VANCOREX (ex: PERSHTORP, ex RHODIA ) CHIMIE - Site
La pollution de ce site de Le Pont-de-Claix fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000755601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Le Pont-de-Claix |
| Département | Isère |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
L'ensemble du site, en activité, est gardienné, clôturé, avec interdiction d'accès.
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La plate-forme a fait l'objet entre 1984 et 1999 de plusieurs arrêtés préfectoraux qui prescrivent la mise en œuvre des mesures suivantes :
- arrêté préfectoral du 10/09/84 : suivi de la nappe (paramètres COT, chlorures, indice phénol, TH, pH) ;
- arrêté préfectoral du 17/10/94 :réalisation d'une étude préliminaire (historique) destinée à mettre en évidence la ou les zone(s) de dépôts anciens, la nature des produits qui s'y trouvent, la ou les activité(s) génératrice(s) de ces produits, la période et l'importance des dépôts.
Cette étude, intitulée "Étude historique" a été remise à la DRIRE en novembre 1995 ;
- arrêté préfectoral du 17/10/94 et arrêté préfectoral du 01/12/98 : réalisation d'un diagnostic du site et d'une évaluation des risques que RHODIA, en accord avec l'administration, a réalisé en 4 phases :
1) Bilan des connaissances et définition des hypothèses de travail pour caractériser la nappe phréatique.
Ce rapport a été remis à la DRIRE en septembre 1997.
2) État de la nappe sur et à l'aval du site de Pont de Claix.
Le rapport a été remis à la DRIRE en décembre 1998.
3) Caractérisation des sols.
Le rapport a été remis à la DRIRE en mars 2000.
4) Évaluation des risques pour la santé humaine des populations avoisinantes (analyse des risques avec définition des scénarios d'exposition des cibles potentielles, synthèse de la toxicité des substances présentes et évaluations de l'impact sur la santé des personnes potentiellement exposées).
Le rapport a été transmis à l'administration en juin 2000.
Celui-ci a conclu à l'absence de risque pour les populations avoisinantes, adultes et enfants, pour chaque scénario étudié basés sur une utilisation de l'eau de nappe via des puits privés.
Ces différentes études prennent en compte notamment :
- l'ancienne décharge interne de 76500 tonnes de résidus chimiques (36000 tonnes d'organiques chlorés ou non chlorés et 40500 tonnes de minéraux) ;
- la présence potentielle d'engins militaires enfouis et disséminés dans différentes zones du site.
Les substances identifiées dans les eaux souterraines en aval du site sont notamment des alcanes et des alcènes chlorés, des composés aromatiques légers, l’hexachlorocyclohexane (dont le lindane) et des chlorobenzènes.
Il apparaît que certains de ces composés tels que le tétrachlorure de carbone, le tétrachloréthylène, l’hexachloroéthane, l’hexachlorobutadiène, l’hexachlorocyclohexane, les chorobenzènes peuvent être considérés comme des traceurs des impacts du site.
D’autres composés tels que les composés aromatiques ou le trichloréthylène peuvent également provenir d’autres sources de pollution liées à des activités de dégraissage et de nettoyage au niveau des zones industrielles.
Les études de caractérisation de la nappe ont mis en évidence des panaches de pollution sortant des limites du site en aval hydraulique, pour un ensemble de micropolluants organiques dont en particulier des solvants chlorés, des chlorobenzènes et un pesticide (isomères de l'hexachlorocyclohexane.
L'administration a sollicité un avis critique de l'INERIS sur l'ensemble des études.
Le rapport a été remis en juin 2005.
Ce rapport conclut à la nécessité de procéder dans un premier temps à la mise en place d'un réseau de suivi piézométrique à l'aval hydraulique du site, afin d'actualiser les données relatives à la qualité des eaux souterraines.
Cette surveillance a été prescrite par arrêté préfectoral en date du 26/04/07. Cet arrêté demande également la transmission à fin 2008 de propositions techniques pour réduire l'impact des principales sources de pollution, avec délais de réalisation.
Sur ce point, des pilotes de traitement (par adsorption sur charbon actif et par phytoremédiation) ont été mis en œuvre au niveau de l'ancien atelier TCB/lindane.
En décembre 2012, l'exploitant a remis à l’administration une synthèse de l'ensemble des études disponibles à ce jour concernant la décharge Ouest. Cette note technique préconise de:
- traiter la source immergée de brais localisée au droit de la décharge par stabilisation/solidification in situ ;
- déplacer et confiner au droit de la décharge ouest, les terres, gravats et bétons pollués actuellement stockés sur le reste du site ;
- mettre en place une couverture imperméable au droit de l'ensemble de la décharge ouest.
Au jour de la rédaction de cette fiche, ce document n'a pas été examiné par l'administration.
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A noter par ailleurs l'occurrence de 2 épisodes de pollution accidentelle au niveau d'ateliers en activité (société Rhodia Opérations):
- pollution de la nappe au mononitrotoluène et dinitrotoluène issue de l'atelier DNT entre fin 2005 et début 2007 (mesures d'urgence en date du 20/12/05 - pas d'extension de la pollution à l'extérieur de la plate-forme - source de pollution désormais traitée) ;
- pollution de la nappe au tétrachlorure de carbone consécutivement à la fuite d'un échangeur à l'atelier chlore détectée en avril 2007 en aval de la plate-forme. Cette pollution accidentelle a été résorbée du fait d’une part de l’atténuation naturelle depuis l’incident, et d’autre part du traitement par sparging-venting mis en place en mars 2009. La pollution historique est toutefois toujours présente dans la nappe située au droit de la plate-forme chimique.
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** Éléments spécifiques aux polychlorobiphényles (PCB) **
Entre 1947 et 1987, la société Rhône-Poulenc a produit du diphényle et du terphényle à partir du benzène, puis des polychlorobiphényles par chloration du diphényle dans l’atelier diélectriques situé à l’Est du carreau d’implantation J4. La production de PCB a été arrêtée en 1985.
Les études de caractérisation du sol et de la nappe ont mis en évidence la présence de PCB dans la nappe principalement sous le carreau J4 et en aval du carreau J4 à proximité d’une ancienne zone de dépôt, ainsi qu’en aval de la décharge Ouest, et la présence de PCB dans tous les échantillons de sols du carreau J4 à des concentrations allant de quelques dizaines de mg/kg à plus de 900 mg/kg.
Les PCB n’ont par contre pas été détectés dans les puits et piézomètres situés en limite aval du site. L’évaluation des risques sanitaires n’a donc pas considéré cette famille de substances.
Le suivi piézométrique prévoit un suivi semestriel des PCB sur les 8 piézomètres en aval de la plate-forme. Le suivi des PCB sur le rejet général est effectué de manière trimestrielle (12 échantillons prélevés à chaque trimestre).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Le Pont-de-Claix, l'inventaire recense 70 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 6 sites en instruction. Voir la page de Le Pont-de-Claix.
- Papeteries de Pont de Claix — secteur d'information sur les sols
- HOLLIDAY Encre — secteur d'information sur les sols
- USINE RHODIA Chimie, ancien stockage fûts (Gringalet) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société PROGIL (ferme Morel) — site dont la pollution est instruite par l'État
- BECKER INDUSTRIE - Division Blancomme — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALSTOM (ex NEYRTEC ALSTOM ATLANTIQUE) — site dont la pollution est instruite par l'État
- FEDERAL MOGUL (SINTERTECH) — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALP'IMPRIM — secteur d'information sur les sols
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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