage prévu, il ne sera pas institué de SUP. Le site faisant l'objet d'un Secteur d'Information sur le Sols, institué par l'AP du 21/02/2019, tout changement d'usage est encadré par le Code de l'environnement, en particulier aux articles L. 556-1, L. 556-2 et R. 556-1 à R.556-5. Enfin, des Restrictions d'Usage entre Parties (RUP) ont été instituées.
Ce qui a été fait et constaté
Les mesures prises sont le démantèlement et l'enlèvement des installations du site, l'excavation des terres polluées et le traitement de la nappe alluviale ainsi que la surveillance périodique des eaux souterraines.
Ce qui a été fait et constaté
3 phases de travaux de dépollution par excavation des terres et traitement in situ ou dans des filières ad hoc, remblaiement par terres saines, traitement des eaux de remblais saturés et traitement des eaux profondes
Ce qui a été fait et constaté
Ancien site de stockage de liquides inflammables alcooliers, pétroliers ou chimiques et de conditionnement en fûts ou en emballage exploitée par la société ARDEA (anciennement ALCOOL PETROLE CHIMIE), dans la zone industrielle portuaire, en rive droite de la Garonne, sur la commune de Bordeaux (33). Sa superficie est de 8600 m2. Les installations étaient autorisées par l'arrêté préfectoral du 10/12/1930 actualisé par l'arrêté préfectoral complémentaire du 16/11/1996. Le 27/02/2007 l’exploitant a déclaré la cessation d’activité du site pour laquelle le récépissé de cessation d’activité a été délivré le 06/03/2007. Par déclaration de changement de raison sociale du 14/04/2008, la société ARDEA est devenu l’exploitant du site. L'établissement a cessé son activité en 2008, un rapport de cessation d'activité a été remis le 24/10/2008. Observations: Le diagnostic environnemental de 2006 a mis en évidence : - deux zones de contamination par des métaux lourds jusqu'à deux mètres de profondeur, à l'entrée du site et sur la zone déchets, - une zone de contamination par des hydrocarbures et du naphtalène au niveau des installations de pompage et de stockages aériens avec transfert de la pollution vers la nappe. L'arrêté du 18/01/2016 prescrit la réhabilitation du site en retenant un usage de type industriel, avec les objectifs de dépollution des sols suivants : - Hydrocarbures Totaux : 1500 mg/kg MS, - Naphtalène : 0,25 mg/kg MS, - Xylène : 0,5 mg/kg MS. Les travaux ci-après sont en cours : - démantèlement des infrastructures, - traitement des sols, excavation et traitement par bio tertre sur site ou hors site, - gestion des remblais impactés par certains métaux, - traitement de la nappe par pompage. Après exécution des travaux, des restrictions d'usage devront être instituées via une procédure de servitude d'utilité publique (SUP) simplifiée. Des informations précises et complémentaires peuvent être obtenues en consultant la fiche BASOL correspondante sur "http://basol.developpement-durable.gouv.fr/".
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Bordeaux, l'inventaire recense 2 092 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 16 secteurs d'information sur les sols et 31 sites en instruction. Voir la page de Bordeaux.
- IMP Saint Joseph — secteur d'information sur les sols
- Ecole maternelle Lucien Faure — secteur d'information sur les sols
- CUB Gendarmerie Bastide — secteur d'information sur les sols
- DOMAINES CORDIER - SHELL — secteur d'information sur les sols
- LESIEUR — secteur d'information sur les sols
- Pollution Radium Bassins à Flots — secteur d'information sur les sols
- Décharge de Labarde — secteur d'information sur les sols
- SCI VAILLANT- ALDI — secteur d'information sur les sols
- OXYMETAL — secteur d'information sur les sols
- CACOLAC — secteur d'information sur les sols
- LA CORNUBIA — secteur d'information sur les sols
- ESSO QUAI PALUDATE (STATION SERVICE BRIENNE) — secteur d'information sur les sols
- TETE NOIRE — secteur d'information sur les sols
- BORIE-MANOUX — secteur d'information sur les sols
- LARROUDE Bordeaux — secteur d'information sur les sols
- AMYLUM — site dont la pollution est instruite par l'État
- CUB Gendarmerie Bastide — site dont la pollution est instruite par l'État
- Elf Antar Quai de la Monnaie — site dont la pollution est instruite par l'État
- SURCA Impasse Cousteau Bacalan — site dont la pollution est instruite par l'État
- TETE NOIRE — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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