Sols pollués

RHODIA BELLE ETOILE POLLUTION ACCIDENTELLE

La pollution de ce site de Saint-Fons fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000884301
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Fons
DépartementRhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans une installation de stockage d’adiponitrile (liquide classé Toxique (T) par ingestion et inhalation), plusieurs dysfonctionnements de vannes, détections et asservissements sur un réseau de canalisations ont provoqué une fuite lente et continue durant 60 heures de 150 tonnes de produit ; cette fuite avait a priori été collectée dans les diverses rétentions du site, mais après analyses, il est ressorti que 120 tonnes du produit s’étaient répandues sur le sol meuble environnant (information exploitant du 10 décembre 1999).

L’arrêté préfectoral d’urgence du 23 décembre 1999 a prescrit :

- dans le délai de 15 jours, la réalisation par une entreprise tiers spécialisée d’un pré diagnostic des conséquences potentielles du déversement d’adiponitrile, avec identification et réalisation des mesures d’urgence à mettre en place afin de limiter voir d’éliminer les risques immédiats identifiés sur l’environnement et la santé ;

- dans le délai de 3 mois, la réalisation d’une étude diagnostic plus complète après sondages, prélèvements, analyses… afin de déterminer la contamination du site, de quantifier l’impact sur l’environnement, d’évaluer les risques à long terme, et de classer le site selon la grille définie dans le guide de gestion des sites (potentiellement) pollués du Ministère de l’Environnement – BRGM ;

- en fonction du degré de gravité défini précédemment, la réalisation d’une étude complémentaire visant à déterminer les travaux et aménagements préventifs et/ou curatifs nécessaires pour mettre en sécurité à long terme le site.

L’étude « pré-diagnostic » achevée le 6 janvier 2000 a conclu notamment à l’absence de risque à court terme pour l’environnement et la santé et a préconisé différents aménagements (dont des sondages carottés et des piézomètres) et différentes analyses et mesures de suivi de cette pollution, lesquels ont été réalisés.

L’étude « diagnostic » d’avril 2000 réalisée par la société spécialisée ANTEA après sondages, analyses spécifiques, modélisation hydrodynamique du sous-sol… montre un transfert relativement lent de l’adiponitrile vers les milieux (sans prise en compte de la biodégradabilité naturelle de l’adiponitrile estimée à 60 % après 28 jours).

L’évaluation de cette pollution selon la méthodologie du guide « Ministère de l’Environnement – BRGM » conclut à un site de classe 2 : site à surveiller et les modalités de surveillance préconisées ont été réalisées : pompages sur 2 puits, mesures de niveaux de nappe et analyses hebdomadaires au niveau de la zone polluée, mesures et analyses mensuelles en aval hydraulique à proximité. Elles ont été prescrites par l'arrêté préfectoral complémentaire du 31 août 2000.

La durée de la résorption complète de cette pollution était alors estimée à plusieurs mois. L'arrêté du 31 août 2000 prévoit alors que la surveillance soit maintenue jusqu'à ce que la résoption fasse l’objet d’une vérification finale par un sondage avec analyses des sols.

Fin 2005, après 5 ans de surveillance, la synthèse des contrôles réalisés montre que, quelque soit le piezomètre contrôlé, la teneur en adiponitrile dans l'eau est inférieure au seuil de quantification, et que la teneur en COT (du fait de la pollution accidentelle) est inférieure au bruit de fond (50 mg/l).

Ces résultats ont conduit à un allègement de la surveillance d'une fréquence mensuelle à une fréquence trimestrielle, dans l'attente d’une vérification finale par l'exploitant au travers d'un sondage avec analyses des sols (arrêté préfectoral complémentaire du 06 mars 2006).

Ces modalités de la surveillance de la nappe suite à la pollution accidentelle de 1999 sont celles en vigueur à ce jour.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Fons, l'inventaire recense 166 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Saint-Fons.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.