Sols pollués

Ancienne usine à gaz

Ce terrain de Dijon est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00033490101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneDijon (21000)
DépartementCôte-d'Or
Adresse65 RUE DE LONGVIC
Mise à jour par l'administration11/12/2020
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant21.0019 (BASOL)

Le contexte

Gaz de France (aujourd’hui Engie) a exploité environ 500 usines à gaz sur le territoire français, qui ont toutes arrêté dans les années 50-60, avec le développement du réseau de gazoducs et l’exploitation du gaz de Lacq. Ce type d’activité étant susceptible de générer des pollutions des sols pouvant présenter des risques sanitaires et environnementaux, un protocole programmé sur 10 ans avait été signé en 1996 entre Gaz de France et le ministère en charge de l’environnement. Il avait notamment abouti à la mise en œuvre d’une méthodologie nationale qui a permis de hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité des points de vue sanitaires et environnementaux, dans l’optique, le cas échéant, de mettre en œuvre les mesures de gestion des pollutions nécessaires. Le site est situé en zone urbaine, bordé à l'est par la ligne SNCF. Il a accueilli une usine à gaz qui fabriquait du « gaz de ville » par distillation de la houille.à partir de la distillation de la houille. elle a fonctionné de 1882 à 1964. Au sens du protocole, c’est un site dont la sensibilité vis-à-vis de l’homme, des eaux souterraines et superficielles a été qualifiée de faible (classe 3). Cela a justifié la réalisation d’une étude historique qui pouvait, le cas échéant, être suivie par la vidange de la ou des cuves éventuellement identifiées. Auparavant, en 1994, un premier diagnostic avait été réalisé à la demande de Gaz de France. Les études et les investigations sur site ont mis en évidence la présence de cinq anciennes cuves qui contenaient des goudrons, des remblais souillés par les goudrons et des eaux polluées. Les investigations de sols n’ont pas révélé la présence de zones polluées significatives. Suites aux conclusions de l’étude de 1994, ces cuves ont été vidées, nettoyées et comblées cette même année. Au total, près de 3 000 tonnes de déchets ont été éliminés en centre de traitement agréé. Des analyses des eaux souterraines ont été réalisées entre 1994 et 1998 dans les piézomètres implantés sur le site. Elles ont révélé la présence de substances, caractéristiques de l’activité passée de l’ancienne usine à gaz, avec une tendance à la diminution. Les analyses suivantes, réalisées de 2001 à 2004 ont montré l’absence d’impact de l’ancienne activité sur les eaux souterraines (substances indicatrices plus détectées).

Ce qui a été fait et constaté

Gaz de France a hiérarchisé ses actions sur les 467 sites d'anciennes usines à gaz qu'il gère, répartis sur l'ensemble du territoire. La méthodologie retenue a consisté à hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité vis à vis de l'environnement (usage du site, vulnérabilité des eaux souterraines et superficielles, présence et type de population sur le site...). L'application de cette méthode a abouti à l'établissement de 5 classes de priorité pour lesquelles les engagements de Gaz de France ont fait l'objet d'un protocole d'accord relatif à la maîtrise et au suivi de la réhabilitation des anciens terrains d'usines à gaz entre le Ministère de l'Environnement et Gaz de France signé le 25 avril 1996. Le site de l'ancienne usine à gaz de Dijon est en classe 3 du protocole. De ce fait, c'est un site dont la sensibilité vis à vis de l'homme, des eaux souterraines et superficielles a été qualifiée de faible. En 1994, un diagnostic approfondi a été réalisé sur le site par un bureau d'études à la demande de Gaz de France. L'ensemble des études a consisté à effectuer des recherches historiques et documentaires, à rechercher les ouvrages enterrés et à caractériser le sol et les eaux de la nappe phréatique. Les recherches ont mis en évidence l'existence de cinq anciennes cuves de stockage des goudrons; celles-ci contenaient des goudrons, des remblais souillés par les goudrons et des eaux polluées. Les investigations de sols n'ont pas révélé la présence de zones polluées importantes. A la demande de Gaz de France, ces cuves ont été vidées, nettoyées et comblées de septembre à décembre 1994. Au total, près de 3.000 tonnes de déchets ont été éliminés en centre de traitement agréé. Les prélévements des eaux de la nappe ont été effectués par l'intermédiaire de piézomètres installés sur le site. Les campagnes de mesures réalisées en 1994 et 1998 montrent une diminution des teneurs en certains composés présents dans les eaux, caractéristiques de l'activité passée de l'ancienne usine à gaz. La surveillance des eaux souterraines mises en oeuvre de juin 2001 à mars 2004 a montré l'absence d'impact de l'ancienne usine à gaz sur les eaux de la nappe. Le protocole du 25 avril 1996 a pris fin le 25 avril 2006. Par circulaire en date du 6 août 2007, le ministère de l'environnement précise que, dorénavant, Gaz de France assurera seule en sa qualité de propriétaire foncier la gestion environnementale de ses terrains d'anciennes usines à gaz. En cas de modification de l'utilisation des terrains (à l'occasion d'une vente par exemple), il appartient donc à Gaz de France de fournir au futur acquéreur toutes les informations nécessaires concernant la situation environnementale du site. Ces informations doivent permettre au futur acquéreur d'appréhender les conditions d'usage qui lui sont rattachées et d'en tenir compte dans l'aménagement qui en sera fait.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Dijon, l'inventaire recense 497 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 14 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Dijon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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