MONNAIE DE PARIS
La pollution de ce site de Pessac fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000941801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Pessac |
| Département | Gironde |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - DIAGNOSTIC
Ce site ayant pu être à l'origine de pollutions éventuelles du sol et de la nappe, l'arrêté préfectoral du 25 avril 2001 prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplifiée des risques du site.
Ces études entrent également dans le cadre de l'action prioritaire engagée par la DRIRE en 2000 dans le secteur du traitement de surfaces.
Le diagnostic montre un impact par des hydrocarbures totaux sur deux sondages S2 et S3, à proximité d'une cuve enterrée de fuel, de 560 à 4000 mg/kg. Un impact par le Cuivre (8 et 230 mg/kg), l'Aluminium (de 6300 à 34000 mg/kg) et le Chrome total (690 mg/kg) est observé sur deux autre sondages le long de la canalisation de refoulement des effluents de brillantage.
Un impact par les hydrocarbures (0,15 mg/l) et le Benzène (2,3 µg/l) est observé dans le PZ2 mis en place près du sondage S2.
L'évaluation simplifiée des risques classe toutefois le site en catégorie 2 "à surveiller" pour le milieu eaux souterraines non AEP et l'usage du moment.
Le 22/03/2012, l'inspection demande à l'exploitant de faire mener par un organisme compétent, la mise à jour du diagnostic initial de 2001 dans l'approche de gestion des sites et sols pollués de la circulaire du 08/02/2007. Le choix des solutions de traitement des sources sols laissées en place devra être défini à cette occasion.
En 2012, à la demande de l’inspection des installations classées, un nouveau diagnostic révélait la présence d’une contamination résiduelle en hydrocarbures totaux (3 600 mg/kg) de 1,50 m à 4 m de profondeur, avec une prédominance de fractions volatils à semi-volatils.
En 2013, un diagnostic complémentaire confirmait ces résultats sur une surface de 200 m2, et en outre, la contamination de la nappe superficielle (2,2 mg/l).
Sur la base d'un plan de gestion, il était décidé alors de traiter la zone polluée par bioventing/biosparging (méthode in situ) selon la technique retenue à l'issue du bilan coût/avantages. A noter que cette zone faisait l’objet d'une construction d’un bâtiment de stockage (aujourd’hui créé).
2 - TRAVAUX
Le test d'étanchéité d'une tuyauterie de brillantage a été réalisé le 19 août 2002 et a confirmé son étanchéité.
La cuve enterrée de fuel de 2 m3 qui était une source potentielle d'hydrocarbures a été enlevée le 13 septembre 2002.
Les travaux de traitement par bioventing/biosparging se sont déroulés de septembre 2013 à octobre 2014, avec pour but d’abattre les fractions légères dans l’air du sol et les eaux souterraines.
Après 13 mois de traitement, il est constaté un abattement de l’ordre de 83 % des fractions légères, et l’obtention de résultats satisfaisants en HCT dans les eaux souterraines sur Pz7 < 30 µg/l et Pz8 : 43 µg/l, soit inférieurs à l’objectif de qualité « eau potabilisable» de 1 mg/l.
Au regard de ces résultats, il était décidé l'arrêt du traitement et la poursuite de la surveillance des eaux souterraines.
3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
La surveillance des eaux souterraines a été prescrite par l'arrêté du 13 juin 2002 : 3 piézomètres, 2 campagnes annuelles, paramètres pH, conductivité, température, hydrocarbures totaux, HAP, BTEX, Cuivre et Chrome.
La campagne d’analyses des eaux souterraines du 27 avril 2005 montre que la situation est satisfaisante et reste stable par rapport aux dernières campagnes.
La campagne du 22 septembre 2006 met en évidence des traces de HAP dans le piézomètre PZ4 dépassant la valeur de constat d'impact pour un usage sensible.
La campagne du 16 avril 2007 montre l'absence de traces de HAP dans PZ4 (aval) mais montre quelques traces de HAP sur PZ1 (amont) et de chrome sur PZ4, pour lesquels des explications seront demandés à l'exploitant.
La campagne du 23/02/2010 montre, en période de hautes eaux :
- une légère baisse du Cuivre, <20 µg/l,
- une teneur en 4 HAP de 0,258 µg/l en PZ1 (valeur limite 0,1 µg/l).
On constate que la qualité de l'eau a tendance à se stabiliser depuis 2008 avec un pic de HAP, dû probablement à un évènement extérieur. La qualité est dans l'ensemble bonne. En revanche les eaux souterraines à l'amont présentent un impact.
En 2014 à l'issue des travaux de dépollution,les eaux souterraines ne présentent pas d'anomalie. La surveillance se poursuit 2 fois/an.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Pessac, l'inventaire recense 70 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Pessac.
- MANO (Blanchisserie) — secteur d'information sur les sols
- BAXI FRANCE — secteur d'information sur les sols
- TOTAL MARKETING FRANCE — secteur d'information sur les sols
- Laboratoires REX — site dont la pollution est instruite par l'État
- Décharge du Bourgailh — site dont la pollution est instruite par l'État
- Galva Sud-Ouest — site dont la pollution est instruite par l'État
- SECASI — site dont la pollution est instruite par l'État
- SOVIAGO — site dont la pollution est instruite par l'État
- Station Service ALVEA — site dont la pollution est instruite par l'État
- TOTAL - Relais du Haut-Lévêque — site dont la pollution est instruite par l'État
- SARL S.G.P.A. — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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