Sols pollués

ARMOR (nantes)

La pollution de ce site de Nantes fait l'objet d'une instruction clôturée par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000861501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneNantes
DépartementLoire-Atlantique
InstructionClôturée
Fin d'instruction2013/12/17 00:00:00

Ce que l'État en dit

Dans le cadre de la cessation d'activité du site, la société ARMOR souhaite céder le terrain en vue d'une reconversion en zone d'habitat et zone d'activité tertiaire. L'ensemble à réaliser comporterait des bâtiments d'élévation maximale de trois étages avec un ou deux niveaux de sous-sol, des surfaces de voiries et parking et des espaces verts.

Des études de pollution des sols et des eaux souterraines ont été réalisées sur le site de Nantes en 2002 et 2006. Ces études ont permis de mettre en évidence la présence de pollutions liées aux activités exercées sur le site.

Des compléments d'investigations ont été réalisés en 2007. Le programme a porté sur la réalisation de sondages de sol, la pose de 4 pièz-airs pour des analyses de l'air des sols et la pose de 3 piézomètres pour des analyses des eaux souterraines.

L'exploitant ARMOR a réalisé un diagnostic de pollution des sols au 14/09/2007 dont les conclusions montrent l'existence de sources de pollution identifiées sur le site:

- les sources diffuses de pollution :

→ sols et remblais présentant des teneurs anormales en éléments traces métalliques et parfois des traces d'hydrocarbures ; cela concerne l'ensemble du site avec une répartition aléatoire des substances,

→ eaux souterraines présentant des traces de solvants chlorés sur toute la partie centrale du site,

- les sources concentrées de pollution (voir différentes zones de pollution sur plan cartographique n°2 attaché à la partie B de la présente fiche) :

→ sols pollués par des métaux en quantité limitée et n'affectant que les sols superficiels dans la zone APC4,

→ terres polluées par des hydrocarbures en quantité limitée dans la zone APC1,

→ sols pollués par des solvants chlorés de leur surface jusqu'à une profondeur d'au moins 3 m (limite des investigations effectuées) mais probablement la contamination atteint la nappe dans la zone APC4,

→ eaux souterraines polluées par des solvants chlorés avec contamination de la nappe se trouvant à une profondeur de 5 m dans le secteur de l'APC4, conséquence directe de la pollution constatée dans les sols au droit de cette zone qui s'étend sur une superficie de 400 m².

Une interprétation de l'état des milieux a également été intégrée au rapport du 14/09/2007. L'état des milieux exposés aux pollutions identifiées est compatible avec les usages fixés en dehors du site. Toutefois, au regard des concentrations constatées dans les eaux souterraines en limite avale du site, la présence d'un panache de pollution qui s'étendrait au sud du site est suspectée.

Les travaux de dépollution, réalisés par la société SOLEO SERVICES en coordination avec la société BURGEAP, ont consisté en :

- le traitement par la technique du venting pour l'air du sol et par déchloration biologique anaérobie pour les eaux souterraines du 16/10/2008 au 02/11/2009,

- la démolition des bâtiments présents sur le site, à l'exception du bâtiment situé à l'entrée et réhabilité en bureaux de la société ARMOR, en 2009/2010,

- l'évacuation des cuves à fuel, des terres souillées aux hydrocarbures totaux, des terres souillées avec des déchets d'amiante, des transformateurs aux PCB de janvier 2010 à mars 2010,

- le terrassement des sols impactés qui ont fait l'objet d'un tri et d'une évacuation en filière de traitement agréée, étalé sur les années 2010 à 2013,

- l'installation d'un réseau de surveillance définitif par la mise en place de 5 ouvrages, avec une fréquence trimestrielle la première année (octobre 2008 à octobre 2009) puis semestrielle à partir de février 2011.

Le 11 octobre 2013, l'inspection des installations classées a procédé à une visite du site, accompagné du directeur juridique et de la représentante du service juridique de la société ARMOR ainsi que du directeur de projets du bureau d'étude BURGEAP.

A cette occasion, il a été constaté que :

- les dispositions des articles R.512-39-1 à R.512-39-3 du Code de l'environnement relatif à la mise à l'arrêt définitif d'une installation classée sont satisfaites,

- la remise en état correspond aux engagements pris par l'exploitant dans son dossier relatif à la cessation des activités transmis le 23 novembre 2007 aux services préfectoraux,

- le site ne présente pas de souillures,

- l'ensemble des déchets a été éliminé conformément aux éléments décrits dans le mémoire de réhabilitation du site transmis à l'inspection des installations classées le 10 décembre 2007.

Compte-tenu de ce qui précède, l'ensemble des mesures proposées par l'exploitant sont suffisantes et acceptables. Au vue de la localisation de la pollution résiduelle et de l'absence d'impact ou de possibilité de migration vers les eaux souterraines ou superficielles, il n'est pas nécessaire de mettre en œuvre des mesures de surveillance supplémentaires.

En février 2017, l'exploitant a transmis à l'inspection le bilan des mesures de gestion mises en place et notamment le suivi de la qualité des eaux souterraines menées de juillet 2011 à octobre 2016.

Les résultats portant sur la qualité des eaux souterraines montrent qu’une pollution résiduelle subsiste dans les eaux souterraines au droit de l’ancienne zone APC4, au niveau des bâtiments occupés par les sociétés POLE EMPLOI et ARMOR. Cette pollution ne migre pas à l’aval du site, elle est donc limitée au secteur du bâtiment même.

Compte tenu de ces éléments, l'exploitant a proposé de :

– ne pas poursuivre la surveillance environnementale sur les milieux eaux ou air ;

– mettre en sécurité les ouvrages de surveillance.

Par ailleurs, l'exploitant a proposé de mettre en place des servitudes pour encadrer la pérennité de la couverture des espaces verts et les dispositions à prendre en cas de modifications de ces espaces verts.

Des servitudes d'utilité publique sont instituées par arrêté préfectoral du 11/02/2019 (assurer le maintien de la couverture de terre végétale saine, proscrire la culture de légumes, garder en mémoire l'historique et la qualité du sous-sol, ...).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Nantes, l'inventaire recense 1 013 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 27 secteurs d'information sur les sols et 8 sites en instruction. Voir la page de Nantes.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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