BRABANT CHIMIE
Ce terrain de Bourges est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00003580101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Bourges (18000) |
| Département | Cher |
| Adresse | ZI DES QUATRE VENTS |
| Mise à jour par l'administration | 14/12/2015 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 18.0058 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
La société BRABANT-CHIMIE, régie par un arrêté préfectoral du 08 janvier 1988, a exploité un dépôt de liquides inflammables et de produits chimiques divers (acides, soude, substances et préparations toxiques…). En 2009, suite à une diminution des volumes stockés de liquides inflammables, le site est passé du régime d’autorisation à celui de déclaration. Par courrier du 02 octobre 2013, la société a fait part de sa décision de cesser son activité. Le site, localisé dans un environnement proche industriel et plus largement entouré par un environnement rural avec des champs cultivés, est à proximité de plusieurs cours d’eau et plans d’eau dont le Moulon à 1,5 km à l'ouest du site, la Rampenne à 2 km au nord, le Langis à 2.4 km au sud-est, et au sud, l'Yèvre à 2.8 km et l'Yèvrette à 3 km du site. Compte tenu de leurs positions éloignées par rapport au site et des phénomènes de transfert, les eaux superficielles sont considérées comme non vulnérables. Les premières nappes susceptibles d'être rencontrées au droit du site sont les suivantes: - la nappe des calcaires de Kimméridgien inférieur composée des calcaires de la butte d'Archelet et du calcaire de la Guenoisterie. Le niveau de la nappe s'établit à 30 m de profondeur avec un sens d'écoulement vers le sud/sud-ouest. Cette nappe est directement exposée à une éventuelle pollution du site du fait de l'absence de couche imperméable entre celle-ci et le niveau du sol. Cependant, compte tenu des couches de marnes du calcaire de la butte d'Archelet et de l'épaisseur de la zone non saturée (environ 30 m), sa vulnérabilité est limitée ; - l'aquifère de l'Oxfordien supérieur : le niveau de la nappe s'établit à une profondeur comprise entre 80 et 100 m. Compte tenu de sa profondeur élevée, cet aquifère est considéré comme non vulnérable vis-à-vis d'une pollution issue du site. A proximité du site se trouvent 3 captages AEP situés à 3,6 km au sud-ouest du site et 4 captages à usage domestique à une distance de 1,4 et 2 km du site. Compte tenu de leurs positions éloignées vis-à-vis du site, ils ne sont pas considérés comme vulnérables par rapport à une éventuelle pollution provenant du site. Dans le cadre de la cessation d’activité, SITA REMEDIATION a été mandatée par la société BRABANT CHIMIE pour la réalisation d’un audit environnemental afin d’établir un état des lieux de la qualité du sous-sol et d’appréhender son degré de pollution potentielle. Lors de cette étude, 14 sondages de sols ont été réalisés à une profondeur maximale de 4 mètres. Des analyses ont été effectuées pour les paramètres suivants : hydrocarbures totaux, HAP, COHV, BTEX, alcools, métaux et PCB. Les résultats des analyses ont permis de mettre en évidence : - la présence de métaux dans la gamme de valeurs couramment observées dans les sols ordinaires ; - de faibles teneurs en hydrocarbures totaux au droit du quai de chargement et de déchargement de produits et dans la cour au nord du site ; - la présence de COHV à l’état de traces ou en faibles teneurs (TCE et PCE) au droit des anciennes cuves de solvants chlorés et des cuves d’hydrocarbures et alcool ; - l’absence de détection en HAP, PCB, alcools, acétates et BTEX. Aucun impact notable n’a été détecté lors de ces investigations. Aucune investigation des eaux souterraines n’a été réalisée, compte tenu de la vulnérabilité limitée de la nappe située à une profondeur de 30 mètres. Dans la limite des investigations réalisées, les concentrations relevées dans les sols n’engendrent donc pas de risque particulier à prendre en compte en l’état actuel du site et dans le cadre d’un usage ultérieur de type industriel. Observations: Suite à la cessation d'activités, la remise en état du site est conforme aux prescriptions de l'article R.512-66-1 du Code de l'Environnement.
Ce qui a été fait et constaté
L'arrêté préfectoral du 8 janvier 1988 autorise la société à exploiter le site sous autorisation pour: - un dépôt de liquides inflammables de 1ère catégorie d'une capacité maximale de 247 m3; - des installations de distribution et de remplissage de liquides inflammables (25 m3/h). L'arrêté préfectoral du 14 avril 2006 met en demeure la société pour le non respect des dispositions de l'arrêté du 8 janvier 1988. Un dossier modificatif faisant état des évolutions (installations, volumes de produits stockés) doit être déposé à la préfecture. La société souhaite que son site ne soit plus soumis à autorisation mais à déclaration en diminuant ses volumes de produits stockés. Suite à cet arrêté du 14 avril 2006, des travaux ont été réalisés en 2008: - au niveau d'une des aires de chargement/déchargement de produits de manière à collecter l'ensemble des liquides éventuellement épandus lors d'un accident, - au niveau du local contenant des produits toxiques conditionnés qui a été équipé d'un seuil formant une rétention. - trois cuves de solvants chlorés de 10 m3 ont été sorties de leur local situé au nord au sein du bâtiment industriel, dégazées et évacuées par une société spécialisée. Selon l'arrêté préfectoral du 13 février 2009 le site ne relève plus du régime de l'autorisation mais de la déclaration suite à une diminution des volumes stockés (inférieurs à 87 m3) Le 15 octobre 2010 lors d'un contrôle des installations, des non conformités ont été constatées dont l'absence de décanteur séparateur d'hydrocarbures sur la canalisation de rejet des eaux usées. Le 27 septembre 2011, une visite de site a été réalisée par le service des installations classées. Il a été constaté une absence de système de détection automatique d'incendie adapté aux activités du site (stockages de liquides inflammables). Par courrier du 02 octobre 2013, la société a informé au préfet du département sa décision de cesser son activité exercée sur le site à Bourges, estimant que l’investissement pour la mise en conformité de l'établissement est trop important au regard de l'activité du site. Par courrier du 17 février 2014, le directeur de la société a informé la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations du Cher qu'il a cessé toute activité de stockage, reconditionnement et distribution de liquides inflammables (solvants, hydrocarbures, acides/bases), éliminé les déchets et mis en sécurité son site. A son courrier, le directeur a joint le rapport du diagnostic de l'état des sols au droit du site effectué en décembre 2013. Les résultats de cet étude ont permis de mettre en évidence: - la présence de métaux dans la gamme de valeurs observées dans les sols ordinaires; - de faibles teneurs en hydrocarbures C10-C40 au droit du quai de chargement/déchargement de produits et dans la cour au nord du site; - la présence de COHV (composés organiques halogénés volatils) à l'état de traces ou en faibles teneurs (trichloréthylène et tétrachloroéthylène) au droit des anciennes cuves de solvants chlorés ainsi qu'à proximité des cuves d'hydrocarbures et d'alcools; - l'absence de détection en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), PCB (polychlorobiphényles), alcools, acétates, autres composés organiques et BTEX sur l'ensemble des échantillons analysés pour ces paramètres. Les résultats d'analyses sont globalement cohérents avec les observations de terrain, aucun impact notable n'ayant été relevé lors des investigations menées par le bureau d'étude. Les faibles concentrations en COHV peuvent être attribuées aux anciennes cuves de solvants chlorés, alors que les faibles teneurs en hydrocarbures ne sont pas directement attribuables à des installations particulières. Le dossier préconise un usage futur du site de type industriel. Une visite sur place a été effectuée le 30 juin 2014 en présence de l'exploitant. Au cours de cette visite, l'inspection des installations classées a pu constater que l'exploitant a pris les mesures pour assurer, dès l'arrêt de l'exploitation, la mise en sécurité du site (évacuation des produits dangereux, suppression des risques d'incendie et d'explosion) et a proposé à la Préfète du Cher de délivrer le récépissé de cessation d'activité à la société Brabant Chimie pour un usage futur de type industriel. Ce récépissé a été délivré le 16 juillet 2014.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Bourges, l'inventaire recense 163 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 secteurs d'information sur les sols et 10 sites en instruction. Voir la page de Bourges.
- Usine FFDM-PNEUMAT — secteur d'information sur les sols
- Site GAUMET — secteur d'information sur les sols
- S.A. GIAT Industrie - Site Lahitolle — secteur d'information sur les sols
- Centre EDF/GDF Services Cher en Berry — secteur d'information sur les sols
- Centre EDF / GDF Services Cher en Berry — site dont la pollution est instruite par l'État
- DEPOSANTE CHAGNOUX — site dont la pollution est instruite par l'État
- Zone de Guerry-GIAT INDUSTRIES — site dont la pollution est instruite par l'État
- Station de transit de déchets ESTEVE — site dont la pollution est instruite par l'État
- MBDA - Bourges Aéroport — site dont la pollution est instruite par l'État
- S.A.R.L. CHERTIER (dépôt de ferrailles) — site dont la pollution est instruite par l'État
- CSF FRANCE SAS — site dont la pollution est instruite par l'État
- ROSINOX — site dont la pollution est instruite par l'État
- NEXTER SYSTEMS - TERRAIN SUD — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société NEXTER MUNITIONS GUERRY (ex GIAT Guerry) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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