BECKER INDUSTRIE - Division Blancomme
La pollution de ce site de Le Pont-de-Claix fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000981401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Le Pont-de-Claix |
| Département | Isère |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Par arrêté préfectoral complémentaire n°2010.05511 du 18 juin 2010, il a été demandé à l’exploitant de réaliser un mémoire de réhabilitation du site. Celui-ci a été transmis à la DREAL le 19 décembre 2011 et complété par courriers en date du 15 mai et du 28 juin 2012.
Le diagnostic de pollution repose sur :
- un diagnostic des sols réalisé en novembre et décembre 1999 dans le cadre de la réalisation d’une évaluation simplifiée des risques (ESR) ;
- un diagnostic environnemental du parc à fûts réalisé en janvier 2008 ;
- un diagnostic complémentaire des sols réalisé en octobre 2009 ;
- une caractérisation du sous-sol dans le cadre de l’opération d’extraction des cuves enterrées réalisée en décembre 2010 ;
- une synthèse des analyses d’eaux souterraines réalisées entre 1999 et 2009 dans le cadre de l’activité du site ;
- les rapports de mesures de la qualité des eaux souterraines de 2010, 2011 et 2012 ;
- une caractérisation complémentaire du sous-sol après extraction des cuves enterrées, réalisée en septembre 2011.
Les résultats et conclusions issus des différentes campagnes de reconnaissance du sol et du sous-sol sont les suivants :
- Campagne de 1999 (ensemble du site) : 10 points sur les 12 étudiés présentent des anomalies : en hydrocarbures C10-C40 (concentrations considérées comme légères <200 mg/kg, sauf pour un point où la concentration est de 3717 mg/kg) ; en BTEX (concentration maximale en xylènes : 2,371 mg/kg, en éthylbenzène : 0,648 mg/kg, en toluène : 0,324 mg/kg).
- Campagne de 2008 (ancien parc à fûts situé au nord du site) : 5 points sur les 8 étudiés présentent des anomalies : en indice phénol (concentration maximale : 2,9 mg/kg) ; en mercure (concentration maximale : 0,5 mg/kg) ; en xylènes (concentration maximale : 16 mg/kg) ; en hydrocarbures totaux (concentration maximale : 58 mg/kg) ;
en plomb (concentration maximale : 140 mg/kg); en cadmium (concentration maximale : 4,5 mg/kg).
- Campagne de 2009 (ensemble du site hors parc à fûts) : les résultats font apparaître : une teneur ponctuelle en PCB au droit du transformateur du bâtiment de stockage (1,5 mg/kg) ; 4 zones polluées en métaux, hydrocarbures et/ou BTEX : teneurs en BTEX (maximum de 1289 mg/kg MS), en hydrocarbures C10-C40 (maximum de 7660 mg/kg MS) mesurées jusqu’à 5 m de profondeur, teneurs en baryum (1990 mg/kg), zinc (3090 mg/kg), plomb (3340 mg/kg), cadmium (3,4 mg/kg), chrome (349 mg/kg).
- Campagne de 2010 (réalisée dans le cadre de l’enlèvement des cuves enterrées) : les résultats font apparaître la présence de substances polluantes essentiellement en produits volatils tel que les Composés Aromatiques Volatils (CAV) (concentration maximale 5770 mg/kg en somme des 10 composés) et les hydrocarbures (7430 mg/kg en C5-C10), ainsi que la présence de PCB (concentration maximale : 10 mg/kg).
- Campagne de 2011 (réalisée après enlèvement des cuves enterrées, au niveau des zones définies comme impactées lors des précédents diagnostics de pollution) : les sondages réalisés ont mis en évidence un impact en PCB (jusqu'à 60 mg/kg), et la présence de BTEX (jusqu'à 3 100 mg/kg), en HCT C5-C10 (6900 mg/kg) et HCT C10-C40 (1300 mg/kg).
340 m3 environ de terres ont déjà été excavées et stockées sur site.
Un suivi piézométrique a été mis en place depuis 1999. Les principales conclusions issues de ces suivis sont les suivantes :
- présence récurrente d'une contamination aux PCB au droit des piézomètres 13 (aval du site ; concentration passant de 0,52 microg/l en octobre 2010 à 0,11 microg/l en septembre 2012 ) et 18 (centre du site de production ; concentration passant de 0,38 microg/l en septembre 2011 à une teneur inférieure à la limite de détection), et ponctuelle sur les eaux amont du site (piézomètre 12) ainsi que sur les eaux des piézomètres 16 (aval parc à fûts et amont site de production).
- les concentrations ponctuellement élevées en toluène, éthylbenzène et xylènes relevées entre 1999 et 2008 dans le cadre du suivi mis en place par BECKER pendant la période d’activité sur les piézomètres situés au centre et en aval du site ne sont pas confirmées par les analyses réalisées depuis 2010, à l’exception de la seule campagne de février 2012 ;
- les hydrocarbures totaux sont régulièrement décelés sur la quasi totalité des piézomètres (y compris piézomètre amont), sans toutefois que les concentrations mesurées ne soient supérieures aux critères de référence (références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine) ;
- absence de détection de COHV, à l’exception du tétrachloréthylène, dont la concentration maximale détectée est de 3,4 microg/l au niveau du PZ16 (soit inférieure aux critères de référence).
Le milieu air (bâtiments implantés à proximité immédiate des zones présentant des pollutions et principaux bâtiments de production) a été investigué en août 2011 compte tenu de la présence de composés volatils dans les sols. Le risque serait acceptable pour les populations exposées (travailleurs sur site).
Des prélèvements et analyses d’eau potable distribuée sur le site ont été effectués en septembre 2011.Les valeurs mesurées ne dépassent pas les valeurs seuils disponibles.
Une analyse des risques résiduels prédictive a été réalisée afin de vérifier la compatibilité ou non de l’état des milieux avec un usage envisagé de type usage industriel, compte tenu de la présence de polluants volatils répertoriés et pour une voie d’exposition de type inhalation. L’étude considère une imperméabilisation des sols en surface, l’absence de jardins potagers, de puits de captage d’eaux sur site compte tenu de l’usage retenu, l’absence de captage AEP à l’aval du site,un positionnement des futurs réseaux d’eau potable en dehors des zones impactées et dans des tranchées constituées de remblais sains. L'étude conclut au fait que les pollutions identifiées sur les 6 zones polluées par des polluants volatils ne sont donc pas compatibles avec un usage de type professionnel. Les seuils de dépollution à atteindre pour l’obtention de niveaux de risques sanitaires acceptables ont été précisés dans l’ARR. Il est également préconisé la mise en place et/ou le maintien pérenne des recouvrements de surface au droit des pollutions répertoriées par une géomembrane, du béton, un enrobé, etc...et la mise en place des canalisations d’adduction en eau potable hors zones polluées, de façon privilégiée, ou dans des matériaux en fonte ou situés dans des tranchées remblayées par des matériaux sains pour les canalisations en PEHD ou PVC.
A l’issue d’un bilan coûts-avantages basé sur 3 scénarios de gestion l’étude propose une excavation et un traitement « hors site » en centre agréé des terres polluées issues de 5 zones sources, soit un volume de terres d’environ 5440 m3, un traitement « on site » des terres polluées issues de 2 zones sources par excavation et extraction sous vide (venting) en biopile, et une imperméabilisation de surface au niveau de 2 zones sources. Ce scénario nécessite la démolition préalable d'1 voire de 2 ateliers.
Des servitudes sont également proposées dans l'étude, dont notamment :
- affectation du site réservée à une activité industrielle ;
- maintien des zones faiblement polluées en l’état (imperméabilisation et absence de constructions sur les zones non abritées) ;
- interdiction d'utiliser les eaux souterraines ;
- interdiction de construire des bâtiments sur les zones impactées.
La mise en œuvre des travaux de réhabilitation, du suivi piézométrique, de l'analyse des risques résiduels après travaux ont été prescrits par arrêté préfectoral en date du 7 janvier 2013, avec un délai de réalisation de 2 ans. Les travaux de réhabilitation ont pour objectif de rendre le site compatible avec un usage de type industriel.
Le site devrait faire l’objet d’un projet d’aménagement par la ville de Pont de Claix, et un changement d’usage serait envisagé. Dans ce cas, des études complémentaires seront à réaliser (nouveau plan de gestion, nouvelle analyse des risques résiduels, ...) afin de définir les mesures de gestion complémentaires à mettre en place.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Le Pont-de-Claix, l'inventaire recense 70 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Le Pont-de-Claix.
- Papeteries de Pont de Claix — secteur d'information sur les sols
- HOLLIDAY Encre — secteur d'information sur les sols
- VANCOREX (ex: PERSHTORP, ex RHODIA ) CHIMIE - Site — site dont la pollution est instruite par l'État
- USINE RHODIA Chimie, ancien stockage fûts (Gringalet) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société PROGIL (ferme Morel) — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALSTOM (ex NEYRTEC ALSTOM ATLANTIQUE) — site dont la pollution est instruite par l'État
- FEDERAL MOGUL (SINTERTECH) — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALP'IMPRIM — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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