Imprimerie MAME
Ce terrain de Tours est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00003190101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Tours (37000) |
| Département | Indre-et-Loire |
| Adresse | 49 BOULEVARD DE PREUILLY |
| Mise à jour par l'administration | 02/02/2017 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 37.0032 (BASOL) |
Le contexte
Le site des imprimeries MAME était réglementé, au titre de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement, par des récépissés de déclaration concernant le dépôt de liquides inflammables de 2ème et 1ère catégories, l'installation de deux chaufferies, l'exploitation d'un transformateur au pyralène ainsi que l'exploitation d'un atelier d'imprimerie. Le site est localisé dans un secteur urbain composé d’habitations, de commerces de proximité et d’activités de service sur la commune de Tours. Le sous-sol du site est constitué, sous des remblais d’aménagement, par des alluvions modernes constituées de sables et graviers, puis d’alluvions anciennes puis sableuses surmontant un substratum calcaire. La nappe au droit du site se situe entre 4 et 5 mètres de profondeur par rapport au sol. Les eaux souterraines apparaissent particulièrement vulnérables à une éventuelle pollution notamment en raison de la perméabilité des matériaux, de la faible profondeur des eaux et de la continuité hydraulique entre les alluvions et les calcaires sous-jacents. Suite à la cessation d’activités, le terrain a été cédé pour sa partie Ouest à la mairie et pour sa partie Est à la Société d’Équipement de Touraine (SET) qui envisageait la construction d’un immeuble d’habitations et d’un parking souterrain. En 2009, ARCADIS a été mandaté pour la réalisation d’un diagnostic initial. Neuf sondages ont alors été effectués sur site. Les résultats des analyses ont montré la présence ponctuelle de traces en métaux, Hydrocarbures Aromatiques Polycyclique (HAP), Hydrocarbures Totaux (HCT) et PCB. Les valeurs rencontrées en HAP, HCT et PCB restaient très faibles et proches de la limite de détection du laboratoire. Par ailleurs, les concentrations en métaux étaient ponctuellement significatives et supérieures aux gammes de valeurs concernant les sols ordinaires. Ce diagnostic initial a été complété en 2012 par un diagnostic complémentaire et la réalisation de seize sondages. Les résultats de cette nouvelle série d’investigations ont alors mis en évidence une contamination significative à partir de 1m de profondeur par les hydrocarbures (4500 mg/kg de matière sèche pour la fraction C6-C10 et 5430 mg/kg MS pour la fraction C10-C40), l’acétone (49 mg/kg MS) et les alcools (isopropanol 7000 mg/kg MS). Cette contamination correspond à l’emplacement d’anciennes cuves enterrées d’hydrocarbures, d’alcools et de solvants. Un impact généralisé en métaux et métalloïdes, plus particulièrement en plomb et zinc, et dans une moindre mesure en cuivre et en mercure a aussi été mis en évidence. La SET dans un courrier du 03 juillet 2012 proposait l’excavation des terres contaminées avec traitement par voie biologique hors site. Cette démarche a été validée par l’inspection des installations classées dans son rapport du 20 juillet 2012. Les analyses des eaux souterraines réalisées le 24 septembre 2012 ont mis en évidence des traces de toluène, d'arsenic, de plomb, de cuivre et de zinc. Ces concentrations étaient inférieures aux seuils de potabilité fixés par l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007. Afin de préciser le volume des terres à excaver, la SET a mandaté le bureau d’études SOCOTEC pour procéder à des investigations complémentaires. Les résultats des analyses des sols prélevés confirment l’existence d’une contamination des sols par les hydrocarbures légers (en général de la fraction C12-C16), les alcools (majoritairement éthanol et isopropanol) et l’acétone jusqu’à 5-6 m de profondeur, en diminution au fur et à mesure que l’on s’éloigne des emplacements des anciennes cuves de stockages. Au total, 766,6 tonnes de terres ont été acheminées vers le centre de traitement biologique BIOTER-GTTP à Vouvray. Les teneurs résiduelles en hydrocarbures totaux, hydrocarbures volatiles, alcools et solvants polaires ont été mesurées au droit de la fouille réalisée. D’une manière générale, les résultats d’analyse ont montré des teneurs assez proches des limites de quantification en hydrocarbures, alcools et solvants polaires. En mars 2014, des investigations ont été menées au droit du site dans le cadre de la remise en état pour un usage futur comparable à celui de la dernière période d’exploitation. Ce diagnostic permet de conclure à une contamination résiduelle au niveau de la cuve enterrée de fuel qui est acceptable dans le cas du recouvrement de cette zone par une dalle béton et de la présence de composés à l’état de traces non assimilées à des contaminations.
Ce qui a été fait et constaté
Les investigations sur les sols ont mis en évidence : - l’absence de BTEX, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), polychlorobiphényles (PCB) et solvants halogénés ; - une contamination significative à partir de 1m de profondeur en T11, pour les hydrocarbures (4500 mg/kg de matière sèche pour la fraction C6-C10 et 5430 mg/kg MS pour la fraction C10-C40), l’acétone (49 mg/kg MS) et les alcools (isopropanol 7000 mg/kg MS, …). Cela correspond à l’emplacement d’anciennes cuves enterrées d’hydrocarbures, d’alcools et de solvants. - un impact généralisé en métaux et métalloïdes dû à la présence de remblais, plus particulièrement en plomb et zinc, et dans une moindre mesure en cuivre et en mercure. Les concentrations mesurées sont faibles à l’exception du sondage CB8: - plomb : 450 mg/kg MS ; - zinc : 850 mg/kg MS ; - cuivre : 1700 mg/kg MS ; - arsenic : 29 mg/kg MS Les concentrations en mercure retrouvées sont les plus importantes aux points T8 (0,26 g/kg MS) et CB6 (0,38 g/kg MS) La SET dans un courrier du 03 juillet 2012 proposait de mettre en œuvre des mesures de gestion simples telles l’excavation des terres contaminées en T11 avec traitement par voie biologique hors site. Cette démarche a été validée par l’inspection des installations classées dans son rapport du 20 juillet 2012. Pour ce qui est des eaux souterraines, les analyses, réalisées le 24 septembre 2012 dans le cadre de l'analyse des risques résiduelles, ont mises en évidence des traces de toluène, d'arsenic , de plomb, de de cuivre et de zinc. Ces concentrations étant inférieur aux valeurs de références. Afin de préciser le volume des terres à excaver au niveau du point de sondage T11, la SET a missionné le bureau d’étude SOCOTEC pour procéder à des investigations complémentaires Les résultats des analyses des sols prélevés confirment l’existence d’une contamination des sols par les hydrocarbures légers (en général de la fraction C12-C16), les alcools (majoritairement éthanol et isopropanol) et l’acétone jusqu’à 5-6 m de profondeur, en diminution au fur et à mesure que l’on s’éloigne des emplacements des anciennes cuves de stockages susmentionnées. Les travaux réalisés comprennent : La réalisation d’une fouille de 350 m² sur 5,5 m à 7,6 m de profondeur à partir du niveau de la rue; L'excavation de 766,6 tonnes de terres contaminées et la prise en charge sur le site de traitement par voie biologique GTTP à Vouvray ; La gestion de 213 tonnes de déblais (ancienne dalle béton, anciens murs de fondation de l’imprimerie, etc.) ; La réalisation d’analyses des sols en fond de fouille. Au droit de l’emplacement des anciennes cuves enterrées les concentration relevés pour les paramètres sont les suivantes : o Hydrocarbures totaux : 741 mg / kg MS (dont 730 pour la fraction C10-C16) ; o Isopropanol : 310 mg /kg MS ; o Butan-2-ol : 0,17 mg / kg MS ; o Acétone : 55,1 mg / kg MS. Les hydrocarbures sont également mesurés, en concentrations moindres, de l’ordre de 300 mg/kg MS, au niveau de deux parois. Le rapport d’analyse des risques résiduelles,transmis à la préfecture en aout 2012, indique que l'état actuel du site n'est pas incompatible avec l'utilisation prévue. Le rapport préconise toutefois la mise en place de restrictions d'usage.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Tours, l'inventaire recense 645 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 6 secteurs d'information sur les sols et 7 sites en instruction. Voir la page de Tours.
- Agence d'exploitation EDF/GDF — secteur d'information sur les sols
- TOTAL — secteur d'information sur les sols
- LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE OUEST — secteur d'information sur les sols
- SANOFI WINTHROP INDUSTRIES — site dont la pollution est instruite par l'État
- EIFFAGE IMMOBILIER CENTRE — site dont la pollution est instruite par l'État
- Ile Balzac — site dont la pollution est instruite par l'État
- IMPRIM ROTOS VINCENT — site dont la pollution est instruite par l'État
- Chaufferie du Sanitas — site dont la pollution est instruite par l'État
- ROTOS 8 VINCENT — site dont la pollution est instruite par l'État
- AUCHAN CARBURANT - La Petite Arche — site dont la pollution est instruite par l'État
- TOTALENERGIES MARKETING FRANCE - Relais du Sanitas — secteur d'information sur les sols
- AFM RECYCLAGE Tours — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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